<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169</id><updated>2012-01-27T12:44:24.983-08:00</updated><category term='voir quelle'/><category term='nte.'/><title type='text'>Au cours du réel</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1101</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-3527583877979476743</id><published>2012-01-04T04:33:00.000-08:00</published><updated>2012-01-04T04:33:43.560-08:00</updated><title type='text'>Lecture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Koffi Cadjehoun vous présente ses meilleurs voeux pour 2012. L'année sera dure puisque la crise n'en est qu'à ses débuts et ne fera qu'empirer si aucune mesure n'est prise pour l'endiguer et repartir de l'avant - vers l'espace. Il reste à chacun d'entre nous à essayer de trouver des solutions nouvelles et diverses pour qu'advienne le renouveau. Mesures techniques et économiques certes; surtout mesures religieuses et culturelles : la crise est plus profonde que la superficie financière immédiate et visible - désormais. Pendant ce temps, j'occuperai le temps que je consacre à la rédaction de mes blogs à relire et trier les textes précédents. De temps à autre, je posterai quelques messages. Relisez les textes d'&lt;i&gt;Au cours du réel&lt;/i&gt;, parcourez mes autres blogs. A bientôt et vive la crise - puisqu'elle implique le renouveau de la croissance!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-3527583877979476743?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/3527583877979476743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=3527583877979476743' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3527583877979476743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3527583877979476743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2012/01/lecture.html' title='Lecture'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-4987394360442834222</id><published>2012-01-01T03:16:00.001-08:00</published><updated>2012-01-01T03:16:14.169-08:00</updated><title type='text'>La carence</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Pourquoi le monothéisme cherche-t-il tant à trouver une conciliation avec le nihilisme?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;1) Le transcendantalisme permet le nihilisme en ne parvenant pas à identifier le réel précisément sous couvert légitime de ne pas s'en tenir à une définition réduite et réductrice du réel (le sensible).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;2) Le monothéisme en tant que dernière forme du transcendantalisme après le polythéisme perfectionne le polythéisme en instaurant l'idée de l'unité de l'Etre/Dieu, alors qu'auparavant la multiplicité du réel tendait à confirmer la vision nihiliste du réel morcelé jusqu'à l'antagonisme (antagonisme être/non-être). Alors le monothéisme tend à perfectionner le rapport du transcendantalisme avec le nihilisme en diminuant son influence, voire en l'éradiquant.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais cette unité de Dieu, qui renverse le rapport entre l'intérieur et l'extérieur en faisant de l'intérieur le sensible morcelé et de l'extérieur l'englobant détenant l'unité subsumant le morcelé sensible, contient sa limite : elle ne définit pas davantage le réel, avec une particularité monothéiste : elle gagne en unité théorique, pas en réalisme. La particularité du monothéisme est de permettre le progrès de l'unité, qui se trouve localisé dans l'extériorité (l'extériorité en question est de nature englobante). Mais l'unité théorique du réel n'engendre nullement la détention ou la saisie du réel le plus palpable, le plus concret, le plus direct.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Raison pour laquelle le monothéisme cherche une conciliation avec le nihilisme, non pas avec la conscience explicite et affichée (même de manière cachée, voire hypocrite) qu'elle se laisse aller à une manoeuvre - bien au contraire, sans quoi elle s'y opposerait en tant que le nihilisme reconnu est incompatible avec le monothéisme; mais parce que le monothéisme comporte une carence intrinsèque et une faiblesse interne qui le poussent inconsciemment et involontairement à intenter cette démarche du compromis avec le nihilisme, alors qu'il s'agit d'un aveu de faiblesse et d'un constat d'échec programmatique (ainsi que l'histoire de la métaphysique moderne le montre) : cette manière d'agir relève non pas du mimétisme, comme Girard le voudrait, mais du mimétisme comme dégénérescence de la créativité, soit de l'idée selon laquelle le mimétisme réduit le créatif à la partie du réel impossible et intenable oscillant entre contradictions, dans le domaine primitif du domaine de la contradiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Tant que le nihilisme détiendra sur le marché du réel sa position de force, à savoir le privilège de définir le réel le plus concret entre la contradiction, comme si le mécanisme du contradictoire parvenait à isoler le réel le plus pur et le plus dense au détriment de sa pérennité (la contradiction menant à la destruction), le nihilisme se maintiendra et le transcendantalisme recourra à lui pour compenser sa faiblesse. Il n'a pas conscience de recourir au nihilisme, il suit de manière mimétique (involontaire) le chemin qui lui semble le plus apte pour compenser sa faiblesse, soit pour parvenir à la plénitude. Par là, le mimétisme est le vrai chemin explicatif de l'action humaine inexplicable et irrationnelle : quand se produit une action collective inexplicable et inexpliquée, le recours à l'explication par le complot caché mais volontaire (émanant) peut être partiellement juste, mais toujours insuffisante et non fondamentale (accessoire). Parfois il s'agit aussi d'une impuissance logique consistant à expliquer par le caché volontaire la venue d'événements inexplicables, soit de rendre explicable de manière aberrante l'inexpliqué.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'inexpliqué n'est pas inexplicable, mais l'explication ne se produit pas par le caché, car le caché devient démasqué et expliqué à partir du moment où il se trouve nommé. Le caché ne peut demeurer tel, au nom de la texture du réel : ce qui est est visible. Le visible est le principe du réel que l'on peut expliquer comme le principe de continuité ou de pérennité : pour devenir visible, il convient de s'agrandir, soit de proposer la développement par décalage et de devenir observable par l'observateur à partir du moment où l'agrandissement de la réalité observable rend le caché inférieur et observable de ce fait et du fait du changement de perspective.&amp;nbsp;Tout ce qui est caché finit par être visible et observable du fait de ce changement de perspective croissant et anti-entropique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Par contre, l'explication difficile pour l'observateur nécessairement limité par le mécanisme de la croissance anti-entropique propose une tentation réductrice par le recours à l'interprétation mimétique, qui correspondrait en psychanalyse à la régression (souvent infantile) : le mimétisme isole au sens chimique la portion la plus dense et pure du réel au sens où il envoie et retourne au réel primal qui est le réel contradictoire. Le mimétisme exprime le fonctionnement de la mentalité nihiliste. Le nihilisme croit d'autant plus isoler le réel le plus dense qu'il recourt en fait à l'isolement par l'environnement contradictoire. Il détruit ce qu'il prétend isoler et déceler.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'annonce de la teneur en réel nihiliste relève de l'escroquerie patente. Pour y remédier, il convient de sortir de la conception de la créativité selon le transcendantalisme, qui repose sur le prolongement et l'englobement, soit qui dissout le réel concret et immédiat (approchable) dans une formalisation qui est universelle dans la mesure où elle est aussi indéfinissable. La tentation transcendantaliste de résoudre sa carence en réel dense par l'apport du nihilisme, tout en fournissant le cadre général de l'infini indéfini au réel, ne peut amener qu'à la destruction contenue dans la contradiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'élément le plus fort dans tout corps (système) est l'élément négatif du fait que la loi de l'entropie est valable dans l'être, mais pas dans le réel - dans le fini, mais pas dans l'infini. Dans cette perspective, l'erreur transcendantaliste est contenue dans son schéma du prolongement, qui contraint pour tenter de s'améliorer de recourir au nihilisme, dans une forme de compromis qui ne peut être valide du fait de la principale caractéristique qu'il instille : le blocage de la réalité à sa réalité figée et fixe. C'est le principal reproche que l'on pourrait adresser au compromis : de figer la situation alors que le progrès s'établit seulement à partir de la croissance en être (pas en réel).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le nihilisme représente en fait la tentation réductrice et régressive de définir le réel dans la mesure où le réel défini tend vers le réel contradictoire et originel. La définition que propose Aristote du réel fini est à cet égard remarquable de lucidité et d'authenticité - quand la définition de Spinoza du désir complet rappelle que le propre du nihilisme consiste à isoler du dense en créant autour du contradictoire destructeur. La résolution passe par l'accroissement du prolongement, pas par l'amélioration du nihilisme. Le nihilisme propose une tentative de définition du réel qui est désespérée et carencée.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce n'est pas la densité que propose le nihilisme qui est à retenir, mais son idée d'hétérogénéité, hétérogénéité imparfaite et carencée, puisque antagoniste, mais le nihilisme contient en son sein la positivité du négatif, soi l'idée selon laquelle le négatif contient le positif, comme le réel contient son accroissement (son augmentation) et la destruction la possibilité de sa résolution Mais travailler &amp;nbsp;partir du négatif nihiliste, c'est perdre de vue le souci d'ensemble et d'universalisme pour ne conserver que le réel fini et primitif, contradictoire et nihiliste. On ne corrige pas le transcendantalisme avec le nihilisme, comme l'aimerait la théologie monothéiste, mais on corrige le transcendantalisme en corrigeant le nihilisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Pas d'hétérogène antagoniste, pas d'antagonisme donc, mais de l'hétérogène en lieu et place du prolongement homogène. La correction du nihilisme qui permet de corriger le transcendantalisme de schéma supérieur, c'est d'en revenir à la source première pour mieux croître et augmenter, soit de faire de la diminution qualitative la cause de l'accroissement quantitatif. En corrigeant la schéma transcendantaliste fondé sur le prolongement par le reflet de nature hétérogène et croissant, on parvient à annihiler ce qui a provoqué la force gradatoire et terrifiante du nihilisme depuis la métaphysique de programme aristotélicienne. Le nihilisme se trouve expurgé de son principal atout : la reconnaissance de l'hétérogénéité; et corrigé dans sa principale revendication : d'isoler de la densité du réel.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le transcendantalisme ne parvient pas théoriquement à définir ce qu'est l'Etre et ce qu'est l'infini. Alors que le néanthéisme, en proposant la définition du réel comme ce qui fait sens de manière croissante, permet de lever la contestation du nihilisme et de rendre caduque sa principale récrimination. Mais le nihilisme comme mode se trouve seulement affaibli dans sa dimension actuelle et est voué à recouvrer une validité par rapport à la carence spécifique du néanthéisme : ne pas réussir (pour le moment) à expliquer la raison de la croissance.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-4987394360442834222?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/4987394360442834222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=4987394360442834222' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4987394360442834222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4987394360442834222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2012/01/la-carence.html' title='La carence'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-8876573741295148498</id><published>2011-12-30T10:05:00.001-08:00</published><updated>2011-12-30T10:05:39.758-08:00</updated><title type='text'>L'innovation : postcapitalisme</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Une intuition qui s'ancre sur le terrain économique, mais qui tire ses racines du philosophique et dont l'expression est&amp;nbsp;&lt;/i&gt;in fine&lt;i&gt;&amp;nbsp;politique :&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le capitalisme propose un modèle d'organisation qui s'arrête à la sphère économique. Quelle est la limite de l'économie? Elle est une organisation finie et statique. Dans ce cadre, le capitalisme présente la forme la plus aboutie d'économie fixe - en attendant la prochaine forme qui lui soit supérieure. Cette forme ne sera pas définie de manière définitive, puisque le définitif fixe et fixe. Dans ce cadre, la faiblesse que l'on peut déceler et diagnostiquer dans le capitalisme résiderait dans son absence de reconnaissance pour la créativité. Cette critique du capitalisme peu créatif (voire&amp;nbsp;acréatif) se trouve ébauchée chez l'économiste hétérodoxe aux normes libérales et autodidacte&amp;nbsp;LaRouche&amp;nbsp;(et son associé&amp;nbsp;Cheminade&amp;nbsp;en France dans son article sur la critique de la démarche de&amp;nbsp;Marx) lorsqu'il opère la critique du marxisme en montrant que le marxisme critique d'autant plus les normes capitalistes qu'il reprend et valide pour s'y opposer les fondements de l'école&amp;nbsp;libérale.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Quelle est cette créativité déniée par le capitalisme? S'il s'agissait d'un processus dont la dynamique serait infinie et absolue, on n'établirait aucune forme, on demeurerait dans l'indéfini, selon un informel accommodant qui détruirait la possibilité de changement par son expression : pratiquement, la créativité permet de passer de la forme de&amp;nbsp;l'Etat-nation au&amp;nbsp;planétarisme.&amp;nbsp;L'Etat-nation est l'association politique qui s'avère la plus performante à l'intérieur de normes extérieures plus évasives et figées sur la limite de l'international (ou du mondial). La limite de&amp;nbsp;l'Etat-nation recoupe son mode de fonctionnement capitaliste : l'absence de créativité dans le capitalisme fige la forme politique de&amp;nbsp;l'Etat-nation à l'intérieur de la planète Terre.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Quel est ce changement de normes politiques (adossées à un changement de normes philosophiques) qui permet d'accéder à la forme supérieure du&amp;nbsp;planétarisme? La créativité ici relevée désigne la forme permettant d'accéder au&amp;nbsp;planétarisme&amp;nbsp;depuis&amp;nbsp;l'Etat-nation, ou de critiquer le capitalisme qui avait permis l'apport du capital dans l'édification de&amp;nbsp;l'Etat-nation au-delà du tribalisme (y compris sous les formes sophistiquées de tribalisme).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;On vante la rationalisation supérieure du capitalisme par rapport aux structures économiques&amp;nbsp;précapitalistes&amp;nbsp;du fait de l'apport ultime de fictif en forme de capital : mais cette rationalisation s'établit trop souvent comme définitive, comme si la découverte du capital comme structure économique permettant de développer et d'accroître l'économie était la fin de l'histoire au sens où un idéologue comme&amp;nbsp;Fukuyama&amp;nbsp;évoque cette hypothèse néo-hégélienne dans un sens déformé en faveur du libéralisme. La créativité dénote déjà le changement de paradigme : ce qui est créatif est ce qui change. Et ce qui accède au&amp;nbsp;planétarisme&amp;nbsp;découle d'un changement qui est accroissement politique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le changement de paradigme philosophique repose sur la créativité qui permet de développer et d'accroître le capitalisme - partant&amp;nbsp;l'Etat-nation : cette créativité a besoin de se fixer en une forme qui soit à la fois concrète, politique, quoique reliée au théorique, philosophique, et qui en même temps ne demeure pas dans les limbes de l'informel. La forme théorique qui correspond au&amp;nbsp;planétarisme, c'est dans la succession historique du capitalisme la condition qui va permettre à l'homme de&amp;nbsp;l'Etat-nation, enfermé à l'intérieur de son mode mondialiste sclérosé, de sortir vers l'espace.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;En ce sens, la créativité contacte l'informel qui donne la possibilité d'accroître la forme de l'être figée que l'on retrouve dans le capitalisme. L'informel n'est&amp;nbsp;pas tant l'envers de la forme que la possibilité dans le réel de former l'être. Cette dimension se trouve absente du capitalisme et nécessite l'agrandissement de la forme capitaliste vers la valorisation de la créativité, soit de la faculté humaine à valoriser sa croissance au lieu d'en demeurer à une sphère relativement fixe, voire intangible. La créativité comprise dans l'organisation économique implique concrètement, dans l'entreprise, que l'on accélère le changement et que l'on accorde une valeur qui dans l'économique dépasse le capital.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La valeur suprême économique devient une valeur qui n'est plus seulement économique, au contraire du capital comme dans le capitalisme. La valeur suprême économique devient politique et permet à l'homme de se rendre dans l'espace. Les espèces (la valeur monétaire) se trouvent au service de l'espace. La créativité comme lieu informel contacte explicitement au nom de l'informel la valeur philosophique du reflet, mais en ajoutant à cette donnée du reflet son corollaire spécifique dans la sphère économique : &amp;nbsp;&lt;i&gt;l'innovation&lt;/i&gt;. Et c'est ainsi que le capitalisme peut se réformer vers sa croissance spatiale, alors que sa sclérose inexorable sous sa forme figée le conduirait&amp;nbsp;plutôt&amp;nbsp;vers le spectre de la décroissance et l'appellation très impérialiste agonisant de développement durable.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-8876573741295148498?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/8876573741295148498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=8876573741295148498' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8876573741295148498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8876573741295148498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/linnovation-postcapitalisme.html' title='L&apos;innovation : postcapitalisme'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-1232977986597935011</id><published>2011-12-28T00:20:00.000-08:00</published><updated>2011-12-28T00:20:48.879-08:00</updated><title type='text'>La vie professionnelle</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;D'où vient la rengaine du professionnel comme fin de l'existence? Sarkozy en France lui a conféré son slogan le plus en adéquation avec la mentalité ultralibérale : "Travailler plus gagner plus", ce qui accouche dans les faits d'un éloquent "travailler plus pour gagner moins" - et qui indique que l'ultralibéralisme ne fonctionne pas et ne peut assumer ses promesses. Cette prédominance cardinale accordée au professionnel et au travail rappelle avec inquiétude un signe : les fascistes ont mis en exergue l'importance du professionnel et du travail, eux qui commencèrent par s'implanter par le corporatisme. Les pétainistes revendiquaient cette importance du travail avec le slogan : "Travail, Famille, Patrie".&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Cette récurrence du thème du travail se comprend dans le libéralisme, surtout dans ses formes les plus radicales, comme la mise en valeur de l'individuel pur, qui cherche à se couper de ses racines collectives. De ce point de vue, le fascisme exprime la crise libérale, avec la recherche désespérée d'un collectif qui soit en lien avec l'individu et qui se manifesterait grâce à la violence. Évidemment cette alternative ne peut fonctionner : on voit mal comment la violence restaurera le lien collectif, ni quoi que ce soit de pérenne.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'immanentisme entend imposer l'individu complet en lieu et place du collectif. C'est le projet du libéralisme et à ce titre la promotion du professionnel est d'autant plus une expression libérale que le libéralisme promeut à tout crin le travail comme la résolution de l'accomplissement de l'individu. Le travail exprime l'épanouissement de l'individu, la quintessence de la valeur suprême de facture : "complet du complet". Le professionnel serait l'acmé et le couronnement de l'individu en tant qu'expression de la complétude. Quand Aristote recherche le couronnement de l'individu et qu'il propose (de manière prudente et relative) le plaisir individuel comme couronnement de l'activité individuelle, nous nous trouvons déjà dans une tentative de valorisation de l'individu et de l'action individuelle. Le libéralisme ne fait que prolonger et accroître cette velléité qui est inhérente au projet nihiliste dès les limbes antiques du nihilisme.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;La revendication actuelle du professionnel s'intègre dans la mentalité libérale en tant qu'expression interne et de forme idéologique de l'immanentisme, tandis que le fascisme essaye de sortir de la revendication intenable d'individualisme pur en essayant de renouer avec le collectif. Mais sa tentative ne peut être qu'un échec tragico-pathétique, en s'appuyant sur la violence. Le fascisme est imbriqué dans le libéralisme, dont il constitue la phase terminale, bien qu'il prétende se montrer plus ou moins antilibéral et surtout anticapitaliste. En ce sens il n'est pas capable de sortir du libéralisme, tout au plus de proposer la violence comme modèle de reconstruction. Hélas, derrière la violence des fascistes, on tombe sur la mort, un peu comme avec le soldat de Rimbaud. Même attirance pour la guerre, même fascination pour la Nature solaire. J'ai bien peur que le destin des disciples de Carl Schmitt soit comparable à celui de ce jeune soldat paisible et quiet : au final, "i&lt;/span&gt;l dort dans le soleil, la main sur sa poitrine/Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit&lt;span class="Apple-style-span"&gt;".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-1232977986597935011?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/1232977986597935011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=1232977986597935011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1232977986597935011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1232977986597935011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/la-vie-professionnelle.html' title='La vie professionnelle'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-1311093555494902393</id><published>2011-12-25T03:48:00.000-08:00</published><updated>2011-12-25T03:48:50.060-08:00</updated><title type='text'>Le déni</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le déni est un terme psychanalytique qui désigne le mécanisme du refoulement, voire&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de la forclusion&lt;span class="Apple-style-span"&gt;. Il est voisin de la mauvaise foi sartrienne en philosophie. Le déni psychanalytique serait inconscient quand la mauvaise foi philosophique serait consciente. L'histoire du nihilisme repose sur l'inobservé, le caché - le déni. Le nihilisme n'est pas une démarche philosophique qui serait spécifique et indépendante de l'expression religieuse. Au contraire, le nihilisme en tant que forme d'expression religieuse antagoniste du transcendantalisme se sert du rationalisme philosophique comme d'un moyen spécifique de langage religieux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Le déni exprime le refus du changement au sens où quand on refuse de considérer qu'une réalité est, on ne peut le faire qu'au service du faux, non de l'autre (selon les termes platonicien et aristotélicien). Si on le faisait au service de l'autre, plus on dénierait, plus on ferait advenir l'autre radical et étranger. Le déni réfute l'existence en général sous prétexte de dénier l'existence particulière pour imposer l'immobilisme. L'immobilisme découle du schéma antagoniste être fini/non-être, qui &lt;i&gt;fixe&lt;/i&gt; la réalité d'une manière intangible et inchangée. Avec l'autre, l'erreur est au service du changement; tandis qu'avec le&amp;nbsp;non-être, le faux est au service de l'immobilisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;L'erreur consiste à accélérer le changement. La différence entre erreur et déni tient à l'occultation accrue du réel par le déni. Le déni avance que ce qui existe n'existe pas; quand l'erreur reconnaît l'existence de ce qui existe, mais lui prête une forme fausse et hallucinatoire. L'erreur fait plus le jeu de ce qui existe, quand le déni fait le jeu avancé de ce qui n'existe pas. Le déni est l'expression de la mentalité nihiliste qui instaure l'équilibre précaire entre ce qui existe et ce qui n'existe pas, avec une régénération violente et virulente de l'être au contact &lt;i&gt;antagoniste&lt;/i&gt; de ce qui n'existe pas. Le déni sert cette rencontre explosive et destructrice (l'ordre par le chaos), dont l'autodestruction engendre le changement régénérateur.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Le faux aristotélicien est au service du changement. Ce n'est pas un hasard si Aristote s'oppose à l'autre de Platon par son faux : le faux en lieu et place de l'autre permet cette rencontre du changement par l'explosion, alors que dans le cadre de l'autre, le faux est compris dans le processus de l'autre et du coup tend à nier l'existence paradoxale de ce qui n'est pas. Le faux réhabilite le non-être dans l'être, car si le faux existe en tant que faux, le non-être existe en tant que non-être - tandis que le faux englobé et subsumé dans l'autre apparaît seulement comme la mauvaise image de ce qui est.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-1311093555494902393?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/1311093555494902393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=1311093555494902393' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1311093555494902393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1311093555494902393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/le-deni_25.html' title='Le déni'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-240906134237371571</id><published>2011-12-21T02:07:00.000-08:00</published><updated>2011-12-21T02:07:08.072-08:00</updated><title type='text'>Le désir du même</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Juste quelques bribes de réflexion à propos de l'homosexualité, non pour porter atteinte à l'homosexuel,, mais pour s'interroger sur le stéréotype (véhiculé par la psychanalyse) estimant que l'homosexualité masculine découlerait d'une mère castratrice et d'un univers familial trop féminisé; quand l'homosexualité féminine serait profanation perverse de la figure paternelle, voire du mâle. Je me demande si l'hypothèse inverse ne serait pas plus valide, tant cette interprétation à partir du parent de sexe opposé dissocie l'homosexualité masculine de l'homosexualité féminine, alors qu'elle s'appuie sur l'observation la moins scientifique (l'homosexuel féminisé est une constante qui ne représente pas la majorité des cas, de même que l'homosexuelle masculinisée n'est pas la lesbienne-type).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Deux questions dans ce cadre :&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;1) L'homosexualité masculine survient-elle quand le fils veut prendre la place du père qu'il considère comme déficient pour bonifier la relation avec la mère? L'homosexualité se déploierait parce que la relation sexuelle avec la mère est impossible (incestueuse). La structure familiale sexuée est archétypale de la structure sexuée de type social : elle y renvoie, d'où la primauté du sexuel sur le familial (et du social sur le familial).&amp;nbsp;Mais le social est partie du politique, qui est partie du religieux.&amp;nbsp;Du coup, il s'agit de réfuter le changement et de prôner à la place le même pur qui se trouve exprimé dans le préfixe d'homosexualité.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;2) L'homosexualité féminine survient-elle quand la fille veut prendre la place de la mère qu'elle considère comme déficiente par rapport au père? L'homosexualité féminine ne renverrait plus au désir pervers de profaner le père, mais à la volonté de lui venir en aide.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;D'une manière générale, les deux homosexualités consisteraient moins en une réaction contre les sexes opposés, notamment parentaux, qu'en une tentative d'aide envers le parent de sexe opposé considéré comme faible et démuni. Prendre la place du parent de même sexe aboutit à une contradiction, puisque l'instauration radicale de ce même expurgé de toute différence implique dans le même temps, de façon contradictoire, la différence induite dans l'acte de prendre la place de, de se substituer à.&amp;nbsp;Cette aide sclérosante aboutit à l'impossibilité de la reproduction, car la reproduction sexuelle implique la rencontre extrafamiliale, tandis que l'homosexualité s'enferre dans le même pur et absolu et affirme l'impasse sexuelle adossée sur l'impasse ontologique. Cette conception de l'homosexualité, loin de dévaloriser les individus, insiste sur le caractère non pérenne de l'homosexualité - sexualité adossée au même pur en tant qu'approche ontologique autodestructrice.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-240906134237371571?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/240906134237371571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=240906134237371571' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/240906134237371571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/240906134237371571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/le-desir-du-meme.html' title='Le désir du même'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-4755195935297394850</id><published>2011-12-18T05:51:00.001-08:00</published><updated>2011-12-20T02:14:53.994-08:00</updated><title type='text'>Foi de folie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que penser d'une personne soumise à des accès de délire qui présente pour particularité théorique (et clinique) de mal&amp;nbsp;reconnaître la différence entre fiction et réel (une bonne définition de la folie)? Je me fais cette réflexion plus générale à propos de la folie : une femme d'âge mûr propose la caractéristique remarquable d'avoir dépassé les quarante années, accumulé les coups durs, subi les épisodes psychopathologiques les plus pénibles, les déceptions sentimentales dépréciantes, j'en passe et des pires - et malgré ces coups qui devraient logiquement (du moins rationnellement) l'inciter à la remise en question et la retenue, voire le détachement, notre quadragénaire&amp;nbsp;&lt;i&gt;adulescente&lt;/i&gt;&amp;nbsp;(version périmée), toujours puérile - au sens où elle prend tout au premier degré au point de ne pas apprendre de l'existence, de se trouver dépourvue de jugement mémoriel, ose encore&amp;nbsp;se comporter avec la candeur de la virulence, comme si elle n'avait pas pris acte de ses délires cliniquement traités.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le propre de la folie conduirait à ne jamais se remettre en question malgré l'évidence?&amp;nbsp;Comment expliquer qu'une hystérique aigrie estime qu'en agressant et en calomniant, elle se retrouverait dans la position inversée de l'agressée qui se défend? Sentiment de toute-puissance bien connu et qui caractérise la perversion, mais - à quoi renvoie cette toute-puissance perverse, où le fou se prend pour le Dieu et décrète son pouvoir absolu (et fantasmatique) sur les autres, surtout quand ceux-ci sont lointains et ne lui ont rien demandé? La toute-puissance renvoie à la complétude. On est tout-puissant quand on maîtrise l'intégralité du réel. La folie tournerait autour de la complétude du désir - la folie étant le désir qui se prétend d'autant plus complet qu'il souffre de déficiences profondes et pathétiques.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais si la folie émane d'un désir faussement complet, force est de constater que le programme des immanentistes posé par un Spinoza débouche sur la folie. Pourtant, Spinoza n'était pas fou, quoique Nietzsche ait fini fou, qu'Heidegger ait adhéré un temps au nazisme (perversion du jugement oligarchisé et nihilisé), que Deleuze se soit défenestré dans un acte de souffrance ou que Rosset soit un dépressif chronique. La perversité qui voisinerait de la folie s'approcherait de la complétude du désir - ce qui indique que le programme immanentiste est plus dangereux que faux.&amp;nbsp;Que manque-t-il à la complétude du désir perverse pour renvoyer à la folie?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La différence entre l'immanentisme fondateur et la phase gradatoire interne de l'immanentisme tardif et dégénéré, c'est l'irrationalisme accru, soit la réduction accrue (alors que l'immanentisme constitue une réduction par rapport au nihilisme dès son expression initiale).&amp;nbsp;La folie renverrait à l'alliance de la complétude avec la fixité arbitraire, d'où le décalage croissant et tragique entre ce qui est (le mouvant et le changeant) et le point de vue fou, complet et fixe.&amp;nbsp;La perversion serait adaptée au réel parce qu'elle respecte des conditions précaires, partielles, quoique fondamentales du changeant, tout en réclamant la seule complétude; quand la folie ajouterait à la complétude la fixité, au sens où elle ne retient du réel que le fixe. D'où la paranoïa, moyen de se méfier du changement et d'aduler ce qui est passé et qui est mort; d'où l'hystérie, scandale virulent et incontrôlable face à ce qui change; d'où la projection, qui habille le changeant de tous les maux pour blanchir définitivement le fixe.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-4755195935297394850?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/4755195935297394850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=4755195935297394850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4755195935297394850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4755195935297394850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/foi-de-folie.html' title='Foi de folie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-3751358300639349827</id><published>2011-12-16T01:30:00.001-08:00</published><updated>2011-12-16T01:30:32.318-08:00</updated><title type='text'>Rebelote</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Pourquoi la métaphysique via ses innombrables avatars scoliastes, comme le mouvement des péripatéticiens, a-t-elle connu un tel succès dans le christianisme? Pourquoi les auteurs nihilistes de l'Antiquité ont-ils disparu dans une forme de censure qui résulte de la vengeance des copistes à l'esprit monothéiste? Démocrite, Gorgias, Protagoras, Epicure... Si Aristote est le seul à être demeuré lisible parmi les écrivains de tradition nihiliste, quoique en partie perdu pour certains écrits comme ses dialogues, c'est qu'il a proposé une compatibilité entre l'ontologie et le nihilisme. L'ontologie est en philosophie antique l'expression&amp;nbsp;&lt;i&gt;compatible&lt;/i&gt;&amp;nbsp;avec le monothéisme naissant, dont le christianisme sera longtemps le porte-flambeau, avant d'être accompagné par le prolongement islamique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;La tradition islamique montre aussi une grande révérence pour l'aristotélisme, avec une constante : trouver un compromis entre le monothéisme et l'aristotélisme, parce que le mérite de l'aristotélisme consiste à proposer une méthodologie réaliste dans le fini, qui si elle devenait compatible avec la spéculation monothéiste concernant l'ensemble du réel couronnerait la pensée, l'achèvement des problèmes spéculatifs. Ce compromis ne peut fonctionner parce que le réel &amp;nbsp;dense et défini d'Aristote étant fini, il se trouve environné par le non-être. Le non-être est incompatible avec le monothéisme; l'idée selon laquelle le monothéisme peut se perfectionner avec la métaphysique repose sur l'illusion selon laquelle on forge l'être en l'entremêlant avec le non-être.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;La fin de l'aristotélisme sous sa forme terminale de scolastique était prévisible puisque sa théorie sous prétexte d'achèvement est sclérosante. Mais la méthode de l'aristotélisme va se trouver renouvelée et régénérée par l'intervention du cartésianisme postscolastique. On présente Descartes comme le rénovateur de la philosophie qui romprait avec l'obscurantisme de la scolastique - alors qu'il a rompu avec la scolastique pour préserver la métaphysique et la prolonger en la renouvelant. Descartes est le rénovateur de la métaphysique qui détruit de l'intérieur l'obsolescence de la scolastique. La scolastique exprime la métaphysique originaire (aristotélicienne et associés) poussée dans ses ultimes retranchements, moquée par ses&amp;nbsp;&lt;i&gt;Aristoteles dixit&lt;/i&gt;&amp;nbsp;depuis les satiristes de la Renaissance, tandis qu'à l'opposé Descartes, loin de symboliser la rénovation de la métaphysique, lance au contraire la&amp;nbsp;&lt;i&gt;métaphysique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;seconde&lt;/i&gt;, pas comme il l'annonce la rupture avec la scolastique pour proposer un mouvement qui serait la Renaissance de la philosophie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;La Renaissance a soit proposé le prolongement de l'ontologie - soit a versé dans une contre-révolution idéelle&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&amp;nbsp;avec d'un côté le cartésianisme qui prolonge la tradition métaphysique en changeant ses aspects obsolètes (scolastiques); de l'autre, la radicalisation immanentiste impulsée par Spinoza de l'intérieur de l'optique métaphysique contre le cartésianisme (comme un Malebranche par exemple). C'est dans cette tradition immanentiste qu'il faut ranger les idéologies dont le nom émane des idéologues, mais dont les productions les plus remarquables sont&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le libéralisme conservateur issu de la Compagnie des Indes - et&amp;nbsp;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;l'idéologie progressiste marxienne avec ses applications communistes, dont il convient de noter qu'elle se veut progrès à partir du libéralisme et non contre lui, alors qu'elle entend proposer le couronnement dialectique fini du capitalisme (en ce sens, l'erreur du marxisme est théoriquement fondamentale).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;L'immanentisme constitue l'opposition interne à la métaphysique cartésienne (postscolastique), mais les deux, l'immanentisme et le cartésianisme sont la poursuite du nihilisme antique. Quand le monothéisme entend opérer une jonction avec la métaphysique pour parvenir à son achèvement, c'est parce que le nihilisme dispose comme atout considérable de réussir à isoler (au sens chimique) du réel dense et sensible (fini), alors que la métaphysique échoue à réunir sa spéculation sur le divin avec l'existence la plus concrète (même problème non résolu que ce qu'Aristote reprochait au platonisme). L'intervention de Descartes suite à la faillite de la scolastique reconnaît cette faillite définitive de l'association oxymorique entre métaphysique et christianisme. Descartes reste dans le standard de la métaphysique aristotélicienne originelle qui a accouché de la scolastique. Il ne cherche pas à réformer le standard du réel fini énoncé par Aristote comme naissance de la métaphysique et couronnement du nihilisme antique, il lui ajoute une évolution qu'il prend pour la réforme enfin viable de la métaphysique, alors que la métaphysique ne peut être réformée, puisque le ver est dans le fruit : l'être fini d'Aristote était&amp;nbsp;&lt;i&gt;expliqué&lt;/i&gt;&amp;nbsp;par le non-être inexplicable (dont on voit mal comment il se concilierait avec le Premier Moteur, qui est un anti-principe irrationnel et anti-divin, abolissant le principe créatif et la possibilité de compréhension).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Descartes réforme en profondeur le non-être d'Aristote en le transformant en divin miraculeux. L'irrationnel intrinsèque au non-être devient le divin miraculeux, ce qui fait que l'approche de la métaphysique cartésienne par rapport à la métaphysique originelle n'a guère changé : si Dieu est reconnu dans son existence par Descartes autrement que sous le terme antidivin de Premier Moteur, ce Dieu miraculeux ne peut intervenir et changer le fini que d'une manière miraculeuse, qui échappe à la raison mécaniste et qui du coup rejoint la faiblesse de la métaphysique originelle et chrétienne par son caractère d'inexplicabilité. La&amp;nbsp;&lt;i&gt;traçabilité&lt;/i&gt;&amp;nbsp;(terme peu élégant) de Descartes par rapport à son héritage scolastique l'inscrit dans une rénovation de la&amp;nbsp;métaphysique, et pas dans une stratégie de rupture avec la métaphysique. Contre l'annonce ultérieure de Pascal, Descartes prétend réformer ses connaissances passées, apprises au lycée La Flèche des bons pères jésuites. En fait, sa réforme le pousse non pas à changer de paradigme épistémologique, mais à conserver le même paradigme, en gros métaphysique, pour ensuite révoquer en doute les connaissances métaphysiques passées aux fins de fonder de nouvelles et plus valables connaissances, tout aussi métaphysiques.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-3751358300639349827?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/3751358300639349827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=3751358300639349827' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3751358300639349827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3751358300639349827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/rebelote.html' title='Rebelote'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-2236564911241037735</id><published>2011-12-13T04:17:00.001-08:00</published><updated>2011-12-13T22:31:59.551-08:00</updated><title type='text'>L'antifiction</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;J'entends Nabe parler de son nouveau chef-d'oeuvre impérissable et usant de la projection narcissique comme moyen privilégié de représentation,&amp;nbsp;&lt;i&gt;L'Enculé&lt;/i&gt;. Nabe considère qu'aller à la télé (comme aller aux putes) est un signe de qualité, tout comme vendre des livres. Il a déclaré que la vraie littérature oscille entre mille et deux mille exemplaires : maintenant qu'il se vante d'en vendre environ le triple ou le quadruple, il ferait bien de se remettre en cause : arrêter d'écrire ses nullités littéralement anti-littéraires. Un autre excité qui écrit encore plus mal et qui vend beaucoup plus, l'alternationaliste Soral, qui se veut autant politologue que romancier et sociologue (et qui n'est aucun des trois lièvres qu'il entend lever), s'est engueulé avec Nabe parce que (vraie raison) nos impétrants sont deux mauvais écrivains de quelque catégorie que ce soit. Tous deux voudraient vivre en marginaux à condition que ce soit dans la sphère&amp;nbsp;&lt;i&gt;people&lt;/i&gt;, tous deux sont accusés d'antisémitisme (terme inexact, peu importe), tous deux pensent qu'on peut écrire la haine au front.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Écrire oui, mais durer? Question que l'on peut poser pour un Houellebecq (quoique je ne sois plus persuadé de sa postérité d'écrivain), mais qui est drolatique concernant nos deux histrions de la littérature française. Soral plus lucide en critique de bistrot qu'en écrivain idéologue avait défini Nabe comme un maniériste obsédé par son style, creux quant au fond qu'il méprise : &amp;nbsp;que cet anarcho-nombriliste ait un bon style, c'est certain, qu'il écrive&amp;nbsp;&lt;i&gt;divinement&lt;/i&gt;&amp;nbsp;bien comme il osa en toute démesure se qualifier une fois (encore à la télé) relève de la plaisanterie. Si Soral produit de la mauvaise fiction influencée par l'autofiction, Nabe reprend l'autofiction en intégralité - ou peu s'en faut. Un sous-genre de l'autobiographie qui fut théorisé à son faîte (relatif) par Doubrovsky et qui connaît son heure de gloire actuellement, bien que le projet très rapidement révèle ses limites : il s'agit de proposer un récit fictif de sa propre vie, prétexte qui justifie d'écrire sur soi dans les moindres détails, sans besoin sélectif d'avoir vécu des événements notables, pour le moins historiques.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Cette mode a produit les pires débordements, car elle remplace l'historique par l'exhibition graveleuse, souvent sexuelle. Elle consiste fondamentalement à promouvoir le narcissisme du désir complet cher à Spinoza et à ses disciples en immanentisme de plus en plus dégradé. Le culte du désir - voix du désir - aboutit à la monstruosité égotiste et égocentrique. Une kyrielle de jeunes femmes prétendent tenir la chronique de leur vie aussi creuse que sexualisée, dont Angot pour la mauvaise littérature commerciale ou Annie Ernaux pour la médiocre littérature chic. Quelques pervers comme Matzneff qui quand il ne racontait pas dans ses journaux intimes ses journées constellées de jeunes femmes dresse carrément l'apologie de la pédophilie. Eh oui, le culte du désir triomphant et l'accroissement de sa puissance désirante n'inclinent guère à la pondération (c'est l'écrivain X qui énonçait joliment que chez Matzneff on trouve plus de femmes que de littérature).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;On voit que le désir complet s'exprime par la peinture de la pornographie et qu'on peut même soupçonné qu'en guise d'autofiction, nos auteurs recourent à des fictions fort complaisantes sur les agissements de leurs désirs. Doubrovsky est certes un bien meilleur écrivain, mais force est de constater qu'il est seul en son genre à pouvoir prétendre à une posture non pas médiocre, mais mineure - et que la lecture de ses livres laisse transparaître leur récurrent défaut : le caractère morne de leur répétition. Par ailleurs, Doubrovsky relate ses expériences sexuelles, amoureuses en confondant les deux réalités, à ceci près qu'il ne les enjolive pas et qu'au contraire il tend à leur conférer au final une interprétation pessimiste : il y a une sorte de désabusement et de fatuité quand Doubrovsky se retourne sur son passé et qu'il se souvient de ce qui constitue le sel de sa vie privée.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La loi du désir veut que les productions désirantes soient soumises au principe de leur contingence et de leur caractéristique éphémère et vaine (la vanité est vaine). Le désir enferme le réel dans son immédiateté la plus périssable. La preuve avec la dérive pseudo-littéraire de l'autofiction, qui finit immanquablement aux portes de la pornographie, soit qu'elle y laisse implicitement, soit qu'elle s'y vautre explicitement. La caractéristique narrative de l'autoficton, faire de la fiction à partir du réel le plus privé, voire impudique, consiste à renverser la démarche classique imaginant un réel fictif qui permette au réel existant de se développer. Au contraire, la fiction si peu fictive de l'autofiction refuse l'imagination spéculative et lui oppose de piocher dans ce qui est déjà connu pour imaginer. On passe d'une fiction qui accroît à une fiction qui bientôt décroît si l'on s'avise que la fin de la littérature se trouve inversée par l'autofiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais cette inversion procède directement de la loi du désir, selon laquelle&amp;nbsp;le débat du désir existe seulement dans le réel, en précisant que le réel en question est le donné qui existe déjà et qui ne change pas. La voix du désir promeut cette conception et attribue à la littérature le rôle de fixer le réel à son donné comme une mouche à son vinaigre. Mais ce désir diffère de l'expression pornographique en ce que l'action pornographique se trouve dénuée d'intelligence, ou alors réduite à son minimalisme exacerbé, quand l'autofiction entend opérer une marque de distanciation par rapport au désir grâce à l'intelligence. On dispose ainsi d'un désir stupide et d'un désir intelligent, en précisant que l'intelligence se trouve au service du désir.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Il n'est pas étonnant que les écrivains promus par l'autofiction se montrent aussi élitistes et snobs que Matzneff, qui se serait mal remis de son passé de Russe blanc et de son adoration quasi génétique pour l'oligarchie et l'impérialisme : cette posture déformée et grotesque (caricaturale) est prévisible dans l'optique&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de l'intelligence&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&amp;nbsp;au service&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d&lt;span class="Apple-style-span"&gt;u désir&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;. Il s'agit bien d'accroître sa puissance. Ce qui induit que l'intelligence se trouve glorifiée, non comme fin, mais comme moyen capital rendant le désir efficient et dominateur. Seul le désir intelligent peut dominer, ce qui explique la morgue des désirs intelligents qui seuls expriment la puissance en accroissement au détriment des autres désirs brisés ou détruits - et la revendication d'amoralisme qui est l'antienne/rengaine de tous ces écrivains de l'autofiction : l'amoralisme signe la supériorité du désir sur la loi. La loi est l'expression de l'intelligence, quand le désir dominant se situe par sa domination au-dessus de la loi qu'il édicte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;En empêchant que le réel se renouvelle et se développe, l'autofiction s'insère dans le dispositif théorique de l'immanentisme, qui consiste à détruire le réel au nom du donné retrouvé (le désir plus encore que le fini aristotélicien).&amp;nbsp;L'autofiction est si stéréotypée qu'elle se réduit à la possibilité d'une seule production de qualité et de la répétition qualitativement dégénérée pour les autres : cette unicité statique et nécessaire de l'autofiction découle de la réduction du fini au désir, soit l'idée selon laquelle seule vaudra la confession autofictive qui dominera les autres (la répétition témoignant du succès de l'immanentisme, non de la possibilité d'originalité quant à la variété des voix du désir).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Selon la conception plus large que l'écrivain d'autofiction, la représentation philosophique de l'immanentisme, si l'intelligence est au service du désir, c'est elle qui assure la domination du désir comme loi du réel. Le réel de l'autofiction se marquant par sa limite étriquée, vite exsangue, de désir exprimant la réel, le langage est au service de l'immanentisme. Le romancier d'autofiction est un sophiste du roman autobiographique : le genre autobiographique se trouve orienté par des théoriciens comme Doubrovsky pour devenir un outil d'expression privilégiée du sophisme. Le sophisme consiste moins à subvertir la rationalité en tant que telle qu'à opérer cette subversion dans le cadre d'un réel limité au dire et vite exsangue - d'où la colère de Platon.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'expérience d'une nostalgie désespérée que narre Doubrovsky avec honnêteté et talent dans son dernier livre,&amp;nbsp;&lt;i&gt;Un homme de passage&lt;/i&gt;, recoupe et exprime cet épuisement du désir en tant que tout réel fini est condamné à l'étiolement et que cette caractéristique se trouve accélérée en proportion de la taille réduite du domaine du réel (le désir complet est suffisamment réduit pour que l'épuisement se produise avec la fin du désir). Cette fin programmatique recoupe de toute façon la mort, qui elle est inéluctable et qui condamne le désir dans le cadre du propre réel. D'où sans doute le désespoir de Dobrovsky qui regrette amèrement le temps de ses vingt ans.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-2236564911241037735?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/2236564911241037735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=2236564911241037735' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2236564911241037735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2236564911241037735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/lantifiction.html' title='L&apos;antifiction'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-5131549501837533450</id><published>2011-12-11T01:54:00.001-08:00</published><updated>2011-12-11T01:54:30.260-08:00</updated><title type='text'>La subversion du panafricanisme</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Alors que l'on continue à annoncer que le Colonel Kadhafi serait vivant; que son fils Seïf el Islam serait prisonnier, agonisant des suites d'infection, voire libéré par les rebelles de Zenten qui sont devenus des opposants farouches aux fantoches du CNT; qu'Aicha la fille du Guide lance des philippiques qui tantôt n'émaneraient pas d'elle, tantôt recoupent sa stratégie belliqueuse intégrant le rachat d'une radio de la résistance irakienne; et je passe sur les diverses autres rumeurs qui mélangent la famille Kadhafi avec la résistance libyenne à l'occupation purement coloniale de l'OTAN et de son prolongement famélique le CNT. Je croyais que l'arrogance désaxée du Colonel était reconnue, de même que sa file Aicha n'était pas surnommée pour rien la Claudia Schiffer du désert. De son côté, Seïf a commis des erreurs invraisemblables dans sa stratégie de libéralisation de la Libye depuis plus de dix ans : sous contrôle des élites de l'Empire britannique, on l'a vu libérer les islamistes proches de Belhadj (l'actuel gouverneur militaire de Tripoli, récemment blessé puis sous-traité dans des ingérences en Syrie) et adouber dans le gouvernement les futurs dirigeants du CNT.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Et c'est ce dirigeant si peu perspicace qui devrait prendre la suite de son père - en sus des accusations de népotisme qui courent sur son compte? Soyons lucides : c'est à cause du népotisme des Kadhafi, du fédéralisme intertribaliste de la Jamahiryia et de l'arrogance sans borne de ses dirigeants que la Libye se trouve détruite par la folie sanguinaire de l'OTAN et qu'elle n'a pu se défendre contre cette agression étrangère. Ce n'est pas parce que le Colonel est mort en martyr qu'il s'est comporté d'une manière cohérente dans le gouvernement de son pays pendant ses quarante ans de pouvoir. N'ayant cessé de mener les doubles jeux et de financer les déstabilisations terroristes, il est étrange de le présenter en défenseur éclairé du panafricanisme, assassiné parce qu'il incarnait les valeurs portées par les authentiques panafricains que furent les Lumumba, les Olimpio, les Nkrumah ou les Sankara.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce n'est pas parce qu'il faut s'élever contre ceux qui soutiennent l'intervention de l'OTAN pour des motifs humanitaires et démocratiques (Sarko, Cameron, Berlusconi ou Obama sont des anti-impérialistes notoires) qu'il faut soutenir le régime de Kadhafi, qui au-delà du cas libyen s'érige en défenseur inconditionnel des valeurs panafricanistes alors qu'il reposait sur le népotisme, la corruption, le terrorisme, le double jeu et l'arrogance. Toutes valeurs qui expliquent les atermoiements et l'impéritie de la Jamahiryia dans son renversement, en particulier son incapacité à lutter contre l'invasion occidentale soutenue par le CNT : parce que le ver était dans le fruit et que c'est le rejeton Seïf al Islam Kadhafi qui a le plus oeuvré pour que l'ennemi intègre la direction de son pays. Ce n'est pas parce qu'il a reconnu se erreurs par la suite qu'il convient de le réhabiliter au point d'en faire le futur dirigeant de la Libye.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La Libye doit certes résister contre l'actuelle campagne militaire de colonisation et rétablir sa souveraineté. Elle ne pourra y parvenir qu'avec de nouveaux dirigeants, plus intègres et plus cohérents que le clan Kadhafi, pieds et poings liés par ses activités de double jeu avec l'impérialisme occidental qu'ils prétendent combattre (impérialisme dominé par l'Empire britannique). Ce n'est qu'en établissant en Libye (et dans l'Afrique) le système de l'État-nation supérieur au tribalisme, y compris dans des systèmes fédéraux, que le peuple libyen se trouvera enfin défendu et représenté. La preuve que le tribalisme est inférieur à l'Etat-nation : le népotisme qui a envahi la Libye au point qu'on considère légitime que les enfants Kadhafi succèdent à leur père-Guide et représentent l'alternative à l'impérialisme. Mais peut-on être oligarque africaniste et anti-impérialiste? Et peut-on suivre les conseils du défunt Guide quand il appelait au fédéralisme panafricain seul en mesure de contrecarrer le militarisme impérialiste occidental - quand on se rend compte que sa conception du panafricanisme est oligarchique?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;De ce point de vue, la chute et le lynchage de Kadhafi, aussi tragique soient-ils pour son peuple comme pour son entourage, constituent une bonne nouvelle à terme pour la Résistance libyenne à l'envahisseur de l'OTAN : elle signifie que c'est une&amp;nbsp;&lt;i&gt;vraie&lt;/i&gt;&amp;nbsp;nouvelle génération qui va prendre les rênes du pouvoir, et pas que le vieux dictateur (fût-il assez éclairé et moins sanguinaire qu'un Saddam) soit remplacé par ses enfants et ses amis.&amp;nbsp;La confusion des avis sur le dossier libyen est inquiétante : on confond l'anti-impérialisme légitime avec les victimes troubles de l'impérialisme occidental (et sa bannière de l'OTAN), fussent-elles oligarchiques, corrompues ou inconséquentes (comme c'était le cas de la faction Kadhafi en Libye). Désolé pour la mémoire du Colonel : il a certes renversé la monarchie corrompue de son pays et établi une certaine prospérité dans son pays, mais il a aussi versé dans les pires travers de la dictature, assassinant ses opposants avec une férocité qui n'a d'égale que le traitement abject qui lui fut réservé par l'OTAN (et leurs soudards présentés comme des soldats de Misrata). On cite la générosité visionnaire de Kadhafi à l'égard de la cause panafricaine comme une illustration de son caractère éclairé, voire prophétique (le rédacteur du Livre vert, le fondateur du gouvernement de la démocratie directe, etc.).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le sociologue camerounais Pougala a rédigé un article pénétrant expliquant que l'agression barbare de l'OTAN contre la Libye contrecarrait le panafricanisme que Kadhafi commençait à mettre en place contre l'impérialisme occidental, notamment les politiques génocidaires du FMI secondées par la force de l'OTAN. Cette cause du développement et de la souveraineté de l'Afrique n'aurait pu être menée par Kadhafi, du fait de ses méthodes oligarchiques, népotiques et contradictoires (anarchiques ou anarchisantes?). Kadhafi aurait mélangé et mêlé le panafricanisme intègre de Lumumba avec ses antiennes retorses et destructrices (on se rappelle à l'inverse de Lumumba et, un ton en dessous de Kadhafi, des prétentions africanistes du tyran Mobutu). Aucune des nombreuses et variées ambitions de Kadhafi n'a été réalisée sur la durée, même si l'on retiendra de manière mineure dans son action d'ensemble sur quatre décennies certains objectifs comme les projets de banques de financement panafricaines ou la volonté d'intégrer l'Afrique au développement technologique de pointe, en particulier à son essor dans l'espace (les satellites africains).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La stratégie de Kadhafi pourrait se résumer comme suit : mener double jeu pour rouler l'impérialisme dans la farine du nationalisme le plus critiquable, aux antipodes de la netteté de Lumumba (Kadhafi finançait entre autres depuis quarante ans des mouvements néo-fascistes et néo-nazis en Europe, de même qu'il se trouvait soutenu par les réseaux du financier nazi suisse Genoud). Selon ce raisonnement, la destruction se trouve intégrée dans la construction, qui figure de fait un jeu dangereux et improductif, voué à l'échec, ce qu'illustre la fin infamante (pour les commanditaires de l'OTAN) de Kadhafi. Le panafricanisme n'a pas besoin de ces atermoiements paradoxaux et troubles, lui qui déjà doit lutter contre l'association entre le lumineux Lumumba et le trouble Kadhafi. Le panafricanisme n'est une cause universelle et cohérente que si elle s'intègre à l'humanisme. L'Afrique ne peut se développer que si elle intègre sa quête à la quête de l'homme dans son ensemble. Si elle se ferme sur son seul développement, elle verse dans la contradiction du racialisme au moins implicite et contre-productif.&amp;nbsp;Si je devais retenir une leçon de l'action politique de Kadhafi en presque un demi siècle d'autocratie, ce serait le fait que l'on ne peut diriger avec succès un pays en versant dans la contradiction.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Il faut que les panafricains de tous horizons se trouvent bien perdus en ce moment pour qu'ils embrassent au nom du panafricanisme l'action&amp;nbsp;&lt;i&gt;idéoillogique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;d'un Kadhafi. Car le panafricanisme exige qu'on lutte à la fois contre l'impérialisme et qu'on propose des figures cohérentes - à l'inverse de ce qu'illustra Kadhafi et de ce que ses enfants prétendent perpétrer, en nous faisant croire qu'ils peuvent parce qu'ils s'appellent Kadhafi et qu'ils ont profité de la manne népotique&amp;nbsp;libyenne&amp;nbsp;prendre la relève de leur père martyrisé et agir pour le développement pérenne de leurs frères africains. Le clan Kadhafi, pour violenté qu'il soit, illustre la manipulation du panafricanisme par l'oligarchie interne, en particulier la récupération du panafricanisme par des oligarchies africaines qui s'opposent à la tentative de mainmise mondialiste de l'oligarchie occidentale, non à des fins républicaines panafricaines ou plus largement universalistes, mais à des fins d'oligarchie fédérale panafricaine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le panarabisme d'un Kadhafi, qui se réclamait de l'action d'un Nasser en Egypte, s'est appuyé sur les réseaux du néo-nazisme et du communisme en Europe pour prospérer et instaurer la zizanie. Kadhafi a participé à l'action de ceux qui ont discrédité le panarabisme sous prétexte de mener une lutte anti-impérialiste. J'ai bien peur que ses velléités panafricaines n'aient obéi au même irrationalisme souvent criminel et qu'il ne faille en aucun cas confondre l'impérialisme scandaleux de l'Occident hégémonique et l'anti-impérialisme tortueux de ceux qui entendent promouvoir l'oligarchie régionaliste de leurs propres intérêts et pas la cause des peuples d'Afrique ou du monde. Pour ce qui est de l'état d'abandon dramatique de l'Afrique en ce moment, la cause panafricaine mérite bien mieux que des personnages de l'acabit Kadhafi.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Elle ne pourra se relever que si elle rattache la cause humaniste plus universaliste que le panafricanisme (ce qui était l'ambition d'un Lumumba ou d'un Nkrumah) et si elle s'oppose à sa récupération par des intérêts qui pour anti-occidentaliste qu'ils soient n'en demeurent pas moins oligarchiques, troubles et contre-productifs. De ce point de vue, le meilleur service à rendre à l'impérialisme occidental serait de lui opposer la figure d'un Kadhafi, soit de quelqu'un qui par son action violente ne sera jamais capable de proposer l'inverse de l'oligarchie, le système républicain, seulement une oligarchie inférieure et antagoniste d'un point de vue interne. Le projet de fédéralisme oligarchique panafricain que défendaient les intérêts Kadhafi et leur manne rentière énergétique, loin de contrecarrer le projet d'oligarchie mondialiste des factions de l'Empire britannique, les sert plutôt en laissant croire que la seule alternative oscille entre le modèle d'oligarchie inférieure régionaliste et le modèle d'oligarchie supérieure mondialiste&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-5131549501837533450?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/5131549501837533450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=5131549501837533450' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5131549501837533450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5131549501837533450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/la-subversion-du-panafricanisme.html' title='La subversion du panafricanisme'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-1804667940533956233</id><published>2011-12-08T03:12:00.001-08:00</published><updated>2011-12-08T03:12:22.886-08:00</updated><title type='text'>Le testament ontologique</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;Les pensées les plus admirables prononcées dans l'époque moderne d'un point de vue philosophique et religieux? Elles émanent des&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;dernières paroles de Sophie-Charlotte sur son lit de mort, en 1705 :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;&lt;i style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;«&amp;nbsp;Ne soyez pas triste pour moi, car maintenant je vais satisfaire ma curiosité sur les principes des choses que Leibniz n’a jamais été capable de m’expliquer&amp;nbsp;: l’espace infini, l’existence et le néant.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;span style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Sophie-Charlotte de Prusse, fille de Sophie de Hanovre, la prétendante de l'époque au trône d'Angleterre, était l'élève de Leibniz. Que Leibniz n'ait pas été en mesure de résoudre ces problématiques fondamentales doit nous interpeller. Les propos concis de Sophie-Charlotte indiquent l'enjeu de la philosophie moderne jusqu'à nous - et ce que doit instaurer la philosophie&amp;nbsp;&lt;i&gt;nouvelle&lt;/i&gt;&amp;nbsp;à l'avenir (si l'on veut poursuivre l'aventure humaine en crise) : tout se joue autour de l'infini par rapport au néant. Les deux termes fondamentaux sont aussi indéfinis, tant par le nihilisme (Aristote ou Spinoza) que par l'ontologie (Platon ou Leibniz). Ils rappellent à quel point Leibniz, esprit universel, qui surgit à la suite du renouvellement métaphysique initié par Descartes et qui s'oppose à l'immanentisme de Spinoza, en pleine guerre des idées modernes, et en plein renouvellement suite à la sclérose scolastique, représente le parti ontologique et la poursuite de l'ontologie contre la métaphysique moderne.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;&lt;span style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;En particulier, Leibniz et le parti ontologique s'opposent directement et frontalement à la position de Spinoza, qui tente de radicaliser le cartésianisme. En ce sens, le vrai ennemi de Spinoza n'est pas Descartes, mais Leibniz. L'honnêteté de Leibniz et de son élève Sophie-Charlotte les conduit à avouer qu'ils ne sont pas en mesure de définir l'infini (l'Etre, l'existence) et le non-être, bien que Leibniz ait tenté de tout son esprit de prolonger les travaux de Platon sur ce point crucial. L'approche de l'ontologie moderne contient en son sein le vice de raisonnement du prolongement : il ne parvient à définir ni l'infini, ni l'existence, ni le néant. Dans le raisonnement leibnizien, le néant est inféodé à l'existence infinie de Dieu, conformément à la conception de l'ontologie, dont Leibniz est le plus éminent représentant moderne, lui qui de son vivant lutte politiquement et diplomatiquement contre l'Empire britannique. Le testament de Sophie-Charlotte élève éclairée de Leibniz nous indique quel est le débat le plus important selon les termes de la philosophie moderne. Les termes n'ont pas changé depuis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;Il convient de proposer en ce moment de crise terminale transcendantaliste une innovation à l'ontologie (en tant que la forme ontologique est l'expression philosophique spécifique interne au monothéisme et donc au transcendantalisme). Si le problème est mal posé en termes ontologiques et monothéistes, sa résolution par une réponse claire n'est pas possible. Pourtant, il serait aveugle de s'en tenir à la même évaluation critique de type consensuel pour l'erreur nihiliste que pour son pendant ontologique : le nihilisme s'est trompé bien davantage que l'ontologie, dans une ampleur autrement plus importante. Le mérite du nihilisme est de sentir qu'existe une hétérogénéité au réel, qu'il ne comprend pas et qu'il attribue à une opposition contradictoire entre l'être (fini selon la définition d'Aristote) et le non-être, un concept irrationaliste qui n'étant pas défini ne découle d'aucun principe et ne recouvre aucune réalité positive.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;Si l'ontologie se garde de définir sa maîtresse-idée&amp;nbsp;l'Etre en tant que principe infini s'opposant au non-être en tant que principe irrationaliste, le principe qui meut l'Etre est diamétralement opposé à l'irrationalisme nihiliste en ce qu'il est fondé sur l'idée qu'il ne peut y avoir que du quelque chose (ainsi que le professe Leibniz).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;Si l'on souhaite renouveler et rénover l'ontologie, d'une manière identique à la démarche de la Renaissance par rapport à la scolastique, il convient d'opposer l'ontologie et le nihilisme et dans cette optique de rompre avec l'hypothèse du&amp;nbsp;&lt;i&gt;prolongement&lt;/i&gt;&amp;nbsp;- de raisonnement monothéiste plus largement plus qu'ontologique,&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, Bodoni, BodoniXT, Clarendon, serif;"&gt;&amp;nbsp;en lui substituant l'idée de&amp;nbsp;&lt;i&gt;l'hétérogénéité&lt;/i&gt;, pas de l'hétérogénéité&amp;nbsp;&lt;i&gt;antagoniste&lt;/i&gt;&amp;nbsp;propre au nihilisme, mais de l'hétérogénéité&amp;nbsp;&lt;i&gt;harmonieuse&lt;/i&gt;&amp;nbsp;qui considère que le réel est formé de deux textures différentes, compatibles, ce qui revient à définir le non-être comme le&amp;nbsp;&lt;i&gt;faire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;et à refuser qu'on puisse ne pas définir une partie du réel, surtout quand cette partie ets aussi importante. Le testament de Sophie-Charlotte, pour lumineux qu'il soit, indique à nos générations en crise leur devoir cardinal et fondamental : l'ontologie ne possède pas l'approche théorique pour résoudre les problèmes qu'elle perçoit inadéquatement - qu'il faut la renouveler pour progresser. Eh bien, au nom de Sophie-Charlotte et en nos noms, progressons, changeons - nous irons dans l'espace.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-1804667940533956233?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/1804667940533956233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=1804667940533956233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1804667940533956233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1804667940533956233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/le-testament-ontologique.html' title='Le testament ontologique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-115283583878129701</id><published>2011-12-06T00:15:00.001-08:00</published><updated>2011-12-06T00:16:08.001-08:00</updated><title type='text'>La théorie finie</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;De la méontologie (suite).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La méontologie réduit le réel au physique - la théorie au physique.&amp;nbsp;La métaphysique établit la possibilité de théorisation du réel fini, ce qui permet sa conciliation avec le monothéisme, tant dans l'Islam que dans le christianisme.&amp;nbsp;La théorie métaphysique consiste à estimer que l'être fini recèle une unité et une connaissance, aussi limitée soit-elle. La méontologie nie la connaissance au profit du savoir et la théorie générale au profit de la théorie particulière. Quand Démocrite énonce (de manière péremptoire d'après les sources) que l'Etre est inconnaissable même s'il existe, il signifie que la possibilité d'unité du réel n'existe pas -&amp;nbsp;que seuls le particulier et le singulier existent dans l'entreprise de connaissance. Parlons de savoirs multiples s'opposant à l'unité de connaissance en tant que le savoir désigne des morceaux érudits et particuliers sans lien envisageable entre eux. Le propre de tout nihilisme consiste à tenir le réel pour morcelé, tandis que la définition divine, pour vague qu'elle soit, consiste à parier sur l'unité du réel. Si le réel est morcelé, alors il est légitime de ne s'intéresser qu'au seul réel d'intérêt humain. La question revient à savoir si le réel d'intéressement humain est théorisable ou pas. Si l'unité du réel morcelé est possible, l'unité ne serait plus totale, mais fragmentaire. Quand on parie sur le réel seulement physique, on aboutit à un réel non théorisable, qui est morcelé et dont l'unité n'est pas possible. Aristote fera le pari inverse et sera réputé métaphysicien et non méontologue : on peut théoriser le réel fini et fragmentaire, le réel d'environnement humain.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Cette approche n'est pas ontologique : l'unité ici en question est unité finie. La théorie du réel finie s'oppose à la théorie du réel infini (ontologique) et l'opposition entre la méontologie et la métaphysique est une opposition interne à l'histoire du nihilisme. Avant Aristote, les traditions nihilistes que l'on retrouve en Grèce, comme la tradition abdéritaine ou la tradition de sophistes, notamment de Gorgias ou sa variante Protagoras (qui vient d'Abdère mais ne s'inscrit pas dans la filiation abdéritaine), réunissent pour point commun notable de parier sur l'absence d'unité possible. Deux options sont proposées : l'option physique avec l'école d'Abdère - l'option rhétorique avec les sophistes dénoncés par Platon. Les deux écoles professent que le réel peut se rapporter en guise d'unité à des agrégats sans lien entre eux et sans logique d'ensemble. La théorie n'est pas possible au sens où l'unité se trouve remplacée par le hasard. Le hasard signifie que l'ensemble existe quand même, au sens où l'agrégat est entouré, mais que l'unité d'ensemble n'existe pas au sens où il n'existe pas d'ensemble, seulement des points de rencontre.&amp;nbsp;La théorie des atomes propose que les corps soient des agrégats d'atomes en tant que l'atome serait l'unité indivisible et inexplicable. Il n'y a pas d'unité possible signifie que l'unité n'est pas la règle du réel, soit que la régularité n'est pas la règle. L'étymologie est d'ailleurs approchante et commune.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La théorie cherche la règle, mais la règle relative à un ensemble fini n'est pas identique à la règle totale. La règle totale implique qu'il y ait une régularité qui excède le monde de l'homme, soit que ce qui est insuffisant et incomplet soit complété par quelque chose de non irrégulier et arbitraire; tandis que la règle relative propose que la règle retenue concerne seulement le domaine circonscrit au monde de l'homme. La théorie s'inscrit dans l'idée selon laquelle une régularité finie est possible et discernable; tandis que les théories purement nihilistes prônent l'absence de règle au sens où le réel est seulement morcelé - bien que ce morcelé soit inexplicable. En fait, l'irrégularité comme règle reprend la règle qu'il n'y a pas de règle. Et cette contradiction, le nihilisme ne peut s'en dépêtrer, au sens où l'on ne peut falsifier le réel dans son fondement sans entrer en contradiction. De sorte qu'il existe deux chemins dans le réel : un chemin pavé de contradictions et un chemin qui propose une règle levant les&amp;nbsp;contradictions. Le multiple est contradictoire. Le un est réglé. Si l'on en peut falsifier le réel, c'est que la falsification signifie la réduction du réel à sa primauté contradictoire. "Il n'est que deux sens dans le réel, l'un croissant, l'autre décroissant" signifie que le réel ne supporte pas la contradiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La faute de la contradiction (méthode de falsifiabilité) consisterait à rendre praticable le contradictoire. Quand Popper définit la méthode scientifique expérimentale comme ce qui ne se falsifie pas, il introduit une réhabilitation de la logique physique généralisée au philosophique typiquement métaphysique : le logique serait le fini alors que l'illogique serait l'infini. L'opposition logique/illogique ne recoupe pas ce débat, car le physique est toujours logique à condition de préciser que la logique physique n'est pas la logique suprême, au sens de règle suprême, mais qu'elle est une règle particulière - une logique particulière. Ce n'est pas le fini contre l'infini, mais plutôt le fini est-il l'unique réel ou est-il compris dans l'unique réel de l'infini?&amp;nbsp;La théorisation devient inexplicable dans le système nihiliste parce que l'explication a besoin d'un référentiel sans quoi la faculté d'explication est impossible. Aristote découvre que l'on peut théoriser le réel fini à condition que l'on omette d'ajouter que le théorisable fini est vite caduc et périmé. La théorie est compatible avec le non-être et l'irrationalisme à condition que l'on forge un réel aussi complet et suffisant que faux (fondé sur la contradiction).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Historiquement la science aristotélicienne est d'autant plus parfaite en son temps qu'elle devient caduque et sclérosée à partir de la Renaissance. Cette particularité pratique recoupe sa consistance théorique. Quand un Popper maître de logique reprend et prolonge sa méthode aristotélicienne, il couple le réel et la science comme si la science pouvait aller de pair avec la définition du réel finie. Ce coup de force, Démocrite l'érudit le manque parce qu'il ne parvient pas à expliquer le réel dans son ensemble. Aristote y parvient avec sa théorie du multiple : si le réel est multiple, alors ce qu'il nomme théorie ne s'applique qu'à l'une des innombrables strates du multiple. La théorie finie contredit la théorie tout en sauvegardant l'exigence de théorie. Le régulier comme condition du théorique est préservé au milieu de l'irrégulier du non-être avec plus de consistance que si c'était du régulier infini tenu pour incertain et impalpable. La théorie métaphysique jouit du prestige de paraître plus rationnelle et scientifique que l'ontologie parce qu'elle serait plus à même de délimiter le réel.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;En contrepartie, chaque historien des idées, en particulier dans l'épistémologie, est obligé de constater, s'il ne veut pas sombrer dans la mauvaise foi, que ce n'est pas un hasard si le théoricien de l'incomplétude mathématique Gödel tente de renouer avec le platonisme des origines et s'oppose frontalement à ceux qui parmi la communauté scientifique reprennent à leur compte l'approche métaphysique : tel Wittgenstein, plus profond que son maître Russell, de plus en plus propagandiste de l'Empire britannique et de moins en moins logicien, qui énonce que les idées mathématiques existent&amp;nbsp;&lt;i&gt;relativement&lt;/i&gt;&amp;nbsp;à l'homme. Gödel énonce au contraire que les idées mathématiques existent en dehors de l'homme. Cet affrontement traduit le problème du nihilisme en tant qu'approche théorique : en limitant la régularité théorisable au domaine de la complétude, le nihilisme ne se rend pas compte que le propre de toute évaluation implique la comparaison.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'intervention de Gödel dans le débat épistémologique et philosophique&lt;i&gt;&amp;nbsp;in fine&lt;/i&gt;&amp;nbsp;met en déroute l'attitude des logiciens comme Popper qui entendaient proposer une rénovation de l'aristotélisme de manière plus encore radicale et épurée que la métaphysique. L'incomplétude chère à Gödel vise la complétude de l'immanentisme spinoziste et derrière cet énoncé, l'aristotélisme fondateur de la métaphysique, qui entendent, explicitement et implicitement, définir le réel comme fini et complet. L'immanentisme radicalise la métaphysique comme couronnement du nihilisme antique (compromis avec l'ontologie) en situant la complétude dans le désir humain, à l'intérieur du réel fini (en réduisant le fini au désir). Il n'y a pas de complétude dans le fini, ce qui ruine la théorie nihiliste sous toutes ses moutures.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La théorie métaphysique ne peut que proposer une régularité isolée et bloquée, figée, inerte, qui du fait de son opposition avec le non-être voit le non-être se retourner contre elle en tant qu'élément étranger, souvent dénié, toujours porteur de la direction générale du sens. Le vice du nihilisme consiste à opposer le domaine fini au non-être, soit à opérer le contresens du non-être indéfini et indéfinissable, irrationnel et irrationaliste en lieu et place de l'infini de l'Etre ontologique. Alors que le propre du réel est de fonctionner en passant d'un domaine à un autre supérieur, de l'être fini à un être plus important, développé et croissant, sous l'effet du changement. La frontière interprétative entre le système nihiliste et le système ontologique est ténue. La vertu du nihilisme (isoler le fini) cache son vice fondamental (ne pas définir le non-être en tant que substitut de l'Etre et de l'infini). Tandis que la parenté de l'ontologie avec cette version métaphysique du nihilisme accroît son vice ou sa fragilité théorique (ne pas définir son fondement l'Etre) et amoindrit sa vertu (définir le non-être comme l'autre avec Platon).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-115283583878129701?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/115283583878129701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=115283583878129701' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/115283583878129701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/115283583878129701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/la-theorie-finie.html' title='La théorie finie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-671465490519862085</id><published>2011-12-04T03:27:00.001-08:00</published><updated>2011-12-04T03:28:14.846-08:00</updated><title type='text'>L'obscénité comique : la paix et changeons!</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;On ne résiste pas à l'appel du DSK.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/fldEfCZL6iQ" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ami lecteur, si tu veux rire, l'affaire DSK est propice au comique grotesque. Désormais que l'ancien chouchou des médias et candidat idéal à l'investiture socialiste se retrouve grillé par de multiples affaires de moeurs, voilà que son ami l'hagiographe-journaliste Taubmann ose&amp;nbsp;&lt;i&gt;encore&lt;/i&gt;&amp;nbsp;le défendre et prendre ses lecteurs pour des imbéciles. Que dit Taubmann au départ? DSK aurait été victime d'un coup monté. Déjà, je ne vois pas pourquoi le complotisme serait décrié quand on dénonce des complots d'Etat, alors que les mêmes médias dénonciateurs le valideraient quand il s'agit de défendre les officiels accusés. La mauvaise foi s'appelle du deux poids deux mesures et se place du côté du plus fort.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ensuite, la question est mal posée d'une manière caricaturale : il ne s'agit pas de savoir si DSK est victime ou non d'un complot. Pour ma part, je suis certain de l'hypothèse du complot, non que je sois complotiste (tout expliquer par des complots), mais parce que le traitement juridique du dossier américain est par trop contradictoire : soit notre dépravé DSK est innocent et il doit sur le champ se trouver réhabilité dans ses fonctions de directeur du FMI; soit il est coupable et il doit sur le champ être jugé et finir en prison aux États-Unis pour viol. Mais la question n'est pas de savoir s'il y a eu complot alors que DSK venait au préalable de passer la nuit en galante compagnie (ce que manifeste la décision du procureur Vance Jr. d'enterrer un dossier pour absence de preuves suffisantes... avec un dossier médico-légal concluant au viol, des blessures corporelles dont vaginales et des traces du sperme de DSK dans la suite). De même que la question n'est pas de savoir si Nafissatou raconte la vérité ou participe d'une machination retorse et complexe contre&amp;nbsp;DSK.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La question est de savoir pourquoi les avocats de DSK, qui sont des pointures de la procédure américaine et dont le pedigree de défenseurs inconditionnels du sionisme et de la mafia US indique leur mentalité, ont choisi de valider la version impossible de la relation sexuelle consentie et non du complot déformateur et truqueur. Pourtant, la version de l'acte sexuel consenti est invraisemblable parce que l'on voit mal pourquoi une femme de ménage ne connaissant pas DSK et venant pour des motifs obscurs épousseter la suite aurait pu en tombant sur le sexagénaire bedonnant et libidineux nu au sortir de sa douche&amp;nbsp;&lt;i&gt;flasher&lt;/i&gt;&amp;nbsp;sur cet anti-Apollon décati et ventripotent au point de foncer sur son sexe et de lui prodiguer une gâterie minutée dont l'irrationalisme renverrait sans le moindre doute à une vision stéréotypée fondée sur le racisme.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Comment le procureur américain a-t-il pu entériner une version aussi stupide de la scène? Comment des avocats peuvent-ils soutenir une version tellement ridicule? Il faut que tous nos experts et officiels prennent le grand public pour une bande d'imbéciles décérébrés, seulement préoccupés par leurs petits et minables plaisirs, pour vendre pareille camelote. Taubmann dépourvu d'imagination mais pas d'impudence nous dépeint et nous soutient mordicus la scène hilarante du rapport sexuel consenti entre inconnus se découvrant, rencontre pourtant démentie par la bonne raison, d'une manière si improbable que le fou rire est la meilleure arme face à l'imposture de ce mauvais scénario de film porno tourné dare-dare dans une chambre d'hôtel d'un pays slave paumé. Que l'on en juge s&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;elon une dépêche relayée par le quotidien conservateur français&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; line-height: normal;"&gt;&lt;i&gt;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/30/01016-20111130ARTFIG00625-carlton-sofitel-dsk-donne-sa-version-des-faits.php&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;dans&amp;nbsp;&lt;i&gt;Affaires DSK, la contre-enquête,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;Taubmann évoque une Nafissatou «surprise mais pas terrifiée» à la vue d'un DSK sortant nu de sa salle de bain. Elle est gentille, Nafi, parce que le physique pour le moins pachydermique de notre érotomane violent n'est pas vraiment du meilleur goût (du moins selon les critères du beau classique). Taubmann, bien renseigné visiblement, raconte avec détail et conviction : «Elle le fixe droit dans les yeux. Puis elle regarde ostensiblement son sexe». Ce scénario est digne de critères pornographiques, avec le mauvais goût si particulier&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;accordé&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&amp;nbsp;à ce genre de films&amp;nbsp;&lt;i&gt;brillants&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: on mate les yeux, puis vite fait on en arrive à la véritable fin de la quête (je n'ai pas dit &amp;nbsp;: de la quéquette). On se gausse du caractère irréaliste des scènes pornographiques, en particulier de la stupidité sans borne de leur scénario : eh bien, avec Taubmann retraçant les exploits de Nafi et DSK, nous sommes plongés en pleine vaudeville trash et porno, avec mauvais goût et irréalisme patents.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Taubmann qui a décidé de défendre becs et ongles son ami-candidat pas candide poursuit avec une interprétation tarabiscotée :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;DSK aurait vu dans le minaudage de la femme de ménage sans méninges «une proposition». Banco illico! Notre exégète DSK, qui en fait pratiquait en grand incompris dans la suite 2806 l'art abscons de la phénoménologie conjuguée à l'herméneutique (version Ricoeur ou Gadamer?), serait &amp;nbsp;la victime d'hallucinations surinterprétatives à tendance pathologique. Cependant, tout accusé ordinaire de viol se trouverait immédiatement condamné par ce genre de jugement confusionnel : Monsieur le juge, je vous jure, elle a regardé mon sexe, donc elle veut me faire une fellation, donc je peux la sauter, lui broyer le vagin et lui démonter l'épaule.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;Taubmann ne se rend-il même plus compte qu'en surenchérissant sur la version de DSK et de ses avocats américains, il légitime le viol en sus de l'invraisemblable outrancier? Même dans ce cadre grossier qu'il nous vend, Taubmann ne nous explique nullement la suite des exploits : comment notre érotomane à poil a-t-il procédé&amp;nbsp;&lt;i&gt;ensuite&lt;/i&gt;,&amp;nbsp;&lt;i&gt;in concreto&lt;/i&gt;, voire&amp;nbsp;&lt;i&gt;in petto&lt;/i&gt;, pour que la femme de ménage en rut et visiblement portée sur le sexe plus que sur les sentiments (mais non, ce n'est pas du racisme primaire) ne passe à l'acte de manière consentante et éphémère. Après son coup de force narratif (reconstruit?), l'avocat Taubmann propose une élision remarquable du moment le plus capital (ou capiteux) de la scène, qui consiste à sauter (sans vilain jeu de mots) le moment crucial de la relation sexuelle (viol ou consentement, peu importe), pour verser dans l'interprétation générale et&amp;nbsp;rétroactive. En l'occurrence, il s'agit d'une manoeuvre de diversion qui se révèle tout sauf anodine si l'&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;on s'avise que la diversion intentée permet de se détourner d'un problème de nature criminelle : la question du viol par DSK de sa femme de chambre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;Taubmann s'immisce dans le débat en produisant un&amp;nbsp;&lt;i&gt;viol rhétorique&lt;/i&gt;, consistant à déformer logiquement la scène, à produire des incohérences narratives grossières et à pratiquer la diversion mésinterprétative : «Rarement dans sa vie», Strauss-Kahn a refusé «la possibilité d'un moment de plaisir» - il «ne résiste pas à la tentation d'une fellation». Les enfants de DSK&amp;nbsp;seront prévenus : papa disciple de Keynes aime &amp;nbsp;les statistiques et les sucettes. Mais ce n'est pas un violeur, ni de peuple, ni de femme. Pour tout esprit libre et critique, la question honnête serait plutôt : entre cette Nafissatou qui scrute ce sexe si prisé et pourtant inconnu - et la transition vers la fellation, DSK a bien dû formuler une proposition, verbale (genre : "Toi belle Négresse sucer sexe à moi???"), au moins gestuelle (au lecteur d'imaginer le contenu de ce message, qu'un Taubmann pourrait reconstituer sans nul doute), à moins qu'il ne l'ait contrainte violemment à satisfaire son plaisir social (ah, se taper la femme de ménage&amp;nbsp;&lt;i&gt;black&lt;/i&gt;&amp;nbsp;de l'hôtel de luxe) et racial (ah, se taper la Guinéennne Peule Africaine Noire sauvage et sexuelle!). Bon, nous ne saurons jamais rien de probant et de nouveau avec Taubmann, qui s'enferre à souhait dans sa tactique de la diversion pathétique, au point d'en rajouter une couche sur les digressions sophistiques des avocats américains de DSK.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;La vraie question n'est pas de savoir si Nafissatou a volé le portable de DSK, si elle faisait partie d'une conjuration - ou si, variante avariée, DSK a été victime d'une conjuration, mais : y a-t-il eu viol ou pas, que Nafi soit menteuse, voleuse, suceuse, illettrée, Négresse et j'en passe? Et à cette question, alors que le rapport médico-légal répond par l'affirmative, le plumitif Taubmann contribue plus encore à donner à cette triste affaire criminelle (mais oui) une saveur rance de pornographie matinée d'oligarchie. Non seulement Taubmann ne nous livre aucune preuve que DSK n'a pas agressé sexuellement et physiquement sa femme de ménage, ce qui constitue le but de son intervention si médiatisée &amp;nbsp;(tout de même), mais encore il se vautre dans les pires relents du stéréotype, parfois racistes implicitement, consistant à expliquer qu'une pauvre femme, noire de surcroît, ne peut avoir été violée par un homme blanc, riche et puissant (raisonnement impeccable dont bien des faibles et des dominés de par le monde ont repris l'antienne simplette par suivisme apeuré).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;En outre, Taubmann réussit un exploit rare : se retrouver contredit par celui qu'il entend défendre. DSK a demandé à d'éventuels intervenants de ne pas s'occuper de cette affaire, sauf s'li s'agissait de la Justice (en même temps, il ne peut guère proposer moins).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;&lt;i&gt;http://www.pipole.net/dsk-mari-anne-sinclair-lache-michel-taubmann/124830/&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;Du coup, l'avocat contre-productif Taubmann a déjà perdu son pari en révision du réel car il s'attaque à un adversaire trop vaste pour lui. Il ne suffit pas de réfuter la seule histoire américaine de Nafissatou pour réussir à blanchir DSK l'érotomane partouzeur - mais pas violeur. En France, DSK a aussi été accusé de tentative de viol par une jeune journaliste dont la mère, ancienne conseillère générale socialiste de tendance (justement) DSK, a avoué il y a quelques mois avoir eu une relation sexuelle consentie et brutale avec DSK. DSK, comme dans l'affaire Nafissatou, a commencé par nier les faits, puis par reconnaître une tentative un peu fougueuse de baiser (au sens nominal, hein). Cette fois, en France, la procédure n'a pas été abandonnée faute de preuves (hum, hum). DSK a été condamné pour agression sexuelle, fait prescrit au bout de trois ans. DSK n'a pas été reconnu coupable de viol, mais d'agression sexuelle, un crime prescrit amis un crime, ce qui implique que DSK est tout à fait capable d'avoir violé Nafissatou.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; line-height: 19px;"&gt;Si l'on s'en tient au témoignage de Tristane Banon, DSK n'a pas été un dragueur lourdingue et pressant, voire oppressant, mais un agresseur sexuel. On le comprend : après avoir baisé la mère, il convenait toute affaire cessante de niquer la fille. Taubmann qui essaye de faire passer DSK pour un partouzeur chic, mais pas un violeur choc, se trouve contredit dans sa tentative de sophisme par cette reconnaissance émanant de la Justice française et contredisant les méthodes de travail de la Justice américaine (un procès politique). On trouve dans&amp;nbsp;&lt;i&gt;Le&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;&amp;nbsp;du 17 au 23 novembre 2011 une anecdote qui recoupe les accusations de violence sexuelle portée contre DSK par Nafissatou et Banon : page 104, le lecteur apprend que dans le cadre des soirées coquines organisées par des amis intéressés, le candidat ultra-libre-échangiste DSK aurait malmené une certaine Béa, une call-girl qui est aussi la compagne du proxénète Dodo la Saumure, ami d'enfance du directeur des relations publiques du Carlton, René Kojfer. C'est ce que confie un patron amateur de libre-échange et complice de DSK, David Roquet, directeur d'une filiale d'Eiffage, aux policiers qui lui demande s'il se souvient "de l'épisode où Béa a été malmenée par M. Strauss-Kahn?".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;b&gt;Réponse de l'impétrant : "J'ai su qu'il y avait un truc en descendant aux toilettes." La journaliste de l'article Sophie des Déserts commente : Dès le printemps 2009, l'incident s'est ébruité dans les rues de Lille. Dodo la Saumure ne manque pas de relater les mésaventures de Béa. Devant Kojfer et leurs copains policiers, devant des avocats, il palabre sur ce "malade de Strauss-Kahn."&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Deux commentaires :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;1) le ton bobo et condescendant de cet article, où l'on s'exprime de manière périphrastique et confusionnelle en confondant les "rues de Lille" avec certains milieux bien informés qui n'ont rien à voir avec les populaires rues de Lille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;2) le fait que les milieux policiers, judiciaires, affairistes et journalistiques aient été au courant des méthodes sexuelles violentes de DSK nous indique l'hypocrisie des journalistes soi-disant indépendants et honnêtes avant l'explosion de l'affaire Diallo de New-York : tous savaient déjà que DSK est plus qu'un partouzeur guindé et déshonoré. C'est un érotomane compulsif et violent. Dès lors, faire mine de n'être pas au courant d'un fait connu signifie au mieux qu'on est mal informé, ce qui n'est pas très brillant pour un journaliste compétent. Au pire, que l'on sort l'affaire quand elle est devenue publique et inévitable à relayer. Taubmann ne peut être de bonne foi en recoupant ce genre d'anecdotes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Par ailleurs, les méthodes du complot s'éclairent quand on s'avise que l'on n'a pas piégé un individu innocent, mais une crapule qui trompait dans le privé comme il trompait dans le public : ce partouzeur privé était dans le domaine politique un faux socialiste vrai ultralibéral. DSK entretenait une réputation plus qu'encombrante et a été éliminé par des factions financières qui voulaient enterrer sa politique de renflouement bancaire suicidaire pour les organismes financiers eux-mêmes. DSK n'est pas un innocent piégé, mais un puissant destructeur couvert pendant trente ans, qui s'est vu soudain piégé et qui ne sait pas comment réagir face à ce traitement moins tolérant et compréhensif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Que s'est-il passé avec Nafissatou à New-York? On ne le sait toujours pas, mais Taubmann ment évidemment en passant sous silence des informations qu'il n'est plus très malaisé d'obtenir. Car si ce qui s'est produit exactement demeure incertain dans cette affaire, ce qui est certain en revanche, c'est que DSK l'érotomane peut fort bien voir violé Nafissatou comme elle le clame et ne pourrait être victime d'un complot qu'en intégrant cette manipulation perverse dans le piège qu'il n'a pas su éviter. Voilà ce que c'est de vivre en régime oligarchique : nos représentants politiques sont tenus par leurs minables vices et peuvent à tout moment tomber. Ce qui s'est produit avec l'affaire minable Clinton pourrait survenir avec Jack Lang en France, gravement accusé à de multiples reprises et plus ou moins directement de pédophilie (qu'en est-il vraiment, ce serait à la Justice de le préciser).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Nous nous trouvons dans une époque d'obscénité généralisée qui coïncide avec l'effondrement de notre système libéral au sens idéologique plus large que le simple volet commercial. Dans l'affaire DSK, parlons d'obscénité comique, avec des débordements contre lesquels on ne peut que réagir avec honneur : cet homme à terre, justement déshonoré, que le public lui fiche la paix. Que ses crimes soient jugés, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis, mais que l'on n'attaque pas un homme au sol, comme les minables de l'OTAN l'ont fait avec le vieux Kadhafi et qu'on cesse le lynchage médiatique et al récupération politicarde (pour Kadhafi, on est allé jusqu'à diffuser les images dégradantes d'un lynchage effectif).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Revenons au sens : l'obscénité dévoile la saleté de notre monde libéral purulent et termianl. L'obscénité est inévitable dans un système fixe et fini qui ne se renouvelle pas et qui du coup manque aux règles élémentaires de l'hygiène. Du coup, les méthodes douteuses de nos cliques politiciennes corrompues te dépravées sentent fort mauvais. L'obscénité au sens large signale que notre système à bout de souffle mérite vraiment d'être remplacé par du nouveau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;P.S. 1. Une question en passant : pourquoi Anne Sinclair continue-t-elle à couvrir son énergumène de mari anciennement présidentiable et désormais grillé, qui est peut-être victime d'un complot dans l'affaire Nafissatou mais à condition qu'on intègre le complot dans le cadre d'un comportement délictueux jusqu'alors couvert? Sans chercher à proposer une interprétation détaillée d'une relation dont j'ignore beaucoup, il faudrait se demander comment réagirait Sinclair si son charmant mari coureur de dévergondées et autres paumées se lançait dans des avances raffinées et discrètes à l'intention de Claire Chazal, amie et alter ego sur la chaîne d'information TF1. Je penche résolument pour le divorce et le scandale immédiats, car Sinclair ne supporterait pas qu'on l'atteigne dans son principe de vie oligarchique, qui est sa manifestation de sa dignité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;Loin d'agir de manière incompréhensible et mystérieuse, Sinclair reprend l'attitude des dirigeants de l'Ancien Régime, où Madame la Duchesse fermait les yeux sur les troussages de domestiques de Monsieur tant qu'ils n'impliquaient pas des crimes perpétrés contre des égaux sur un plan social. Anne Sinclair accepterait que son mari saute n'importe quelle inférieure sociale, au lit du FMI ou sur la photocopieuse du Sofitel, à condition qu'il ne se comporte pas de la sorte avec des égaux. Selon cette grille de lecture, l'inégalitarisme social est tel que le comportement légal n'est pas le même suivant qu'on s'adresse à des inférieurs, qui sont frappés d'infériorité ontologique plus que sociale, ou à des égaux (l'élite).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;L'existence ne vaut que pour ce qui est dominateur et élitiste. C'est d'ailleurs ce qu'énonçait déjà Aristote avec son apologie de la domination dans un réel multiple et fragmenté. C'est aussi ce qu'ont souligné des défenseurs de DSK aussi maladroits que BHL le pestiféré néo-libyen (lui aussi discrédité), Jack Lang ou Jean-François Kahn en France. Loin de péter les plombs, nos esprits maladroits n'ont fait que proposer des arguties oligarchiques, selon lesquelles la loi n'est pas la même en fonction du rang social et l'existence ne vaut qu'en cas de domination. La loi est l'expression de la normalité à laquelle les esprits supérieurs se trouvent indépendants, du fait qu'ils sont ceux qui édictent les lois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;P.S. 2. Et puisque Taubmann persiste à défendre l'indéfendable, DSK a été dégommé par une affaire de moeurs sordide alors que son crime principal consiste non pas à avoir malmené des femmes au quatre coins du globe, en bon mondialiste amoral, mais à avoir pratiqué la politique la moins socialiste que je connaisse et la plus favorable aux principes suicidaires et destructeurs de l'ulralibéralisme. DSK n'a jamais été accusé de détruire les peuples d'Europe alors que se prédécesseurs au FMI sont accusés d'avoir affamé l'Afrique et l'Amérique latine. C'est pourtant la vérité la plus irréfragable, un crime bien plus considérable et abject que ses crimes privés et inexcusables. Curieuse époque où l'on a été obligé pour le dégager (pour de mauvaises raisons qui plus est) de l'accuser sexuellement, parce que le crime oligarchique n'est pas reconnu. Nous vivons une époque d'immanentisme simpliste, où c'est la loi du désir qui prévaut et où toute question politique se trouve dénuée de valeur. DSK n'a pas été dénoncé par des partisans républicains et démocrates, mais par une faction oligarchique opposée à son principe oligarchique. DSK a été décapité politiquement et médiatiquement par des ennemis oligarques et c'est bien ce fait violent qu'il faut retenir : le principe selon lequel c'est l'oligarchie qui détruit l'oligarchie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 19px;"&gt;P.S. 3. A cette première remarque terminale s'en ajoute une seconde sous forme de question : d'où vient le comique dans cette affaire de viol qui n'a rien de risible et tout de tragique? Son aspect justement tragi-comique? Les mensonges et les manipulations de DSK sont drôles parce que le faux renvoie au figé quand le vrai porte le mobile. C'est ce que notait Bergson dans le&amp;nbsp;&lt;i&gt;Rire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;avec son hypothèse du placage de l'inanimé sur l'animé, placage oxymorique et contre-nature qui évoque la chute impromptue ou cocasse. Le faux chez DSK, c'est son enfermement dans un périmètre qui est, autant que périmètre social, périmètre oligarchique étriqué et élitiste - la nostalgie de l'instant passé et glorieux (directeur du FMI ou présidentiable en France). Quand cet enfermement dépassé dans tous les sens du terme s'entrechoque avec la véritable situation (DSK érotomane, manipulateur et pervers, incapable d'occuper une place importante en France sans risquer de tout détruire politiquement comme il a tout détruit &amp;nbsp;affectivement, notamment chez ses enfants). Ce comique rappelle le ridicule de l'oligarchie, ce que rappellent les comédies de Molière ou les figures d'aristocrates dégénérés de la Cour d'un Louis XV (les fadaises du principe Charles au Royaume-Uni seraient tout aussi valables à notre époque opaque). L'obscène comique rappelle aussi que l'oligarchie est un principe mort plaqué arbitrairement sur le corps vivant de l'homme, tout comme le violeur tente de voler la vie de sa victime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-671465490519862085?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/671465490519862085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=671465490519862085' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/671465490519862085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/671465490519862085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/lobscenite-comique-la-paix-et-changeons.html' title='L&apos;obscénité comique : la paix et changeons!'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/fldEfCZL6iQ/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-1514037329364330299</id><published>2011-12-01T05:48:00.001-08:00</published><updated>2011-12-01T05:48:06.129-08:00</updated><title type='text'>La transvaluation politique</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La théorie fondamentale du libéralisme (la guerre de tous contre tous, Hobbes) recoupe l'idée-force de l'oligarchie selon laquelle les relations entre Etats sont fondées sur la force. Dans les années 70, un Kissinger en peine force de l'âge réaffirme ce concept, soufflé dans les allées, les couloirs et les boudoirs du RIIA britannique, qui le contrôlait depuis le début de sa carrière et qui est le véritable inspirateur de la politique étrangère américaine depuis quarante ans (et de son organe jumeau aux États-Unis, le CFR). Au départ du libéralisme, Hobbes promeut sa théorie politique du tous contre tous illusoire qui ne peut être surmontée dans la constitution de la société que par le Léviathan, sorte de tyran qui résout la violence de tous contre tous par la violence du pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La violence politique résout par la question du pouvoir autoritaire (violent) la violence individuelle. A l'autre bout de la chaîne (historique), le libéralisme décrépi et moribond de nos jours continue à promouvoir l'idée que ce sont les rapports de force qui dirigent les relations interhumaines. Comme Platon a réussi à montrer que la loi du plus fort est individuellement une catastrophe de loin inférieure à la morale (tant décriée depuis par le parti issu de Nietzsche), le libéralisme se concentre sur la faiblesse de l'argumentation platonicienne (et ontologique) : les ontologues peinant à définir la morale dans les relations politiques (les conseils de Platon sont chassés par Denys II le Jeune), les libéraux réaffirment la violence oligarchique déjà théorisée par Aristote.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ils abandonnent le domaine interindividuel pour se focaliser sur le domaine politique. Et là, ils clament &amp;nbsp;sans ambage que les relations entre États sont gouvernés par la loi du plus fort. La différence entre le libéralisme débutant d'un Hobbes et le libéralisme purulent propagé par la clique de théoriciens médiocres comme Kissinger (qui se prend pour l'avatar de Metternich) ne tient pas seulement à la prolifération quantitative des théoriciens qui accompagnent leur affaiblissement qualitatif singulier (Hobbes&amp;nbsp;&lt;i&gt;single&lt;/i&gt;&amp;nbsp;vaut plus que Kissinger And&amp;nbsp;Associates). La différence fondamentale tient à l'impossibilité des théoriciens médiocres de résoudre la dichotomie entre le principe démocratique et la loi du plus fort d'adaptation interétatique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le coup de force politique (la loi du plus fort comme relation naturelle et nécessaire entre États) devient coup de force théorique : on n'explique en aucun cas le passage rationnel du microcosme au macrocosme. Ou alors on recourt à des termes à connotation magique comme la transvaluation d'héritage nietzschéen. Il est amusant de constater à quel point par mimétisme une mentalité peut de manière contagieuse se propager et innerver des aspects différents, voire divergents d'une même approche de pensée fondamentale : le libéralisme et Nietzsche sont des branches qui sont étrangères, voire antagonistes sur certains aspects, mais qui se rejoignent fondamentalement.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;De même que Nietzsche, Spinoza et les libéraux fondateurs, dont Smith, font du plaisir et de la douleur les fondements de la pensée, de même Nietzsche propose une transvaluation de toutes les valeurs qui d'obédience irrationaliste s'attache (en vain) à résoudre la crise immanentiste portant sur la question du réel. Si le libéralisme se pique lui surtout de questions commerciales, économiques et politiques (au sens réducteur de l'idéologiqe), il recourt lui aussi, implicitement, à la méthode de la transvaluation - à inflexion idéologique. L'approche libérale est plus réductrice qu'une approche philosophique de tendance religieuse immanentiste.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'égoïsme en libéralisme et la transvaluation des vices privées en vertus publiques recoupe l'idée selon laquelle la loi du plus fort est pérenne et la transvaluation mystico-magique. Mais ce qui importe aux libéraux historiques revient à rendre cohérent le commerce, d'une manière très particulière, en liant le commerce et la loi du plus fort. Ce n'est pas autrement qu'il faut comprendre la transvaluation des vices privés en vertus publiques : ou l'intervention magique et providentielle de la main invisible dans l'équilibre des transactions commerciales. Toutes ces fadaises contribuent, avec l'apologie des vices privés et l'éloge de la loi du plus fort entre États, à rendre plausible et légitime le commerce envisagé comme domination économique par un Empire de ses colonies exploitées. Et c'est ce qui rend encore plus savoureuses les théories libérales démenties de nos jours par leur effondrement, surtout quand ces théories émanent de cercles progressistes (ah, les multiples écoles keynésiennes) et rendent la théorie du plus fort compatible avec l'idée d'une amélioration d'autant plus générale que cette généralisation confuse se révèle à l'examen restrictive et particulière.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-1514037329364330299?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/1514037329364330299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=1514037329364330299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1514037329364330299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1514037329364330299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/12/la-transvaluation-politique.html' title='La transvaluation politique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-7422434963606714915</id><published>2011-11-28T08:58:00.001-08:00</published><updated>2011-11-28T08:59:04.312-08:00</updated><title type='text'>Pour de nouvelles valeurs</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Je n'arrive plus à retrouver la vidéo en question, peu importe. Le président de l'Association des Maires de France Jacques Pellissard propose, pour empêcher le contrôle oligarchique du parrainage à l'élection présidentielle par les candidats des grands partis, l'alternative de deux parrainages au lieu d'un seul à l'heure actuelle. Le premier exprimerait le choix du maire, l'autre encouragerait les petits candidats à obtenir les 500 signatures nécessaires, laborieuses à obtenir quand on ne dispose pas du soutien d'un parti politique important. Jacques Pellissard intervient peut-être suite à une opération de campagne intéressée - pour sa réélection, mais, même ainsi, notre candidat ne sombre pas dans la démagogie : il cherche de nouvelles solutions. Au juste, j'ignore si sa proposition repose sur une vision régénératrice de la société ou si elle charrie une certaine utopie, mais Pellissard se fait le porte-parole du désarroi de nombreux maires de France, en particulier ceux des petites communes, villages ou bourgs, qui se trouvent frappés de plein fouet et au premier chef par la crise économique, et qui sont contraints à se révolter contre l'ordre injuste et oligarchique des grands partis politiques parisiens, ne représentant plus qu'eux-mêmes - plus certaines aspirations élitistes et fort peu populaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Ce que Pellissard cherche, c'est à encourager de nouvelles candidatures, non reconnues et fort minoritaires. Je pense au cas accablant pour les pratiques démocratiques de Cheminade en 1995, qui se présente à l'élection présidentielle, dénonce de manière prémonitoire le cancer financier et se retrouve ruiné par le Conseil constitutionnel, gravement calomnié dans son honneur (candidat de Saddam, fasciste/nazi, extrémiste de droite, voleur de vieille dame atteinte d'Alzheimer, gourou de secte américano-française...). Comment faire pour discréditer les idées nouvelles, qui sont accréditées par la terrible crise que nous traversons (et qui n'est pas qu'économique si on veut la traiter efficacement, pas en première couche) : en politique, le censeur est le libéralisme qui ose encore prétendre qu'il est le moins censeur et le plus libérateur des systèmes idéologiques (l'idéologique prétendant réconcilier l'économique avec le politique en réduisant le politique au commercial, déjà réduction de l'économique).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Nous nous trouvons dans une période de transition et de crise prévisible. Il est normal que les plus petites unités du maillage politique soient les plus exposées pour chercher de la nouveauté politique. Et pour trouver du nouveau politique, il faut du nouveau pas seulement politique, plus largement culturel, philosophique, en un mot plus général - religieux. Pelissard le représentant français des maires est bien placé pour répercuter le besoin de nouveauté politique, mais il le fait trop d'un simple point de vue politique, sans prendre en compte le lien entre la sphère politique et la sphère religieuse supérieure. Toujours est-il que l'on découvre par sa déclaration qui précède sa réélection et qui est l'un des thèmes-phares de sa campagne que les représentants politiques, confrontés à la terrible crise politique, institutionnelle, mettant en péril la survie des collectivités formant l'Etat-nation français, symbole des États-nations de l'Occident, dont le fédéralisme des États-Unis, cherchent des solutions nouvelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;L'effondrement du libéralisme ne laisse place à aucune alternative dans le donné. Quand le communisme s'est effondré autour de 1989, il restait l'alternative antagoniste du libéralisme - ce que le communisme (plus largement le socialisme) appelle improprement depuis Marx le capitalisme. Vingt après, bien qu'il ait claironné qu'il restait seul en&amp;nbsp;&lt;i&gt;liste&lt;/i&gt;&amp;nbsp;et qu'il triomphait de manière définitive au point d'abolir le temps, le changement et d'instaurer enfin la fin de l'histoire (pour reprendre l'expression de l'idéologue Fukuyama qui ne se prive pas de reprendre à son tour le métaphysicien Hegel en lui donnant des couleurs idéologiques), le libéralisme s'est effondré à son tour, à la suite de ce que les médias libéraux ont d'abord présenté comme une crise anecdotique des&amp;nbsp;&lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;&amp;nbsp;destinée à passer et à s'effacer.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;La fin du libéralisme n'est pas une crise passagère, minant provisoirement la bonne santé générale du système politique - la continuité de ce qui est surplombe l'effondrement de ce qui n'est plus. La fin du libéralisme signifie qu'il ne reste plus&amp;nbsp;&lt;i&gt;rien&lt;/i&gt;&amp;nbsp;après - pour le moment; car le libéralisme était non seulement l'idéologie majoritaire, mais aussi l'unique idéologie restante. Après lui, il ne reste plus rien de ce qui était, il ne reste que le spectre, la fin de l'homme - tout est à rebâtir. Si bien que la crise actuelle est la crise terminale de ce qui est et qu'il convient déjà de dénommer à l'imparfait (passé fini) autant qu'elle indique le besoin urgent et pressant de proposer du nouveau, d'inventer des formes originales et encore inconnues, formes qui ne sont pas seulement politiques, mais qui relèvent du culturel, du religieux dans un sens de plus en plus philosophique et de moins en moins révélé.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;La proposition de Pellissard indique le besoin vital de nouveau autant qu'elle se révèle trop limitée au champ politique. C'est une proposition sans doute intéressante dans le débat politique sclérosé, c'est aussi une proposition qui ne peut acquérir de valeur politique que si la réforme des valeurs ne se limite pas au débat politique,&amp;nbsp;mais entreprend un changement plus vaste - d'ordre culturel et religieux. Comme l'a proclamé le poète, c'est dans le péril que croît le salut. L'urgence désespérée de notre situation unique&amp;nbsp;indique que le salut est plus proche que la perdition et que la crise signifie moins la perte que le gain. L'intervention limitée de Pellisard dans le champ politique, loin de témoigner de l'insuffisance d'une proposition seulement politique, nous montre le besoin réconfortant de nouveauté cardinale chez l'homme, dans le champ politique et dans les valeurs qui le fondent.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;Nous ne&amp;nbsp;pourrons&amp;nbsp;pas nous en sortir en reprenant des valeurs passées (éculées), aussi précises soient-elles. Nous devons faire appel à du nouveau. Faire du nouveau avec des valeurs anciennes valeureuses, c'est nécessaire; mais il ne suffit pas d'en rester à des propositions recyclées ou élargies, fussent-elles non appliquées ou oubliées. L'urgence est que toutes les propositions, y compris les plus valeureuses, ont montré leurs limites. La création doit faire du nouveau avec de l'ancien signifie : élargir le domaine connu avec le recours à l'invention.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-7422434963606714915?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/7422434963606714915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=7422434963606714915' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7422434963606714915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7422434963606714915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/pour-de-nouvelles-valeurs.html' title='Pour de nouvelles valeurs'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-3807374256930105196</id><published>2011-11-25T02:36:00.001-08:00</published><updated>2011-11-25T02:36:50.164-08:00</updated><title type='text'>Le format monothéiste</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;De la méontologie (suite).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Si l'on délimite une brève histoire de la méontologie, dans un sens qui serait plus large que le sens strict conféré par Démocrite à la doctrine qu'il élabore comme parachèvement de l'école des atomistes d'Abdère, il faudrait l'arrêter à Aristote en tant que parachèvement évident de la méontologie. La méontologie recoupe l'histoire du nihilisme antique telle qu'on la retrouve en Grèce, notamment chez les présocratiques. La doctrine abdéritaine concoctée par Démocrite l'érudit consiste à nier l'ontologie et à lui substituer la dimension physique pure : le vide et les atomes. Fort bien - sauf que cette explication antiontologique au sens nihiliste de physique revient à proposer du contradictoire sous prétexte de simplifier la théorie ontologique. La philosophie rapportée à un discours physique, jugé plus léger que la lourdeur de l'appareil théorique ontologique, porte en elle des contradictions insolubles qui expliquent pourquoi la doctrine de Démocrite se trouve niée : ce qu'elle résout comme problème de départ, la simplicité lumineuse de ses solutions théoriques initiales, se retrouvent bien vite comme facteur de démultiplication des erreurs et des problèmes que l'ontologie posait.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Démocrite, loin de résoudre le problème fondamental du réel, l'a complexifié, ce qui n'est pas un mince exploit. Il ne l'a pas complexifié en proposant un modèle théorique concurrent et alternatif en fait plus compliqué que le modèle ontologique qu'il entendait simplifier; il l'a complexifié au sens où il n'aborde pas les problèmes théoriques et où son système théorique simplifié d'ordre physique en n'abordant pas les problèmes les rend plus insolubles et impénétrables encore. Démocrite l'atomiste forge le néologisme de&amp;nbsp;&lt;i&gt;méontologie&lt;/i&gt;&amp;nbsp;pour définir son système philosophique et suggérer fortement qu'il a forgé un système alternatif viable au système ontologique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce qui le dérange dans l'approche ontologique, c'est qu'elle définisse le réel comme le plein exclusif (selon la définition qu'en propose le présocratique Xénophane en parlant de la Terre illimitée en opposition notamment à Anaximandre). Démocrite revendique cette conception du vide et estime que c'est par le néant (terme physique) que l'on peut expliquer l'être. Démocrite trébuche sur le problème de la conciliation du fini et de l'infini, soit de la limite de l'être. Pour proposer une solution viable et cohérente, il oscille de manière contradictoire entre des atomes infinis qui du coup ne sont pas conciliables avec le vide - et des atomes en grand nombre mais finis qui laisse une place cohérente au vide, mais qui rendent la définition du vide/néant ténébreuse et pour le moins obscure.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Un des problèmes du nihilisme consiste à définir la place adéquate à la simplification de la théorie au niveau du physique. Plus on est radical dans le nihilisme plus on prône le remplacement de l'ontologie par le physique (et la réduction du discours philosophique à un commentaire sur la réalité physique); plus on se montre enclin à la théorisation pour résoudre l'explication du fini, plus on propose un schéma qui admet que l'on puisse théoriser à partir de l'être fini.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Gorgias entend tout détruire avec son discours provocateur et dévastateur en expliquant que l'être est du non-être - que tout est non-être. Selon cette conception, seul mérite d'être sauvegardé le discours au niveau de l'homme, le restant passant par pertes et profits (en dehors de la sphère de l'homme comme dans la sphère de l'homme). Gorgias peut être tenu pour plus radical encore que Démocrite, car pour Gorgias la connaissance n'existe pas, tandis que pour Démocrite la connaissance existe (selon certaines traditions, l'être existe, inconnaissable pour l'homme). Les sophistes sont un mouvement dans lequel on retrouve Protagoras, qui serait ainsi moins radical que Gorgias, ou moins provocateur; mais plus radical que les atomistes de sa ville d'Abdère, puisque lui aussi réduit la connaissance au discours et à la rhétorique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;D'une manière générale, on pourrait définir les sophistes comme ceux qui nient la connaissance au profit du discours. Pour le méontologue, la connaissance existe : elle est physique. Pour le sophiste, la connaissance n'existe pas : seul le discours existe (la réalité équivaudrait au discours). L'intervention d'Aristote survient au moment où le nihilisme antique est discrédité tant d'un point de vue atomiste que chez les sophistes. Et les deux grands partis du nihilisme antique se trouvent discrédités par Platon, qui a réussi à imposer le discours le plus cohérent, non seulement à l'ontologie, mais également aux nihilistes.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Les satires virulentes de Platon à l'encontre des sophistes et le silence assourdissant autour de Démocrite sont des plus connues; on note moins que Platon entend perfectionner l'ontologie de Parménide (et des autres tenants de l'ontologie présocratique) et qu'à ce titre, en prétendant perfectionner l'ontologie qui lui précède, il la critique implicitement - de manière également virulente. Aristote est l'élève de Platon mais il vient étudier dans l'Académie en tant qu'il se montre persuadé par son rang social autant que par son éducation poussée des mérites de l'oligarchie. Le nihilisme le laisse suffisamment distant et critique pour qu'il décide de pousser ses études avec l'Académie.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais plus il étudie dans l'Académie, plus il se montre distant de l'ontologie platonicienne, fondamentalement sur un point précis : la question de l'Etre. Aristote ne se trouve pas en accord avec l'Etre infini qui engloberait l'être fini. Il croit en l'être fini, il rejette l'Etre infini. Son argument est simple : si l'Etre existe, pourquoi Platon ne parvient-il pas à définir l'Etre? Conclusion d'Aristote : si son maître n'y parvient pas, c'est qu'il se trompe - Aristote respecte trop son maître (voire certains de ses condisciples) pour estimer qu'ils pourraient ne pas définir correctement l'Etre si l'hypothèse était possible. S'ils n'y arrivent pas, c'est que c'est impossible; autrement dit : que l'Etre s'avère une mauvaise définition pour le réel non sensible (selon le vocabulaire ontologique).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Peut-être Aristote part-il du constat politique empirique selon lequel les inégalités indiquent que seul importe ce qui domine socialement, soit que seul importe le supérieur. Mais cette focalisation sur le supérieur exprime l'idée que seul le supérieur est conservé dans la suite de ce qui est fini et que le reste du réel fini disparaît. En conséquence, il ne sert à rien de se préoccuper de l'ensemble du réel, mais seulement de ce qui nous est proche et familier. Au passage, on comprend mieux la radicalisation de l'immanentisme autour du désir et la définition de la liberté comme augmentation de la puissance.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais Aristote ne s'en tient pas à cette morale étriquée et favorable à l'oligarchie. Il part de cette morale pour forger une théorie du réel qui sera si originale qu'elle se démarquera de l'ontologie comme du nihilisme : la métaphysique (même si ce terme est posthume, il rend compte de l'originalité de la démarche d'Aristote). Son fondement consiste à expliquer que l'explicable est le supérieur du fini et que le restant est inexplicable, inconnaissable et inintéressant.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Si je propose de terminer l'histoire de la méontologie et du nihilisme antique avec Aristote, c'est parce que son projet, qui sera baptisé métaphysique par ses disciples, parachève la méontologie en la rendant enfin cohérente d'une certaine manière, d'un point de vue interne - à l'intérieur de l'être fini. Aristote rejette la solution provocatrice de Gorgias consistant à proposer un nihilisme intégral. Pour lui, l'être fini est entouré de non-être indéfini et irrationnel (inabordable dans le discours et par la connaissance).&amp;nbsp;Aristote entend définir le non-être à côté de l'être comme l'indéfinissable, reconnaissant qu'il existe une partie importante d'indéfinissable dans le réel.&amp;nbsp;Ce qui définit et spécifie le nihiliste, c'est sa reconnaissance de la négativité comme signifiante. Le non-être se trouve définit par son préfixe négatif et négativisme.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Aristote reprend la méthode irrationaliste consistant à décréter que l'être tel qu'il est est le réel et que cette définition du réel complet s'obtient en admettant qu'il existe autre chose que le réel à côté du réel. Cet autre chose n'est pas accessible à la connaissance et se désigne de manière inconnaissable par non-être. Il s'agit de marquer que la connaissance n'a pas accès au négatif et que le négatif désigne l'inconnaissable, se traduisant par le discours. Au contraire, Platon cherche à définir le non-être et il le définit par l'autre. &amp;nbsp;Platon cherche à montrer que le discours peut résoudre le problème et le défi posés par le nihilisme, tandis qu'Aristote est persuadé que l'on achèvera la méontologie par la solution métaphysique : se concentrer sur l'immédiat fini, le condensé du donné et oublier - le reste.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;On peut conclure en affirmant qu'Aristote a manifesté le génie philosophique de donner au nihilisme antique, balançant entre polythéisme et monothéisme, une cohérence supérieure, digne du monothéisme naissant.&amp;nbsp;C'est ce qu'on appellera après Aristote la métaphysique. Ce n'est pas un hasard si cette métaphysique connut une fortune si prospère puis à partir du triomphe de la Renaissance un oubli si cuisant. La métaphysique est actuelle dans le monothéisme en ce qu'elle propose un format monothéiste pour le non-être obsolète du format polythéiste.&amp;nbsp;Ce format est la finitude du réel.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Et ce n'est pas non plus un hasard si la métaphysique disparaît avec le monothéisme, juste avant : Heidegger pourrait être baptisé le dernier métaphysicien. Sa définition du Dasein, que l'on présente comme son innovation géniale (voir notamment les élucubrations enthousiaste à ce sujet d'un Conche), reprend mot pour mot la définition d'Aristote pour mieux perfectionner et achever Hegel : d'un réel fin on est passé au Dasein, qui est le déploiement fini de l'être nimbé de non-être (puisque Heidegger prisait tant la poésie mystérieuse, accordons-lui le plaisir d'une certaine emphase stylistique à défaut de qualité stylistique).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-3807374256930105196?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/3807374256930105196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=3807374256930105196' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3807374256930105196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3807374256930105196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/le-format-monotheiste.html' title='Le format monothéiste'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-5741119293922285362</id><published>2011-11-22T03:27:00.001-08:00</published><updated>2011-11-22T03:27:31.042-08:00</updated><title type='text'>Rumeurs de guerre</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;http://fr.rian.ru/world/20111117/192011216.html&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Il ne faudra pas se plaindre. Nous nous trouvons face à un risque de conflit mondial à dimension nucléaire. Non, ce n'est pas de la mauvaise science-fiction apocalyptique utilisant l'arme nucléaire comme avatar de menace, c'est de l'information réaliste, répétée par les grands journaux d'Occident et du monde. A ceux qui se demandent stupéfaits quelle guerre peut bien survenir dans ce monde si pacifié et calme, depuis leur naissance au moins, on peut désormais répondre : le risque de la troisième guerre mondiale opposerait la zone atlantique à la zone pacifique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ne retardez pas d'une guerre, cessez de bégayer, de zézayer et ouvrez les yeux : nous risquons une guerre mondiale dont le péril serait nucléaire. Quelle serait la zone de fracture? Comme LaRouche l'a expliqué dans sa mise en garde stratégique, contrairement aux grandes muettes fort actives sur le terrain, le Moyen-Orient a remplacé les Balkans des deux guerres mondiales précédentes (en particulier la Première guerre mondiale). La déstabilisation intervient dans le Moyen-Orient, dans le cadre des prémisses de l'affrontement entre la zone transatlantique en effondrement virulent et la zone transpacifique qui essaye de prendre la place de la zone transatlantique&amp;nbsp;&lt;i&gt;d'un point de vue oligarchique&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La guerre contre le terrorisme se trouve close depuis la mort&amp;nbsp;&lt;i&gt;médiatique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;d'Oussama. Notre programme de guerre contre le terrorisme consistait à lutter contre un ennemi invisible désigné sous le nom d'al Quaeda. En réalité, cet ennemi fantasmatique cachait une autre identité, moins avouable et plus effective : la menace transpacifique. Cette menace ne désigne pas le haussement du niveau de vie général dans cette zone. Il s'agit d'une oligarchisation du monde qui affecte tant la zone transatlantique que la zone transpacifique. Face à l'effondrement transatlantique (en cours), la zone transpacifique jusqu'alors exploitée par la zone transatlantique entend supplanter sa rivale&amp;nbsp;&lt;i&gt;d'un point de vue oligarchique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;- substituant&amp;nbsp;&lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt;&amp;nbsp;à l'ordre oligarchique transatlantique un ordre alternatif transpacifique tout aussi oligarchique, et même plus, forcené et bien implanté dans certaines mentalités hindoues ou asiatiques.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Pour sortir de cette rivalité, il ne convient pas de lutter contre la tentative de suprématie oligarchique de l'une des deux zones, la transatlantique si l'on vit en Occident, mais contre l'oligarchie en général, qu'elle soit transatlantique ou transpacifique. Dans une mentalité républicaine, où chacun se développe de l'intérieur vers l'extérieur, les deux zones ont leur place dans un développement qui mène vers l'espace et non dans le repli d'une guerre fratricide et inutile entre les deux sphères prétendant à l'oligarchie. La troisième guerre mondiale exprimerait le parachèvement de la guerre oligarchique totale, avec ceci de particulier, de plus historiquement, que la mondialisation comme suite s'est substituée à l'internationalisation en place après la Seconde guerre mondiale.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La guerre oligarchique mondiale serait l'expression de la fin du mondialisme comme fin de l'internationalisation et de la mondialisation (fin de l'histoire selon un Fukushima en tant que terme de l'oligarchie). Raison pour laquelle les élites promeuvent la guerre totale : l'oligarchie sortirait à tous les coups vainqueur de ce conflit généralisé, alors que les peuples en seraient les grands perdants. C'est ce qui s'est&amp;nbsp;&lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt;&amp;nbsp;produit en Libye, où l'Occident impérialiste a tiré la leçon des révolutions arabes réellement populaires, notamment en Tunisie et en Egypte. Non seulement les révoltes populaires du Golfe ont été réprimées avec force et massacres, notamment par l'Arabie saoudite, mais encore depuis les phénomènes populaires et spontanés de Tunisie et d'Egypte, les États occidentaux relayés par leur appui local l'Arabie saoudite (et ses satellites périphériques) ont lancé des contre-révolutions amlagamantes et amalgamées, une particularité que Meyssan a documentée et qui consiste en gros à renverser des régimes en place (fussent-ils dictatoriaux) comme en Libye ou en Syrie pour renforcer le contrôle impérialiste et occidental déclinant et substituer à un certain ordre local (aussi dictatorial soit-il) le chaos sous couvert d'ingérence démocratique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Cette stratégie qui entérine la fin de la guerre contre le terrorisme et son remplacement par la politique du chaos utilise les mercenaires d'al Quaeda en alliés instrumentalisés de l'Occident et de sa force militaire l'OTAN, sur le modèle de la guerre de Yougoslavie (et du conflit spécifique de Bosnie). Dans ce cadre, la guerre de Libye a été légitimée (vendue) aux populations aveuglées et individualistes d'Occident comme une guerre d'ingérence démocratique (voire humanitaire) consistant à évincer un dictateur sanglant et violeur (le Colonel Kadhafi, assassiné sauvagement, suite à un lynchage prévu) en appuyant une révolte qui n'avait rien de populaire, mais qui émanait de groupes minoritaires d'islamistes et de grands bourgeois acquis aux exigences de l'ultralibéralisme d'Occident. L'OTAN a soutenu des factions minoritaires autochtones par des moyens militaires d'envergure, des flottes aériennes considérables plus des troupes au sol en nombre (plusieurs milliers de mercenaires étrangers, du Qatar ou des pays de l'OTAN, des loufiats d'al Quaeda et des islamistes autochtones). Cette stratégie se reproduit sur le même modèle en Syrie, dans des proportions différentes (et que je connais mal). Il n'est pas question de légitimer les dictateurs façon Kadhafi ou sauce Assad, mais de constater que la reprise en main contre-révolutionnaire des révoltes populaires du printemps arabe sert la stratégie globale oligarchique de déstabilisation politique du Moyen-Orient (au sens large) aux fins de lancer la guerre totale et chaotique sous prétexte de lutter contre la montée en puissance du la zone transpacifique aux dépens de la zone transatlantique, avec cette précision que les deux zones sont interconnectées et que l'effondrement de la zone transatlantique aura un impact fort sur le niveau de vie de la zone transpacifique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Si le chaos s'installe dans la zone transatlantique, la succession de la zone transpacifique s'opérera d'une manière oligarchique (et chaotique), avec un niveau de vie moyen faible pour les peuples de cette zone et un inégalitarisme forcené, que certains adoubent d'ores et déjà dans cette zone : l'idéal républicain sera abandonné au profit du rêve oligarchique. C'est vers cette voie que l'on se dirige et à laquelle les guerres contre-révolutionnaires du Moyen-Orient nous préparent et nous convient. Le but de ces guerres pour le moment locales (localisées en Orient) est d'accélérer le processus d'oligarchisation via l'effondrement transatlantique et l'effondrement de l'idéal républicain en Occident (en particulier aux Etats-Unis de la tradition F.D. Roosevelt) et de préparer la succession de l'hégémonie transatlantique par le rival transpacifique avec ce remplacement final de l'idéal républicain par l'idéal oligarchique. Il ne s'agit pas par la guerre d'empêcher la menace de la zone transpacifique aux dépens de la transatlantique; mais de permettre que cette tension rendue constante s'établisse au profit de l'oligarchie et aux dépens des peuples.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Dans l'idéal républicain, la montée de la zone transpacifique serait une bonne nouvelle pour la zone transatlantique, car elle annoncerait l'élévation du niveau mondial moyen et la disparition progressive des élites de type oligarchique. Les&amp;nbsp;peuples de la zone transatlantique n'ont pas à pâtir du développement intérieur des peuples de la zone transpacifique. Au contraire, le développement mutuel est le propre de l'idéal républicain.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Par contre, le propre de l'idéal oligarchique est d'instiller et d'encourager la scission et l'inégalitarisme, avec une tactique constante : toujours opposer deux blocs de manière antagoniste et irréconciliable de préférence. L'opposition de la zone transatlantique à la transpacifique recoupe l'opposition Est/Ouest de l'époque Guerre froide, avec ceci de particulier qu'il ne s'agit plus d'obtenir un immobilisme plutôt favorable aux intérêts des peuples de l'Ouest que d'accélérer le processus d'oligarchie à la faveur de l'effondrement de l'Ouest. Le propre du raisonnement républicain est de considérer que les richesses sont suffisantes pour tous les hommes, à la faveur de sa faculté unique dans le règne animal de créer de nouvelles richesses. Le propre du raisonnement oligarchique est au contraire de considérer que les richesses sont limitées et qu'en conséquence le seul moyen de s'adapter à cette limitation décroissante consiste à adouber l'inégalitarisme de répartition.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Pour ce faire, il convient de créer une opposition politique externe qui diffère de l'opposition sociale interne entre les classes sociales jugées comme des différences qualitatives irréconciliables.&amp;nbsp;Cette opposition externe est la conséquence de l'opposition interne. Elle est une illusion suite à l'erreur de raisonnement interne. L'affrontement entre les zones transatlantique et transpacifique répond à cette illusion de légitimer l'oligarchie au niveau mondial. Il faut un prétexte pour lancer la guerre mondiale qui serait la raison idéale et manipulatrice pour précipiter le phénomène d'oligarchie : le prétexte coïncide avec la région en conflits du Moyen-Orient, qui connaît des soubresauts liés à son statut de région colonisée par l'Occident hégémonique, mais dont l'influence réelle sur le globe se limite à sa dimension symbolique : en tant que région musulmane colonisée, elle constitue l'indicateur du soulèvement des peuples face à l'effondrement impérialiste de la zone transatlantique mondialement hégémonique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Sans doute est-ce la raison pour laquelle le monde risque de s'embraser non plus dans les Balkans, mais dans le Moyen-Orient. Un petit pays comme la Syrie est stratégique du fait de son système d'alliance avec la Russie et avec l'Iran, lui visé en définitive après la Libye et la Syrie par l'Empire britannique via Israël et son dirigeant notoirement pro-britannique Netanyahu. On pourrait parler pour le cas syrien de pivot dont l'importance stratégique est inversement proportionnelle à l'importance politique mondiale. Et la Libye, qui s'est trouvée renversée à la faveur de ce rééquilibrage mondial, n'a pas été défendue à l'ONU par la Russie ou la Chine parce qu'elle ne disposait pas d'un système d'alliance avec les puissances de la zone transpacifique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Du coup, on l'a renversée pour précipiter le conflit entre la zone transatlantique et la zone transpacifique - plus que pour accélerer la colonisation de l'Afrique (déjà effective) ou la réorganisation de la Méditerranée. La Libye jouait le jeu indirect du développement transpacifique au détriment de l'hégémonie traditionnelle de la zone transatlantique (et de l'Empire britannique, auquel le clan Kadhafi servait de courroie de transmission régionale). La Libye dans ce dispositif empêchait la montée en puissance de la guerre mondiale. Elle s'est trouvée bombardée et détruite pour permettre non pas tant la colonisation accrue de l'Afrique (objectif secondaire&amp;nbsp;lié) que l'affrontement Ouest-Est dans la stratégie plus générale d'oligarchisation du monde.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La Libye fonctionnait sur un monde oligarchique prononcé, avec ce fédéralisme intertribal qui fonctionnait sur la redistribution de la rente énergétique et l'absence de doute industralisation du pays. La Libye intertribale favorisait l'oligarchie de la zone transpacifique; ce qui dérangeait est qu'elle bloquait ainsi la possibilité de l'affrontement entre la zone transatlantique et la zone transpacifique et qu'elle empêchait la possibilité d'une mise en place de l'oligarchisation mondiale jouant sur cette dimension de guerre et de chaos. La Libye promouvait plutôt un ordre d'oligarchies régionales s'opposant à la stratégie d'oligarchie mondiale.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La stratégie d'oligarchie mondiale s'appuie sur la guerre et le chaos généralisés, d'où émergeront des élites dont la spécificité sera de ne plus être régionale, voire à portée internationale, mais mondiales au sens restreint et connoté de mondialistes. Il existe un projet original d'oligarchie mondialiste qui entend réussir la pérennisation du modèle oligarchique là où les précédents modèles régionaux sont échoué : ils étaient trop limités dans leur dimension régionale, alors que le mondialisme permettra une stratégie unique et un affrontement bipolaire - non plus multipolaire. Le clan Kadhafi libyen pèse dans cette stratégie mondiale d'une manière marginale, comme un poids superplume. Par contre, le sort libyen funeste annonce le passage du satrape inadapté et dépassé à l'oligarque mondialiste dont la source de profit principale repose sur la guerre de tous contre tous, constat de nature d'un Hobbes qui, loin de se trouver circonscrit au niveau de l'Empire britannique des limbes, se trouve étendu au niveau mondial unique et propose que le modèle du Léviathan désigne ces factions oligarchiques mondialistes dominant le chaos généralisé et la relative hégémonie de la zone transpacifique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Pour que l'ordre oligarchique perdure, il convient que la guerre généralisée soit la constante historique et que le conflit radical contre le peuple libyen devienne la constante régulant l'ordre mondial tel que l'entend le Nouvel Ordre Mondial. La catastrophe qui est survenue en Libye est la menace qui pèse sur l'humanité en cas de guerre mondialiste : guerre généralisée, incessante et antagoniste au profit d'oligarchies qui quelles que soient leur taille et leur influence agissent toujours au profit de la stratégie mondialiste et des oligarchies de taille mondialiste. La Libye se retrouve ainsi au carrefour stratégique entre la cause et la conséquence de la menace de guerre mondiale. Cause : il fallait détruire la Libye pour déstabiliser la région et lancer une possible attaque régionale contre l'Iran, prélude à une guerre mondiale. Conséquence : si cette guerre se déclenchait pour pallier à la crise financière terminale et insoluble, elle prendrait la forme de la guerre de tous contre tous et de l'établissement d'un Léviathan mondialiste et final.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-5741119293922285362?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/5741119293922285362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=5741119293922285362' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5741119293922285362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5741119293922285362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/rumeurs-de-guerre_22.html' title='Rumeurs de guerre'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-8902431708809253834</id><published>2011-11-17T01:00:00.001-08:00</published><updated>2011-11-17T01:04:45.587-08:00</updated><title type='text'>Négatif</title><content type='html'>&lt;i&gt;De la méontologie (suite).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Quand Aristote claironne qu'il a trouvé le principe de non-contradiction comme résolution de la logique et de la philosophie, il ne blague pas. Il ne s'agit pas pour lui d'une simple subversion de la doctrine ontologique selon laquelle seul l'infini permet de résoudre la contradiction. Aristote estime avoir trouvé de manière antiontologique et métaphysique le couronnement de la doctrine nihiliste et philosophique au sens où il détiendrait le principe fini de non-contradiction - la non-contradiction finie. Une fois de plus, Aristote fait preuve d'un irrationalisme fondamental et forcené, lui qui passe pour le grand rationaliste de son temps (et de l'Antiquité) : outre qu'il peine à définir le non-être (alors qu'il explique l'être fini par le non-être), il parle de&amp;nbsp;&lt;i&gt;non&lt;/i&gt;-contradiction, ce qui est un terme négatif pour désigner le principe de fonctionnement positif de l'être.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Aristote parle de non-contradiction parce qu'il estime avoir résolu la contradiction intenable propre au nihilisme, en particulier chez Démocrite l'atomiste d'Abdère. Qu'Aristote nomme son principe viable au niveau de l'être fini "non-contradiction"est une manière décisive de reconnaître que selon lui le négatif en tant que nommé par la négation existe (si tant est que ce qui n'est pas peut être) : selon la théorie bancale et branlante d'Aristote, les éléments viables au niveau de l'être sont reliés au non-être, ce qui constitue la principale innovation aristotélicienne, et qui vaudra à son auteur comme à sa démarche appelée de manière posthume&amp;nbsp;&lt;i&gt;métaphysique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;la gloire écrasante (congelée avec la scolastique). Justement, l'innovation d'Aristote consiste à expliquer la multiplicité de l'être fini par la multiplicité du non-être.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le principe de non-contradiction se situe au coeur de l'innovation d'Aristote, qui par le truchement de disciples fameux baptise&amp;nbsp;&lt;i&gt;métaphysique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;sa démarche philosophique, parce qu'il a réussi le compromis qu'il estime viable entre l'ontologie et le nihilisme. Le problème du nihilisme est de présenter une doctrine qui se voudrait réaliste et concrète (sensible au souci du réel), mais qui se révèle vite contradictoire. Le nihilisme aussi séduisant soit-il par son réalisme est intenable, promis à l'effondrement, parce que le réel immédiat (fini) se &amp;nbsp;révèle entouré des brumes du non-être. La doctrine de Démocrite l'érudit du nihilisme est sur ce point limpide. Démocrite ne parvient pas à relier ses atomes avec le vide dans une doctrine physique qui débarrasserait la philosophie (comme théorie du réel) de sa prétention ontologique :&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;1) Démocrite peine à définir les atomes comme finis, en grand nombre, ou infinis, hypothèse ce qui rendrait leur cohabitation inexplicable avec le vide;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;2) Démocrite ne définit pas le vide bien qu'il essaye visiblement de lui conférer une connotation et une orientation physique non ontologique et rapportée exclusivement aux atomes;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;3) Démocrite n'explique pas le lien entre le vide et les atomes, en particulier l'existence de ces atomes qui étant inexpliqués ne se montrent guère crédibles et tendent à réhabiliter l'ontologie plutôt qu'à la discréditer en la dépassant et en indiquant le caractère illusoire de son discours.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La non-contradiction signifie que le néant existe et qu'il existe en plus du néant un être qui tout en procédant du néant et en reconnaissant le néant se révèle cohérent. Le principe de non-contradiction empêche la conjonction de p et -p en même temps et sur le même point. La non-contradiction reconnaît implicitement l'existence de la contradiction dans un domaine qui n'est pas celui de l'être. Le principe de non-contradiction est ainsi fini et relatif, subordonné à la&amp;nbsp;contradiction, comme l'être l'est au non-être. Car que claironne Aristote avec son principe de non-contradiction, surtout si l'on se souvient que l'être d'Aristote est fini?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Qu'il a enfin trouvé la cohérence qui échappait au nihilisme. Bien entendu, Aristote ne veut pas en rester au nihilisme, mais dépasser l'opposition nihilisme/ontologie. L'être fini est cohérent du fait qu'il se trouve soumis au principe de non-contradiction. Quant au non-être, s'il se trouve assujetti au principe de contradiction, il joue le même rôle qu'entre l'être multiple et fini et le non-être du même tonneau : moins qu'expliquer de manière inexplicable, il sert surtout de débarras à problèmes. La non-contradiction s'obtient au prix de la contradiction, tout comme l'être s'obtient par le non-être. Mais comment expliquer l'être - et le non-être? Vous ne trouverez aucune explication chez Aristote. Donc l'être d'Aristote qui passe pour cohérent et rationnel du fait qu'il est soumis au principe de non-contradiction, repose selon son auteur sur l'irrationnel.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce qu'Aristote a trouvé, c'est un moyen de poser un être fini, avec un prix exorbitant : la destruction de tout ce qui est non-être, théorisée par la contradiction, qui est le synonyme de la destruction; puis la destruction de l'être. Le système théorique d'Aristote détruit : pour preuve : il fige le savoir à son niveau en décrétant qu'il est parvenu à la fin de la connaissance, et cette prétention, largement avalisée par la scolastique, se trouvera pourtant démentie par les découvertes scientifiques à partir de la Renaissance. Puis l'aristotélisme pousse à la rénovation de la destruction avec la poursuite de l'aventure métaphysique dans la modernité : Descartes sert de caution à cette prolongation typique avec son&amp;nbsp;&lt;i&gt;deus ex machina&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Il renouvelle l'irrationalisme métaphysique, dont la spécificité consiste à se targuer de son rationalisme dans l'être en se débarrassant de l'irrationalisme dans le non-être. La réforme cartésienne permet de donner une certaine définition au non-être, en le définissant comme le domaine du divin&amp;nbsp;&lt;i&gt;miraculeux&lt;/i&gt;. L'être est soumis aux lois physiques et mécaniques les plus nécessaires et inchangeables; tandis que &amp;nbsp;le non-être devient le Dieu miraculeux en termes monothéistes chrétiens. Heidegger loin de parachever la métaphysique et de l'achever de manière aristotélicienne avec son annonce hégélienne de la fin de la philosophie ne propose rien d'autre que l'enterrement du programme métaphysique.&amp;nbsp;Son Dasein essaye péniblement de contextualiser l'être fini du Dasein dans le temps et ainsi de conférer une définition nouvelle à un divin qui n'est plus métaphysique mais qui serait à chercher quelque part entre le langage philosophique poétique des présocratiques et la poésie moderne mystique (dont Heidegger fait grand cas dans un élan de mysticisme pour le coup irrationaliste et désespéré).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'héritage d'Aristote consiste ainsi à rendre cohérent l'être en se débarrassant des problèmes irrationalistes dans le non-être contradictoire (noeud de contradictions). La réforme cartésienne consiste elle à définir le non-être comme le lieu du Dieu miraculeux. Aristote claironne qu'il a trouvé le parachèvement de la philosophie (plus que du nihilisme) qui consiste à associer le nihilisme et l'ontologie pour former la métaphysique. L'innovation d'Aristote consiste à reprendre l'exigence de cohérence de l'ontologie et l'idée de non-être entourant l'être fini du nihilisme. Il pense être parvenu à la cohérence en forgeant un être fini cohérent expliqué par un non-être prenant la place de l'infini dans l'ontologie (l'Etre) et ayant pour particularité l'incohérence totale. L'être cohérent se forge au moyen du non-être qui sert de fourre-tout et de débarras.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Quand Aristote claironne qu'il est parvenu à la fin de l'histoire, il ne s'agit pas de rodomontade grandiloquente, mais d'un constat qu'il dresse selon son système métaphysique : car l'être fini peut être assez rapidement connu, ce dont il escompte la paternité; et le non-être n'est pas connaissable. Le problème, c'est que ce principe de non-contradiction n'est principe que dans le domaine de l'être fini et qu'un principe qui ne concerne qu'une partie du réel n'est pas un principe en ce qu'il instaure une coupure épistémologique dans l'être. Le principe logique n'est pas logique ne ce que la logique implique non pas l'application dans le domaine fini de l'être, mais l'application universelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Aristote confond le caractère provisoire du principe à vocation universelle avec le caractère définitif du principe à vocation finie, relative et singulière. Son système s'effondre à partir de son fondement puisque si la cohérence est obtenue dans le domaine de l'être, il ne s'agit pas de l'être immuable et éternel (dont l'éternité demeure inexpliquée), mais de l'être donné au moment où Aristote l'antique rédige ses oeuvres scientifiques et philosophiques (dont l'entreprise de logique). Cette carence spécifique à la conception de l'être, carence historiquement attestée par le progrès scientifique, notamment dans la modernité (suite à l'abolition de la scolastique péripatéticienne), recoupe la carence sémantique du non-être, puisque le négatif indique la différence mais ne la définit pas, et plus grave, refuse de la définir - la définit comme indéfinissable.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;C'est une fuite en avant que le système métaphysique, qui fournit une cohérence donnée à condition que le problème nihiliste de l'incohérence ne se trouve pas résolu, mais dénié, renvoyé aux calendes grecques (c'est le cas de le dire) dans la poubelle philosophique du non-être. Le non-être est un débarras au sens de placard. Mais les cadavres qu'on y entrepose continuent à pourrir et finissent par vicier et détruire l'atmosphère de la chambre. Le caractère fini et relativiste du principe de non-contradiction indique ses limites et son vice de forme : cette non-contradiction est contradictoire puisqu'elle n'est non-contradictoire que dans le domaine de l'être fini et qu'elle tolère (au sens où l'on tolérerait des maisons de tolérance) le contradictoire à ses côtés pour combler la béance laissée vacante par le caractère fini de l'être.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-8902431708809253834?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/8902431708809253834/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=8902431708809253834' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8902431708809253834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8902431708809253834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/negatif.html' title='Négatif'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-9076627342055343473</id><published>2011-11-15T08:42:00.001-08:00</published><updated>2011-11-15T08:42:59.381-08:00</updated><title type='text'>Egarement oligarchique : le déformatUeur</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;i&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/zXBPeQiYxeI" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;i&gt;Miracle de l'ingérence démocratique : en massacrant des dizaines de milliers de civils, l'OTAN et ses alliés en l'air et au sol auront empêché le régime libyen de Kadhafi de massacrer des centaines d'innocents présumés...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;http://&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;www.leparisien.fr/international/bernard-henri-levy-bachar-al-assad-est-le-prochain-sur-la-liste-13-11-2011-1717131.php&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Vous assistez au discours décalé et irréaliste d'un représentant de l'oligarchie française. Notre gagman serait grand comique par son discours saugrenu s'il n'était un propagandiste coupable de cautionner de nombreux meurtres de par le monde. La propagande contredit le principe des&amp;nbsp;&lt;i&gt;snuff movies&lt;/i&gt;&amp;nbsp;(plus largement de la pornographie) : faire coïncider la fiction (sanglante) avec le réel - l'on observe un décalage important et croissant entre ce que BHL dit (son discours) et ce que BHL fait ou cautionne (ses actions). C'est d'ailleurs une bonne définition de la propagande : l'on fait l'inverse de ce qu'on dit, si bien que le discours est dénué de toute valeur et sert à rendre crédible pour un faible instant des actions réalisées pour le très court terme - des actions dignes de la spéculation financière.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;La fiction permet d'influencer sur le cours du réel en donnant à un moment donné des éléments d'anticipation sur les tendances qui adviennent. La fiction présente un rôle qui n'est pas premièrement d'anticipation (malgré la mode de la science-fiction), mais plutôt d'influence, si l'on comprend que le réel n'est pas une texture donnée à l'avance qui pourrait être devinée, mais une forme malléable et une, sur laquelle le présent peut avoir une influence décisive dans la conformation de son processus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Si l'on donne la parole dans les médias français à BHL alors que son discours suinte le mensonge et le faible intérêt, c'est parce qu'il propage le discours du grand capital français allié officiellement à la City de Londres depuis le retour de l'entente cordiale en 2009. Les journalistes qui lui donnent avec complaisance la parole savent qu'il parle de sujets qu'il ne maîtrise guère et pour lesquels il propage un discours de&amp;nbsp;&lt;i&gt;déformatueur&lt;/i&gt;&amp;nbsp;notoire. Ils se rendent complices de cette mascarade qui symbolise la mascarade de l'impérialisme occidental et de tout type de domination en tant que valeur frauduleuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Les deux dernières questions de l'interview donne un aperçu du décalage entre le discours typique de BHL et la réalité, dont l'accélération dernière rend encore plus loufoque et démasquée son imposture intellectuelle (selon le titre d'une lucide biographie pour qualifier ce disqualifié). On se souvient que BHL le partisan de l'oligarchie progressiste soutient de manière forcenée ses alliés atlantistes dans&amp;nbsp;&lt;/span&gt;son inclination étrange à soutenir le progressisme oligarchique, la subversion du progressisme politique authentique qui encourage le progrès général alors qu'il s'agit de favoriser le progrès d'une élite aux détriments de la majorité - et à provoquer l'effondrement général.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;BHL commence par défendre son ami l'innocent DSK, sioniste comme lui, ultralibéral de gauche comme lui, atlantiste comme lui :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; font-family: inherit; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;"Que vous inspirent les dernières révélations sur DSK?&lt;/span&gt;&lt;br style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" /&gt;BHL : - Je suis scandalisé par le voyeurisme et l’obscénité de la presse. Scandalisé par cette atmosphère de chasse à l’homme. Scandalisé par la façon qu’on a, maintenant, de vouloir fabriquer un monstre. Et puis, franchement! DSK n’est plus, que je sache, candidat à la présidence de la République. Alors, en quoi ses SMS nous regardent-ils? Et au nom de quoi nous autorisons-nous à aller fouiller dans sa vie privée et celle de sa femme?"&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;BHL, héroïque dans sa propension à se tromper de Callas en défendant les causes de ceux qui expriment leurs remords juste après, avait trouvé le moyen de soutenir le cas consternant de Polanski le réalisateur qui a fui la justice californienne pour une histoire de viol il y a trente ans (il n'aurait jamais pu réussir cette cavale officielle sans de nombreux soutiens institutionnels en Occident, au motif de son statut d'artiste exceptionnel). Polanski a depuis lors eu l'occasion d'exprimer ses remords dans cette sordide affaire, ce qui rend nulle l'intervention de BHL&amp;nbsp;(et celles de ses acolytes, comme Finkielkraut, encore un sioniste notoire qui pourrait lui plus aisément émarger dans les rangs des propagandistes de la cause sioniste).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;De même, BHL a jugé opportun de défendre la cause de l'oligarque de gauche DSK, qui comme lui a le privilège d'être nommé selon des initiales cathodiques. PPDA, BHL, DSK... les&amp;nbsp;&lt;i&gt;peoples&lt;/i&gt;&amp;nbsp;se reconnaissent notamment à ce&amp;nbsp;&lt;i&gt;mésusage&lt;/i&gt;&amp;nbsp;abusif des initiales. Quand BHL a pris la défense de DSK, c'était lors de l'affaire Diallo, pour laquelle DSK a été accusé de viol puis jugé libre par la justice américaine de manière inexplicable (l'innocence de DSK prête à rire si l'on examine le dossier d'accusation, notamment le rapport médico-légal). Depuis DSK a été accusé par une Française de tentative de viol et reconnu coupable d'agression sexuelle (accusation prescrite, mais qui discrédite l'intervention de défense de BHL à l'égard de DSK). Désormais DSK se trouve également accusé d'accointances nauséabondes dans des affaires de &amp;nbsp;proxénétisme international et toute la défense de BHL s'effondre dans le ridicule et révèle la mauvaise foi patente de BHL l'imposteur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Plus croquignolesque, DSK, via ses proches, reconnaît désormais, contre le jugement partisan de BHL donc, sa maladie - nommée érotomanie :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;i&gt;http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/DSK-maladie-et-speculations-353017/&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Cette affaire DSK est grave pour vérifier l'état de moralité des élites françaises, car elle révèle l'incroyable compromission de ceux qui se sont tus parce qu'ils savaient et ne voulaient pas avoir d'histoires (la majorité, dont les journalistes influents) et de ceux qui se sont tus en pensant à leur carrière (la minorité, dont les proches de DSK, certains journalistes influents comme Chazal ou Levaï). BHL appartient à cette deuxième catégorie. Il pensait faire avancer la cause de l'atlantisme de tendance sioniste et il se retrouve à avoir énoncé des sornettes en défendant l'innocence et la bonne foi de DSK, alors que ce dernier est pris en flagrant délit de mensonges et de manipulation criminels.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Avec ces deux affaires Polanski et DSK, suite aux mensonges anciens d'Aghanistan et plus récents de Géorgie, à l'opération Botul, que vaut la parole de BHL? C'est quelqu'un qui défend le sophisme dans le discours et dont la vérité (à laquelle il ne croit pas) se borne à énoncer la considération mesquine de son intérêt. BHL entérine la vérité de l'oligarchie, donc il défend les oligarques qui se retrouvent pris la mains dans le sac en train d'user de violences illégales, notamment sur le plan sexuel, ce qui est une issue prévisible et historiquement vérifiée selon le prisme de la loi du plus fort. On se croit tout permis jusqu'au jour où l'on perd son statut de plus fort et où les vengeances rétroactives commencent à s'exercer. DSK en sait quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Mais pourquoi le peuple de France entérine-il les billevesées d'un menteur professionnel qui a déjà été démasqué et que l'on autorise à poursuivre ses boniments d'escroc de propagande - comme l'on serait de contrebande? C'est que le cas est grave et que nous avons tous cautionné le mensonge au nom de la loi du plus fort. Le drame est que quand la majorité cautionne le droit du plus fort, comme c'est le cas en Occident, on assiste à la tragédie de majorités qui cautionnent l'antagoniste de leurs intérêts : les premiers à payer leur soutien à la loi du plus fort seront les majorités d'Occident, pas les propagandistes de cliques élitistes comme BHL l'atlantiste. Il s'agit d'un soutien non seulement aveugle, mais encore contre-productif : ceux qui se croient les plus forts sont des faibles destinés à se retrouver opprimés par leur choix défectueux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;En Libye, Kadhafi a été lynché et abattu comme un mafieux et le peuple libyen massacré par dizaines de milliers : il s'agit d'un cas patent d'oppression oligarchique. Le cas est d'autant plus révoltant que ce sont des populations civiles qui payent le prix lourd pour des réagencements stratégiques à visée oligarchique (impérailiste). Dans une cruelle interview du début du mois de juin 2011, le propagandiste BHL fait encore une fois l'étalage de sa mauvaise foi et de sa manipulation de l'information en expliquant qu'il est persuadé que la chute de Kadhafi est une question de jours ou de semaines.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=8jre2VAfE3s&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Il est toujours intéressant de réduire le pouvoir d'un État à un dirigeant, fût-il un autocrate fort critiquable comme l'était Kadhafi. Toujours est-il que le pouvoir de Kadhafi s'effondrera fin août suite à la chute de Tripoli, qui constitue, rappelons-le, le plus grand crime de guerre de ce siècle tout frais, une boucherie sans nom qui occasionna la mort de milliers de personnes en quelques jours à peine.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;BHL ment allègrement en compagnie du dirigeant politique israélien Livni, une modérée dont le pedigree se trouve dévolu à l'avènement du sionisme intégral, le Grand Israël, au point que l'on murmure qu'elle serait un ancien agent secret des services israéliens du Mossad.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;A la fin de l'interview déjantée, possiblement&amp;nbsp;&lt;i&gt;outerview&lt;/i&gt;, que BHL donne au&amp;nbsp;&lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;&amp;nbsp;pour appeler à l'effondrement suivant du régime syrien, BHL n'explique jamais pourquoi en Libye l'OTAN est intervenu militairement au sol et dans les airs afin de renverser le régime de la Jamahiryia et son leader Kadhafi, alors qu'en Syrie, on attend et on se contente d'exhortations diplomatiques couplée à des déstabilisations timides au sol par des mercenaires étrangers soutenant des activistes autochtones fort minoritaires. On comprend que le peuple syrien n'ait pas envie de subir le sort funeste du peuple libyen condamné sous prétexte de démocratie à retourner à l'âge de pierre et à supporter la colonisation de ses ressources énergétiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Mais la légitimation de l'ingérence démocratico-humanitaire s'explique par la conception qu'on propose de l'homme. Il faut être oligarque virulent pour poursuivre dans cette voie suicidaire alors que tous vos efforts sont condamnés au chaos (comme en Afghanistan). BHL s'entête, s'enferre et montre pourquoi il continue à être consulté dans les médias alors qu'il se trouve rejeté par l'insigne majorité du peuple français (il suffit pour s'en convaincre de consulter les réactions des lecteurs de cette interview : si BHL continuait à défendre ce genre de positions, il risquerait le lynchage d'excités français, sans défendre en aucune manière cette réaction injustifiable?).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;On a accusé BHL de ne pas être de gauche, de défendre des problèmes sociétaux qu'il qualifie de progressistes. C'est le vice auquel est condamné un oligarque progressiste, car le progressisme en oligarchie pousse à défendre les points de vue minoritaires au nom de l'élitisme. BHL tombé au mauvais mo-ment se trouve confronté à la terrible crise terminale du libéralisme qui touche en particulier la zone atlantique. Cette crise pose encore plus le problème de la pertinence d'une intervention militaire en Libye : non seulement on massacre, mais ne risque-t-on pas de prétendre résoudre un problème grave (la fin de notre système libéral) par un prétexte fantasmatique (la fin de la dictature en Libye)? Il est vrai qu'en matière de fantasmes et de propagandes, notre&amp;nbsp;BHL en connaît un rayon. Voici sa réponse, tout aussi désaxée que quand il livre son avis dérisoire sur la question libyenne en ce moment :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;"Pour vous, la France va mieux ou plus mal qu’il y a cinq ans?&lt;/span&gt;&lt;br style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" /&gt;BHL : - Mieux. A cause de cette histoire libyenne. C’est très important l’image de soi que peut avoir un peuple. Il y a des gens qui, comme les fripouilles du Front national, sont fiers d’être français quand on jette un immigré dehors. Et puis il y a ceux qui sont fiers d’être français quand on fait l’inverse et qu’on aide un peuple arabe à se libérer. Eh bien, c’est ce que nous venons de faire. Nous, c’est-à-dire une coalition glorieuse et improbable où il y avait Sarkozy; la chef de l’opposition de l’époque,&amp;nbsp;&lt;a class="invisible" href="http://actualites.leparisien.fr/martine+aubry.html" style="background-color: transparent; border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Martine Aubry&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;; des militaires valeureux ; des reporters de guerre et de journalistes. C’est ça la France quand elle se hisse au-dessus d’elle-même, à hauteur de ses vraies valeurs."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;Outre que BHL réactive des amalgames superficiels à la gloire de Sarko son ennemi politique, ou contre le FN l'ennemi (secondaire alors) des Français, BHL le véritable ennemi des Français en tant qu'il personnifie le discours oligarchique de gauche proche du discours oligarchique conservateur tenu par Sarko son allié en Libye, notre BHL&amp;nbsp;montre à quel point il a perdu tout sens de la réalité et des valeurs : il considère qu'en plein désastre économique, en Occident, alors qu'elle souffre d'un endettement record et d'un chômage exponentiel, la France va mieux grâce à son intervention en Libye au sein des forces de l'OTAN et aux côtés du CNT.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;La cause : la guerre en Libye. La conséquence : l'amélioration de la situation de la France. Bien entendu, il n'existe aucun lien entre une coûteuse intervention militaire et l'amélioration de la situation économique et politique. On pourrait même discerner une tactique d'échappatoire consistant à faire diversion : la catastrophe libyenne ferait diversion pour éclipser la situation politique et économique de l'Occident, singulièrement de la France. Loin d'améliorer quoi que ce soit, l'intervention libyenne aura empiré la situation française, ce qui est un juste châtiment, non pour le peuple français, mais pour ses élites - qu'il laisse agir avec des méthodes de prédateur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;C'est un raisonnement typiquement oligarchique que développe BHL, qui se prend pour un brillant agent de propagande capable de convaincre n'importe qui de la pertinence de son baratin atlantiste : la France va mieux, parce qu'elle a amélioré d'un point de vue oligarchique sa situation en accroissant ses inégalités et en détruisant ses classes moyennes. En fait, le discours de BHL perd en folie si on l'écoute avec le prisme et la logique de l'oligarchie : selon de tels critères, BHL a raison de défendre la guerre en Libye et toutes les guerres impérialistes, raison de défendre l'oligarque DSK qui reconnaît sa maladie comme Polanski regrette sa pulsion, raison de se placer du côté du plus fort en enfonçant le plus faible. BHL a raison sur le court terme.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; line-height: 22px;"&gt;Là où notre propagandiste commence à ne plus avoir raison, c'est quand on se rend compte que sa logique de loi du plus fort mène non pas à une domination élitiste, inégalitaire, mais pérenne (une domination durable sur le modèle du développement durable), mais à la destruction extérieure du domaine unique et limité qui finit forcément par l'autodestruction. Il faudra l'exposer à Carla Bruni, la femme de Sarkozy, qui incarne mieux qu'un long discours l'alliance terminale du parti des oligarques de &amp;nbsp;gauche avec les oligarques de droite, elle qui en symbolise la dimension strass, quand BHL illustre le côté rhéteur : dans les deux cas, l'on cherche à séduire le parti des conservateurs et l'on en devient péripatéticien plus dans le domaine moral que philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-9076627342055343473?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/9076627342055343473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=9076627342055343473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/9076627342055343473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/9076627342055343473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/egarement-oligarchique-le-deformatueur.html' title='Egarement oligarchique : le déformatUeur'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/zXBPeQiYxeI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-7750528763594280687</id><published>2011-11-12T09:34:00.001-08:00</published><updated>2011-11-14T03:01:40.661-08:00</updated><title type='text'>Confessions atlantistes</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;"Trop indépendant. Trop jaloux de ma liberté et trop persuadé, aussi, que c'est comme ça, en ne dépendant que de moi-même, que je peux, peut-être, parfois, servir à quelque chose."&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;BHL,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;http://www.lexpress.fr/actualite/monde/bhl-c-est-kadhafi-qui-a-choisi-la-guerre_1049282.html?xtor=x&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Cet extrait émane de la confession (bourrée de remords?) de l'ancien ministre libyen du CNT Jibril, agent atlantiste patenté :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;http://www.come4news.com/lybie-jibril-cnt-kadhafi-execute-par-une-force-etrangere-250304&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;notamment cette remarque :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;"En tout cas, celui qui a ordonné (son exécution) voulait la mort de Kadhafi pour éviter qu'il dévoile des secrets après son arrestation".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Le bon Jibril a été récemment remplacé par un autre agent atlantiste patenté, salarié par les compagnies pétrolières dominantes (ENI, Total ou la BP). Notre article de Come4news cite la réaction contradictoire de l'allié BHL, qui est pris en flagrant&amp;nbsp;&lt;i&gt;délire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;de mensonge, un tic récurrent chez lui :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;"Pour sa part, Bernard-Henri Lévy a indiqué à L'Express (selon le lien consultable en premier, NdA) qu'il ne croyait pas que les Kadhafi puissent détenir des secrets : « Je crois que personne n'avait d'intérêt à faire taire Kadhafi. Je sais qu'il y a des théories qui fleurissent sur la Toile et qui évoquent des redoutables secrets dont il aurait été dépositaire et qu'il aurait rendu publics s'il avait comparu devant une cour pénale. Allons ! Ne pensez-vous pas qu'il avait mille fois le temps de le faire pendant les huit mois de guerre ? Croyez-vous qu'il se serait privé, s'il avait disposé de ces terribles "dossiers", de s'en servir comme d'une arme de guerre ? »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Outre que les affirmations de Jibril contredisent la version de BHL l'imposteur, la première phrase est grotesque quand on connaît le parcours de Kadhafi, ses collusions depuis quarante ans avec les services secrets communistes, occidentaux, ses liens avec des organisations nationalistes panarabes, ses accointances avec les milieux néo-nazis, ses compromissions avec des milieux d'affaires troubles, ses dernières amitiés avec l'inénarrable Blair... Il n'est plus besoin de démentir BHL, dont chacun sait qu'il est un propagandiste atlantiste, pas un intellectuel engagé (pour le côté philosophe, le blanc blafard a pris le dessus depuis longtemps).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;BHL essaye ensuite de se moquer du conspirationnisme de manière très maladroite et réactionnaire, ce qui rappelle son appartenance ubuesque pour le système qui s'effondre (l'atlantisme et sa variante le sionisme). Tout occupé à démontrer que Kadhafi aurait eu le temps durant les huit mois de guerre livré par l'OTAN/CNT pour livrer ses secrets, ce qu'il a d'ailleurs fait au moins en partie, passons sur cette nouvelle déformation, notre propagandiste échevelé BHL en oublie qu'il défend le droit d'ingérence démocratique, en Libye comme partout dans le monde depuis quarante ans, avec comme principale argutie qu'il ne s'agit pas d'imposer depuis l'extérieur la démocratie par la violence de la guerre, mais de soutenir des révoltes populaires majoritaires et massives contre des minorités dictatoriales par le moyen d'aides militaires sporadiques et ponctuelles :&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;"Il me semble que ce qui se passe à l'autre bout du monde nous concerne, vous concerne, me concerne. S'il se produit, au Bangladesh ou en Libye, en Bosnie ou au Darfour, au Rwanda ou au Sud-Soudan, un massacre, un génocide, une violation flagrante des droits de l'homme, si nous en sommes alertés, si nous avons les moyens de l'empêcher et si nous n'en faisons rien - alors nous perdons notre âme. C'est ça, l'ingérence. Et que l'Europe ait inventé ce concept, puis qu'elle l'ait appliqué, là, en Libye, pour la toute première fois, il y a tout lieu, en effet, d'en être fier."&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Oups. BHL est pris la main dans le sac, comme un mauvais propagandiste qui se coupe, alors que l'on attendrait de notre normalien agrégé de philosophie qu'il brille des feux de la rhétorique à défaut de production philosophique. Cruauté vengeresse de la vérité quand on ment : focalisé à défendre l'innocence des chefs d'Etat occidentaux en Libye, dont son opposant politique Sarko, BHL reconnaît que les démocraties occidentales sous la bannière de l'OTAN et leurs divers alliés étrangers ou autochtones ont livré "huit mois de guerre" en Libye. C'est la reconnaissance qu'il ne s'agit pas d'un soulèvement populaire majoritaire et même massif contre un clan dictatorial, réalisant un génocide ou un massacre désaxés conter des populations innocentes et pacifiques, mais d'une guerre impérialiste et colonialiste massive travestie en ingérence démocratique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ca, on le savait - de nombreux témoignage ne cessent de nous l'indiquer, de nous le rappeler :&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;"Tous comptes faits, avec sa prétendue « no-fly zone » et son intervention humanitaire, l’OTAN a clairement fait la guerre à un gouvernement pour le compte d’une faction insurgée. Point. C’était l’intention de départ, et l’entreprise a réussi."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;Rick Rozoff, interview avec John Robles&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2011/10/26/la-curee.html&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Mais ce qui est intéressant dans cet aveu édifiant sur la guerre véritable et l'absence d'ingérence démocratique verueuse, c'est de constater que BHL le sait aussi, ment de façon éhontée au point de descendre au niveau de la contradiction (le pétage de plombs). Il vend la mèche de son baratin quand il est présenté comme le grand manitou de la diplomatie internationale ayant sonné le tocsin de l'ingérence et ayant le carnet d'influence pour lancer les Etats derrière l'OTAN dans l'aventure de la guerre pour la démocratie en Libye et pour le peuple libyen. En fait, BHL est un pantin utilisé en France comme une marionnette par des intérêts politiques et financiers autrement plus puissants que sa verve de cabotin. Il le sait, comme il sait les résultats affligeants en termes de démocratie et de prospérité pour les peuples de l'ingérence démocratique, en Libye, en Géorgie ou en Afghanistan : l'ingérence renvoie à une invention impérialiste (Grotius) qui sert à cautionner l'impérialisme en le travestissant en démocratie. L'ingérence et la démocratie sont des oxymores.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Il ne sert à rien de parler de BHL philosophe ou intellectuel. C'est une imposture patente et parente. Mais de BHL propagandiste, il convient de considérer le cas, au moment où l'atlantisme s'effondre. BHL ne travaille pas directement pour les intérêts de l'oligarchie britannique affiliée à l'Empire britannique, ni pour la City de Londres. On susurre qu'il serait un espion à la solde des Israéliens ou du sionisme (quel courant?). Je pencherais pour une troisième hypothèse : BHL travaillerait pour les intérêts du capitalisme français, non pas en tant que salarié direct d'un organisme ou d'une fédération, mais en tant que membre du cénacle de ce grand capitalisme français dont il n'est qu'un faible milliardaire, mais dans lequel il est entré par son rôle de porte-parole actif et engagé. Il serait rémunéré par la prospérité de ses placements boursiers issus de la fortune familiale (engrangée de manière démocratique par l'exploitation du bois en Afrique) et ses multiples tribunes dans les médias dominants français de ses amis actionnaires (Pinault, Lagardère, Arnault...).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Après le gag Botul ou les mensonges de Géorgie, BHL pète les plombs. Il serait temps que ses employeurs directs ou indirects le fassent rentrer dans le rang de l'anonymat, y compris en France, car le voilà qui sous prétexte de défendre l'ingérence démocratique en devient contre-productif pour la cause qu'il sert. Il s'empêtre dans ses valeurs revendiquées ou vérifiables au point où il confesse crûment l'impérialisme en lieu et place de la démocratie : huit mois de guerre, c'est beaucoup plus qu'uen iade ponctuelle, beaucoup trop pour seulement aider des populations nombreuses et autochtones à se débarrasser d'un horrible dictateur sénile et paranoïaque. Et puis, on pourrait demander à notre chevalier de l'ingérence démocratique française pourquoi il n'appelle pas à renverser le régime saoudien, qui pratique la dictature et qui est bien davantage haï de sa population que Kadhafi ne l'était en Libye ou Ahmadinejjad ne l'est en Iran.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Ne rêvez pas, BHL veut bien défendre la démocratie à condition que ce soit chez les faibles dictateurs - contre des dictateurs faibles. BHL a défendu la démocratie en Afghanistan contre les communistes dégénérés et en voie de disparition, et pour les atlantistes. Rebelote en Yougoslavie où il était déjà du côté de ceux qui arment al Quaeda, contre des régimes proches des anciens communistes. En Libye, aussi, BHL soutient des atlantistes cette fois en position de dégénérescence drastique contre un étrange dictateur socialiste-islamiste proche des défunts régimes communistes et lui aussi attaqué par les mercenaires d'al Quaeda (entre autres mercenaires étrangers et sans compter les mercenaires locaux).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;Bref : BHL se trouve pris la main dans le sac à raconter n'importe quoi (ne le savait-on pas depuis le départ, avec notamment les critiques de Castoriadis, Deleuze ou Vidal-Naquet?), mais en plus il se contredit dans la même interview de manière grossière. Il s'agit d'un comique qui manie l'humour sur un sujet tragique (des dizaines de milliers de morts, un pays dévasté, de la torture, des assassinats, de l'impérialisme) et qui a décidé de nous faire rire jusqu'au bout - en soutenant la cause aveuglante de l'impérialisme atlantiste. Si l'on en doute, une dernière preuve, avec l'avis mesuré et lucide de BHL sur le sujet iranien :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;i&gt;"En revanche, que l'Iran soit sur le point d'avoir des armes de destruction massive, qu'elle en ait l'intention et qu'elle soit au bord de réaliser son programme, ça, c'est à peu près sûr, personne de sérieux n'en doute."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Gentil BHL, il serait temps de prendre des vacances, par exemple avec ta nouvelle dulcinée, l'héritière irlandaise Daphne des brasseries Guiness, fille de sir Moyne, si ma mémoire est bonne. Car non seulement de nombreuses personnes doute que l'Iran veuille acquérir le nucléaire militaire, première inexactitude, mais encore le rapport même de l'AIEA confirme la précaution élémentaire de réflécjir avant de se lancer en guerre : selon le paragraphe 53 du rapport actuel, indexé sur le rapport NIE américain de 2011, les soupçons de l'existence de nucléaire militaire en Iran remontent à 2003 et depuis lors ne reposent sur aucun indice factuel probant. Une fois de plus, BHL divague et trahit son positionnement idéologique atlantiste au service de la cause du libéralisme français, illustrant cette course folle vers l'alliance avec la City de Londres - la nouvelle entente cordiale nouée en 2009.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-7750528763594280687?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/7750528763594280687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=7750528763594280687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7750528763594280687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7750528763594280687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/confessions-atlantistes.html' title='Confessions atlantistes'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-9110970990761978081</id><published>2011-11-11T01:38:00.001-08:00</published><updated>2011-11-11T04:04:49.301-08:00</updated><title type='text'>La caricature de l'humour</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Dans l'affaire de&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Charlie-Hebdo&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;, un média récidiviste en matière de caricatures libres dirigées contre l'Islam et le prophète ultime de l'Islam (non le seul, Jésus/Issa occupant une place primordiale) Mohamed (que tous en Occident nomment de manière déformée et révélatrice Mahomet, ce qui a un sens péjoratif et orienté), on entend parler à tort et à travers du droit à l'humour en tant que droit élémentaire affilié à la liberté d'expression. Qu'un journal se prévale de la liberté d'expression en démocratie laïque, rien à redire, mais ces caricatures sont à l'encan des caricatures précédents reprises au journal néo-conservateur danois&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Jyllands Posten&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;: de bonne foi, elles ne sont pas drôles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Se réclamer du droit à l'humour en la matière relève de l'imposture et insulte le goût des lecteurs de Charlie Hebdo tout comme de l'ensemble de la population française. L'humour consiste à montrer que toute réalité représentée est éphémère et transitoire, que le donné n'est pas le réel. C'est le choc entre le donné et le réel qui constitue le terreau de l'humour, le donné se trouvant submergé et dépassé par le réel. En l'occurrence, l'humour très orienté de ces caricatures consisterait plutôt à se moquer d'un donné déformé (le turban de Mahomet) au nom d'un autre donné alternatif. Désolé, on ne se situe pas dans l'humour, mais dans un&amp;nbsp;&lt;i&gt;no man's land&lt;/i&gt;&amp;nbsp;flottant à la dérive entre la propagande et le prosélytisme (convertir les musulmans à la la laïcité entendue non comme garantie de pluralisme religieux, mais comme religion déniée et supramonothéiste).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Les caricatures n'ont pas à être poursuivies au nom de la liberté d'expression, à condition qu'on reconnaisse qu'elles se trouvent au service d'une certaine propagande et n'ont pas valeur première à l'humour, nié au nom de principes balourds comme la propagande ou le moralisme laïcard à connotation très orientée (en gros le néo-conservatisme). Pourquoi Charlie-Hebdo, un hebdomadaire libertaire au départ, est devenu depuis dix ans un support récurrent et reconnu pour la doctrine néo-conservatrice et ses relents jouant sur l'islamophobie, depuis l'intermède Val en particulier? La subversion du libertarisme par les plus vilaines formes de néo-conservatisme, dont le libertarianisme des actuels républicains à tendance soi-disant Tea party, s'explique&amp;nbsp;par l'absence d'alternative positive du libertarisme au moment où son sujet de contestation cardinal, le libéralisme, s'effondre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Rien pour le libertaire à opposer à l'effondrement de son ennemi-allié libéral (en termes marxistes capitaliste). Rien d'antilibéral/anticapitaliste chez le libertaire classique. Du coup, les plus extrémistes du camp libéral s'emparent du libertarisme pour le subvertir et lui donner une apparence de contestation au service du libéralisme qui s'effondre et qui s'en prend à l'Islam comme ennemi fantasmatique et déformé. L'hebdomadaire français Charlie-Hebdo était mort depuis longtemps suite à sa récupération idéologique par Val et sa transformation insidieuse en organe de propagande. Depuis le départ de Val, vidé de sa substance, il n'a pas réussi à retrouver une identité, exsangue. Du coup, il accumule les pertes budgétaires historiques, ce qui prouve que malgré ses sujets grossiers et contestables il ne se vend plus et que le public libertaire ne se reconnaît plus dans ce journal satirique qui véhicule des relents jouant sur l'islamophobie au nom de l'humour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Si l'on reconnaît enfin que Charlie-Hebdo est balourd et n'est plus drôle, plus provocateur, plus subversif, qu'il essaye de manière minable et mesquine d'augmenter ses tirages en jouant sur des sujets qui font parler, la vraie question n'est pas de savoir qui a fait cet attentat stupide et abject, mais plutôt comment expliquer qu'un journal satirique sacrifie son humour à un thème faux et stupide. On pourrait relever qu'il existe peu de chances que ce soient des musulmans qui aient perpétré cet attentat décérébré et inutile, mais là n'est pas la question. Si Charlie-Hebdo se vautre dans la fange la plus obvie de l'antithèse à l'humour, du balourd et du grossier, rien d'étonnant à ce que les lecteurs ne suivent pas, mais - pourquoi cet acharnement éditorial? Pourquoi après les sinistres années Val où l'hebdo subit de la censure, de la médiocrité et le ravalement de son identité libertaire à la subversion proto-néo-conservatrice poursuivre avec cette ligne qui nuit à la qualité éditoriale de Charlie Hebdo et qui contredit sa propension à se moquer des plus forts?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Pourquoi se moquer des plus faibles en reproduisant la caractéristique principale de la moquerie des plus forts, procédé bien connue dans la cour de récréation de la part des plus grands à l'encontre des plus petits : la calomnie et l'usage consternant de la bêtise en lieu et place du discernement et de l'esprit critique? On n'attaque pas le faible, le blessé, le calomnié. Laissez Kadhafi tranquille; laissez les musulmans en paix, d'autant plus que les attaques destinées à augmenter le sentiment d'insécurité et la peur des musulmans se fondent sur une définition décérébrée de l'Islam et des musulmans. Ce n'est pas parce qu'on vient de pays musulmans qu'on est musulman, qu'on connaît l'Islam et qu'on pratique l'Islam.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;A titre d'exemple, en France, combien de musulmans répertoriés pratiquent l'Islam et connaissent l'Islam? Combien ne s'en tiennent-ils pas plutôt à des traditions et à des rites qu'ils sont incapables d'expliquer et qu'ils appliquent pour se donner une identité fragile et souffreteuse? Si vous voulez attaquer l'Islam, commencer par connaître l'Islam, la complexité de ses interprétations théologiques, la richesse de son histoire si diverse. Et par pitié, cessez de ranger les Arabes et les immigrés d'Occident venant de pays à majorité musulmane dans la catégorie automatique des musulmans. S'ils sont musulmans, tant mieux. S'ils pratiquent l'Islam, tant mieux. Le vrai problème de l'islamisme radical tient à la méconnaissance des principes de paix et d'amour de l'Islam.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Avant de critiquer l'Islam, accédez à la polysémie des identités : l'identité du musulmans est fort polysémique; l'identité de l'Arabe est polysémique - et pas forcément musulmane; l'identité du Français musulman et arabe est polysémique. Et pour les musulmans non arabes? Et pour les musulmans blancs? Ces questions rappellent que l'Islam est grossièrement déformé par certaines tendances extrémistes occidentales, qui l'instrumentalisent à des fins de stratégie impérialiste, pour prolonger la durée de vie d'un impérialisme de toute manière condamnée. Qu'un journal satirique comme Charlie-Hebdo s'engouffre dans cette brèche et prétende faire de l'humour avec de la douleur est affligeant. Pour moi qui ne suis pas musulman, je n'aurai que cette réaction : vive l'Islam, vive la paix, vive le prophète Mohamed, vive la critique, vive la nuance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-9110970990761978081?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/9110970990761978081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=9110970990761978081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/9110970990761978081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/9110970990761978081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/la-caricature-de-lhumour_11.html' title='La caricature de l&apos;humour'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-2604031226065517551</id><published>2011-11-08T01:28:00.000-08:00</published><updated>2011-11-08T01:28:43.984-08:00</updated><title type='text'>Snuff démocratie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'assassinat de Kadhafi selon sa version la plus probable actuelle : Kadhafi part des environs de Syrte dans un cortège d'environ soixante-dix véhicules, avec plusieurs personnalités de l'ancienne Jamahiryia, protégés par des mercenaires sud-africains employés par des sociétés militaires privées britanniques (proches du MI-6). Grâce à une trahison, le convoi est bombardé par des avions, puis attaqué au sol par des commandos de l'OTAN. Les mercenaires sud-africains sont abattus quand ils ne sont pas déjà morts. Kadhafi est toujours vivant, mais blessé et hagard (à cause des gaz utilisés et de la violence de l'attaque). Avec quelques gardes du corps, ils trouvent refuge dans des bouches à égout. L'OTAN a prévenu des combattants de Misrata de les y attendre. Les quelques dizaines de combattants des hordes estampillées CNT se montrent surexcités, sans doute drogués, incapables de réaliser une action militaire conséquente. Nos individus, des islamistes de la tribu Misrata, ne sont pas capables de livrer un combat contre les quelques mercenaires sud-africains.&lt;br /&gt;Ils sont juste bons à se vautrer dans la barbarie lamentable du lynchage de Kadhafi. Pour ceux qui doutent encore de l'éventualité, la mise en scène est entérinée par le commandement de l'OTAN, même si selon certaines versions, de nombreuses réticences pour le lynchage d'un chef d'Etat en exercice &amp;nbsp;existaient dans les rangs atlantistes (et du fantoche CNT).&amp;nbsp;La suite en dit long sur le monde dans lequel nous vivons. Un monde de violence sociopathe. Les rebelles de Misrata sont des mercenaires qui ont été payés (promesse pas toujours tenue) pour réaliser leur besogne sordide. Que des factions de Misrata agissent seuls indique que les factions de Benghazi ont refusé le discrédit qui s'en suivra et se méfient de l'ingérence militaire étrangère, notamment la tribu des Obeïdi, qui s'était soulevée contre Kadhafi, mais qui est devenue hostile au CNT trop islamiste et manipulé par l'OTAN depuis l'assassinat par égorgement du général Younès, leur représentant le plus haut placé dans le CNT.&lt;br /&gt;Quant aux islamistes de Tripoli ou aux rebelles berbères du Djebel Nefoussa, les premiers sont en guerre avec l'OTAN au sujet de revendications politiques (la place de l'islamisme); les seconds sont de plus en plus mis de côté du fait de leurs revendications nationalistes. Loin de ces considérations politiciennes, Kadhafi groggy commence par être sodomisé par un "combattant" avec un objet contondant qui le blesse au point de le faire saigner. Le symbole hideux et hautement distingué se passe de commentaires. Bien que le vieil homme de presque soixante-dix ans éprouve de grandes difficultés à marcher, il est tabassé par de nombreux individus qui hurlent des probants "Allah Akbar!" en le lynchant. L'Islam se trouve lynché par ces soudards stupides alors que le recours à la violence gratuite est interdite par toute loi islamique.&lt;br /&gt;Le couronnement du courage : ils sont plusieurs dizaines contre un homme blessé de presque soixante-dix ans. Chapeau, les artistes. Ensuite, Kadhafi&amp;nbsp;est hissé sur un &lt;i&gt;pick-up&lt;/i&gt;, où les humiliations continuent, notamment les coups. Puis, les images disponibles disparaissent, mais Kadhafi continue à être battu, bien qu'il soit blessé et en danger de mort. Enfin, il est admis dans une ambulance, dont on se demande ce qu'elle faisait là. Encore la preuve que tout est orchestré et que des gens de l'OTAN ont donné leur accord pour ce crime de guerre qui en dit long sur la nature de l'intervention démocratique et humanitaire.&amp;nbsp;Et quelle est l'identité des avisés qui manifestent soudain la présence d'esprit de cesser le lynchage pour administrer les premiers soins vitaux au prisonnier? En tout cas, le calvaire de Kadhafi ne s'arrête pas là : alors qu'il est déjà inconscient et que la violence des sévices qu'il a subis est passible de nombreux crimes, dans l'ambulance, Kadhafi est &lt;i&gt;froidement&lt;/i&gt; liquidé de deux balles, l'une à la tête et l'autre au ventre (poumon).&lt;br /&gt;Qui étaient les ambulanciers?&amp;nbsp;Pourquoi ont-ils laissé faire? S'agit-il d'un règlement de comptes d'un énième excité - plutôt de l'oeuvre de professionnels missionnés par l'OTAN pour terminer la besogne et empêcher que le vieux chef libyen ne continue à vivre?&amp;nbsp;Kadhafi meurt abattu à l'image de ce que fut la guerre en Libye : beaucoup de morts, beaucoup de mensonges, beaucoup de propagande. Parmi la propagande atlantiste à caractère démocratique, on trouve l'idée selon laquelle Kadhafi le dictateur assassin de nombreux Libyens, violeur, tortionnaire, n'a eu au fond que ce qu'il mérite. Si l'on partage cette légitimation de la violence et de la haine, l'on ne se situe plus dans des principes de droit, alors que le droit international est si malaisé à mettre en place, mais dans la loi du plus fort, qui encourage à tuer et maltraiter les dirigeants vaincus, du moment qu'ils sont en situation de faiblesse.&lt;br /&gt;Le fait que l'on diffuse en boucle et sur Internet, le nouveau média dominant, les images du lynchage de Kadhafi indique la volonté politique de l'OTAN&amp;nbsp;de mettre en scène l'apologie de la violence brute et pure, violence désaxée et gratuite, avec deux effets directs : causer des traumatismes dans les esprits des spectateurs-voyeurs; faire peur en montrant la cruauté de la scène et la puissance de ceux qui ont commandité cette opération et qui ne sont pas les pauvres types ravalés à l'état de pathétiques tortionnaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le culte de la violence est une caractéristique de nos sociétés occidentales et libérales en fin de règne : il se trouve encouragé par les jeux vidéos violents, par les émissions télévisées perverses et par les scènes de vidéo de meurtres et autres assassinat que l'on peut admirer sur Internet. Souvent ces vidéos sont détournées de leur mobile : tel meurtre n'a pas été commis pour le visionnage voyeuriste, mais pour des motifs crapuleux, militaires ou politiques. &amp;nbsp;Le meurtre abject de Kadhafi obéit à d'autres intentions : les vidéos amateurs ont été envoyées sur le Net parce que le lynchage d'un dictateur célèbre est facteur de succès. Facteur de leçon oligarchique, tant ceux qui considèrent cette fin atroce s'en trouvent édifiés, un peu comme Aristote prêtait à la tragédie des vertus cathartiques. La pendaison de Saddam&amp;nbsp;obéissait à cette logique édifiante, à ceci près qu'Hussein conserve une certaine dignité dans sa mise à mort, alors que le lynchage de Kadhafi indique que nous nous trouvons en présence d'intention cruelles et&amp;nbsp;virulentes typiques de la mentalité oligarchique.&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'un &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;? C'est le degré de la violence le plus haut dans le cinéma, au point que ces films sont interdits et que nous disposons de témoignages qui indiquent qu'ils existent - que de riches pervers les achètent sous le manteau pour jouir de la cruauté des mises à mort.&amp;nbsp;Ce ne sont pas forcément des films pornographiques, même si c'est souvent le cas. Les acteurs qui jouent les scènes présentent la particularité de faire coïncider le réel avec le fictif, puisque la mise à mort des victimes est effective. Ces films sont interdits par les législations au nom de leur aspect plus que violent : criminel. Le crime qui s'y produit y est passible de poursuites; et l'appel au crime pousse le spectateur à jouir de l'acte de tuer, voire à tuer à son tour. Dans tous les cas, la violence réduit les relations humaines à la guerre de tous contre tous qui serait l'état de nature chaotique selon&amp;nbsp;Hobbes.&lt;br /&gt;Voyons à quel résultat noble la guerre humanitaire a abouti en Libye : le lynchage médiatique de Kadhafi correspond en tous points à un &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;. La dimension pornographique pourrait sembler absente de ce règlement de comptes militaire, mais la sodomie sanglante de Kadhafi contredit cette première version et indique que la métaphore sexuelle du lynchage aboutit à la destruction identitaire du dictateur libyen. Cette première dimension est la moins connue - on le comprend.&amp;nbsp;Les autres renvoient en tous points aux critères du &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;. Mais alors, quelle est cette société démocratique et libérale qui pratique non pas les lois de la démocratie mais les règles les plus perverses et désaxées? Et qui sont les citoyens de ces démocraties pour accepter qu'on leur impose de manière obscène et hideuse le spectacle d'un dictateur déchu lynché selon l'esthétique du &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;?&lt;br /&gt;Bien que nous n'approuvions pas la représentation du crime effectif, nous sommes tombés bien bas pour trouver un tel spectacle banal, tolérable et normal, à moins de considérer que notre norme de valeurs se situe dans la courbe de l'oligarchie terminale et que nous sommes à l'image du &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt; : de petits monstres individualistes qui à force de vivre selon leurs désirs immédiats en viennent à cautionner des actes monstrueux et criminels pourvu qu'ils se situent loin de leurs terres et qu'ils soient commis sur des personnages critiquables, voire calomniés (dans le cas de Kadhafi, ses crimes irréfutables se trouvent largement déformés et grossis depuis la campagne médiatique et propagandiste de février 2011).&amp;nbsp;Le fait que si peu de dirigeants occidentaux aient critiqué cette action pourtant atroce et symptomatique est corroboré par le corolaire selon lequel la plupart des citoyens occidentaux se fichent des conséquences du drame qui s'est produit, comme ils se fichent des conséquences de la crise systémique que nous endurons. Il est vrai que lorsqu'on vit dans le monde du désir, on est habitué à se mouvoir dans un univers dépourvu de causalité et de conséquences, à l'image de la philosophie d'un Hume : nos chers citoyens sont irresponsables au premier sens du terme, dans le sens où ils ne pensent pas aux conséquences.&lt;br /&gt;Si je me fiche de la crise financière, elle risque pourtant de me laisser exsangue; si je me fiche de la guerre coloniale en Libye, je risque d'en subir les risques de déstabilisation proche; si je cautionne le meurtre raffiné de Kadhafi, je risque de détruire le fragile et imparfait droit international et d'y substituer la loi du plus fort. Dans tous les cas, pour accepter de visionner, même forcé et passif, le film du lynchage de Kadhafi, il faut souscrire à la mentalité du psychopathe (voire du sociopathe) : les spectateurs de &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;&amp;nbsp;cultivent comme particularité morbide d'être riches et pervers. Exactement les caractéristiques des citoyens d'aujourd'hui en Occident par rapport au restant du monde, avec cette précision qu'ils seraient riches et pervers à force d'être lâches et hédonistes (inconscients dans le sens le plus mesquin et déstructuré).&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le raisonnement recoupe le clivage propre au héros du roman le plus fameux&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d'Ellis (&lt;span class="Apple-style-span"&gt;et le meilleur, de loin) : &lt;i&gt;American Psycho&lt;/i&gt;. Patrick Bateman est un brillant &lt;i&gt;golden boy&lt;/i&gt; dans la journée, un abominable tueur en série la nuit. Ellis reprend la légende de Docteur Jekyll et Mister Hyde, en l'adaptant aux goûts de son époque (les années 80). Ellis avait senti dans les effluves pestilentielles en provenance de Wall Street et des valeurs consuméristes de New York - à quel point le spéculateur incarnait la figure de la domination désaxée plus que folle. Le clivage se trouve aussi récurrent dans la théorie géopolitique de l'Empire britannique telle que Cooper nous la présente : à l'intérieur de l'Empire (la fédération européenne), les règles de vie démocratiques; à l'extérieur, la loi du plus fort - l'adaptation au système tribaliste archaïque, comme en Libye.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le psychopathe est clivé de manière psychopathologique à l'instar de l'oligarque. Ainsi de Bateman capable de mener deux vies de front. L'Occident vend à l'intérieur de ses frontières le havre de la paix quand il procède en Libye à des exactions sanglantes dont le sort réservé à Kadhafi n'est que le symptôme métonymique. Le clivage oligarchique repose sur le même moule et subit le même destin : de même que le psychopathe est certain de voir son système intérieur s'effondrer, le plus souvent par une arrestation policière; de même le régime politique oligarchique est certain de s'écrouler, suite à un renversement politique (comme dans le cas de la chute progressive de l'Empire romain, bien que certains spécialistes de l'histoire romaine comme le foucaldien Veyne osent avancer que le déclin n'existe pas et que la vérité n'existe pas davantage sur ce moule relativiste et fallacieux).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rapprochement entre le &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;, l'assassinat atroce de Kadhafi et les méthodes impérialistes occidentales travesties en ingérence démocratique et autres billevesées meurtrières conduit, par le biais du clivage, à comprendre que la violence la plus forte est synonyme, non de toute-puissance maléfique et durable, mais de faiblesse, d'effondrement imminent. Comme si un moribond sur son lit de trépas en venait à agonir d'insultes et de menaces ses proches, alors que c'est lui qui va disparaître de l'existence sensible ne tant que forme vivante. Le clivage conduit à l'opposition entre l'intérieur et l'extérieur. On prend l'intérieur pour le tout, quand l'extérieur se trouve nié. Le clivage crée les conditions de la contradiction destructrice, où les forces intérieures se retournent contre l'ordre qui n'est plus connecté avec l'extérieur.&lt;br /&gt;Dans le &lt;i&gt;snuff movie&lt;/i&gt;, les bourreaux qui assassinent leur(s) victime(s) pourraient s'estimer toutes-puissantes et impunies; alors qu'elles annoncent leur prochaine disparition par l'assassinat le plus sauvage de l'innocent. Le spectateur pervers de cette distraction cruelle et sardonique est un pauvre type en souffrance et en rémission, qui se trouvera à son tour châtié. Quand on recourt aux méthodes les plus violentes et les moins légales, comme pour le lynchage de Kadhafi ou pour l'assassinat ciblé des enfants des dignitaires libyens, cas interdit depuis plusieurs siècles, ce n'est pas le signe de la toute-puissance pérenne, mais de la fin imminente d'un état terminal.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-2604031226065517551?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/2604031226065517551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=2604031226065517551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2604031226065517551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2604031226065517551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/snuff-democratie.html' title='Snuff démocratie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-8929004016340742926</id><published>2011-11-06T06:04:00.000-08:00</published><updated>2011-11-06T12:14:54.538-08:00</updated><title type='text'>Dernière marche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Libye pourrait constituer la dernière marche (dans tous les sens du terme) avant l'escalade vers la guerre mondiale. Le Moyen-Orient jouerait le rôle des Balkans lors de la Première guerre mondiale. Nous assistons à une internationalisation et une mondialisation de la crise, qui avant se trouvait circonscrite en Europe. L'Occident essaye d'externaliser sa crise et use du moyen illusoire de son internationalisation. L'assassinat symptomatique de Kadhafi conjugué à une campagne militaire intense en Libye a abouti à la destruction du pays, de ses infrastructures, de son niveau de vie. Cette campagne virulente est logique dans la phase d'effondrement de l'Empire : l'oligarchie adopte un comportement de plus en plus différencié, inégalitariste et violent entre les intérêts qu'elle représente et qu'elle entend conserver, voire promouvoir (son intérieur), et l'extérieur, qu'elle détruit de plus en plus et qu'elle exploite sans vergogne. C'est exactement ce qui se produit en Libye, où la situation libyenne en tous points scandaleuse n'est pas un problème circonscrit à ce pays, mais un problème qui concerne le Moyen-Orient dans son ensemble : la ligne de fracture se joue là parce que l'affrontement se situe entre la zone atlantique en effondrement et la zone pacifique qui en dépend mais qui en même temps cherche à s'en émanciper et à la dominer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce sens, la guerre qui se joue déjà et qui risque de finir en déflagration nucléaire folle (à partir de la situation iranienne notamment) indique que nous sommes confrontés au problème de la gradation de l'oligarchie. Les pays impérialistes transatlantiques réunis autour des factions financières britanniques accroissent leur emprise oligarchique pour essayer de contrer leur effondrement inéluctable; les pays de la zone transpacifique, qui sont des pays émergents et qui dépendant grandement des échanges avec la zone transatlantique, n'entendent pas contrer cette montée de l'oligarchie par des principes plus républicains ou plus solidaires, mais par une tentative de remplacer la suprématie oligarchique atlantique par leur propre suprématie oligarchique (en gros pacifique).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une guerre mondiale nucléaire pourrait accoucher d'une souris : destruction, chaos (comme en Libye), et plus encore, absence totale d'horizon politique pour le développement humain pendant des décennies, voire des siècles, remplacé par des querelles intestines et médiocres pour l'obtention de tel ou tel intérêt factionnel. La Libye constitue un cas d'observation intéressant de ce qui nous concerne tous de par le monde : la Libye n'a rien gagné dans la guerre démocratique de 2011. Elle est détruite de part en part; et pire encore, elle est devenue un chaos tribaliste qui oscille entre les règlements de comptes incessants (comme en Somalie) et l'islamisation importée par la campagne de l'OTAN et décidée par les stratèges atlantistes (comme pour le cas de la Bosnie, al Quaeda n'est pas une hydre religieuse anti-occidentale, mais une marionnette de l'antioccidentalisme primaire instrumentalisé par les Occidentaux).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le cas libyen indique comme dans le cas des écrits du stratège Cooper (gourou de l'euro-impéralisme postmoderne) le clivage entre l'oligarchie et son extérieur : entre l'ordre élitiste et le chaos - clivage d'une telle acuité et d'une telle radicalité qu'il permet de légitimer la différence qualitative entre l'oligarchie comme principe supérieur et le chaos comme principe inférieur. C'est ce qu'on note lors de l'assassinat de Kadhafi, puisque l'on s'est focalisé sur l'assassinat en tant que tel de l'ancien chef d'Etat libyen en dénonçant les conditions de lynchage atroces sans pour autant remarquer l'essentiel : le symbole est mort, mais pas seul. Combien étaient-ils avec lui? On parle de dizaines, peut-être soixante-dix véhicules bombardés, ce qui implique sans doute une bonne centaine de morts.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi ne retient-on que l'assassinat scandaleux de Kadhafi au regard des critères du droit international (passablement rapiécé et remplacé de plus en plus par la loi du plus fort travestie en principe stupide d'ingérence démocratique)? Pourquoi ne considère-t-on médiatiquement que la mort abjecte de Kadhafi, supplicié par les valets du CNT (pour le lynchage quelques dizaines de mercenaires venus de Misrata)? Parce que nous vivons dans une époque d'oligarchie où selon ces critères seule compte la personnalité, la célébrité. Kadhafi est-il mort en pharaon? Dans la mentalité oligarchique, seule compte la mort de Kadhafi, alors que dans le système républicain, toutes les vies sont importantes, celle de Kadhafi comme ceux qui l'accompagnaient (et dont certains n'étaient pas des soldats ou mercenaires &lt;i&gt;anonymes&lt;/i&gt;, mais des personnalités de son entourage politique ou de son gouvernement détruit par l'OTAN et le Qatar).&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Historiquement, cette manière de procéder rappelle les enterrements de grands dignitaires en Inde ou en Egypte, qui impliquent que les épouses et les domestiques suivent, enterrés eux vivants. La mort des anonymes proches de la personnalité ne compte pas. Ils ne peuvent continuer à vivre sans la personnalité à laquelle ils sont attachés. La vie du seigneur est si dominante, si importante (imposante) qu'elle nécessite qu'elle soit accompagnée dans la mort par les vies secondaires et inférieures, précisément les proches inférieurs. Il s'agit de séparer qualitativement&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la valeur des individus&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&amp;nbsp;selon le critères des couches sociales. Aristote appuie cette interprétation avec sa théorie de la multiplicité de l'être, posant le problème en termes d'inégalités sociales. Dans l'histoire récente de l'assassinat d'Oussama (encore un assassinat illégal et dangereux), on trouverait des similitudes et matière au rapprochement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'observateur n'a jamais pu constater par des images ou des preuves qu'Oussama avait été assassiné, puis jeté à la mer, selon la version dispensée par les commanditaires exécuteurs américains (qui n'en seraient pas à leur premier mensonge, ni depuis dix ans, ni sur ce sujet digne de plaisanterie). Oussama a été assassiné en compagnie de plusieurs personnes, des femmes et des gardes du corps, nous précise la VO. Outre que toute théorie criminologique élémentaire enseigne à ne pas accréditer ce genre de version sans bénéficier de preuves élémentaires de l'identification, les médias comme avec l'assassinat de Kadhafi ont signalé l'assassinat d'Oussama sans jamais préciser qu'elle n'était pas la seule mort sur ce coup. Mort métonymique en ce qu'elle servirait à recouvrir toutes les autres morts secondaires. Méthode aussi glauque que croissante, puisqu'avec Oussama, c'était quelques personnes anonymes qui étaient mortes en compagnie du terroriste; tandis qu'avec Kadhafi ce sont des centaines de compagnons qui ont péri dans les bombardements et les combats associés.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Et l'on pourrait sans peine ajouter à cette liste les milliers de morts de Syrte, ville originaire de Kadhafi dans laquelle il s'est retranché ces dernières semaines en sachant pertinemment quelle serait sa fin proche et qui a été rasée comme le fut Falloujah en Irak en 2003, à ceci près que Falloujah fut rasée par les Américains pour éradiquer al Quaeda, tandis que Syrte fut rasée par al Quaeda et les mercenaires de l'OTAN pour punir les habitants autochtones de Syrte qui avaient eu le front de ne pas obéir aux ordres des plus forts. Précision connexe :&lt;/span&gt;&amp;nbsp;l'on pourrait tout aussi bien ajouter encore les dizaine de milliers de suppliciés consécutifs à la campagne militaire injuste de février à octobre 201, dont les dizaines de suppliciés officiels punis par tortures (mais n'accédant pas au statut de reconnaissance officielle et &lt;i&gt;people&lt;/i&gt;, du fait qu'ils sont des officiels mineurs, de l'assez petite bière en comparaison de Kadhafi)&lt;span class="Apple-style-span"&gt;. Nous assistons à l'oligarchisation du monde, et notamment dans les compte-rendus journalistiques. Si bientôt le parti de la guerre contre l'Iran l'emporte en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Israël, les médias aux ordres, de vulgaires pantins en propagande, comme l'a reconnu le "lieutenant-général canadien" Bouchard dans un entretien avec Radio-Canada (31 octobre 2011), claironneront qu'Ahmadinejad a été bombardé (voire telles personnalités de la Révolution iranienne), en omettant les milliers de victimes immédiates, et les victimes à venir (surtout s'il s'agit de bombardements nucléaires), puisque ces victimes, anonymes, méritent de ce fait oubli et mépris.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-8929004016340742926?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/8929004016340742926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=8929004016340742926' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8929004016340742926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/8929004016340742926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/derniere-marche.html' title='Dernière marche'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-2080988741261006320</id><published>2011-11-03T03:08:00.000-07:00</published><updated>2011-11-03T05:33:44.755-07:00</updated><title type='text'>L'apologie du vrai réel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y aurait beaucoup à dire sur le thème "Nietzsche et le néant". Mais il serait très naïf d'estimer comme nous le font croire deux universitaires érudits (Cohen-Halimi et Faye) que l'histoire du nihilisme commencent avec quelques inconnus autour de la Révolution française et qu'elle prend une certaine ampleur avec Nietzsche et Dostoïevski par la&amp;nbsp;suite. Nos deux pionniers majeurs et fameux auraient pour caractéristique commune de dénoncer le nihilisme - donc de proposer une alternative au nihilisme. Dans le cas spécifique de Nietzsche qui dénoncerait le nihilisme, Girard a déjà montré que Nietzsche dénonce le nihilisme dans la mesure où il est nihiliste (comme pour le ressentiment). Nietzsche à la fin de sa vie consciente se prévaut du nihilisme. Mais est-il très honnête pour reprendre la démarche des commentateurs transis d'expliquer que le nihilisme est un terme repris par Nietzsche, désignant un mouvement de violence marginal et très moderne (les nihilistes russes), alors qu'il est si facile de relier &amp;nbsp;le mouvement et surtout le mode de pensée nietzschéens à l'immanentisme moderne issu de Spinoza et, plus en amont, au nihilisme antique, des présocratiques et d'Aristote en particulier?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi ne jamais rappeler qu'Aristote définit le réel comme fini et multiple - et explique cet être fini par le non-être multiple? Sans doute ne veut-on pas accorder que la question du non-être, du néant présente plus d'importance théorique et historique que celle du mouvement nihiliste russe moderne. Le nihilisme en tant que la question du non-être est le fil rouge majeur et dénié de la pensée. En ce sens, le nihilisme ne désigne pas un petit mouvement révolutionnera violent et ténu; mais la pensée contradictoire et irrationaliste qui se rapporte à l'existence paradoxale du non-être. Aristote se réclame de cette position, et fonde de manière posthume ce qu'on nommera la métaphysique en opposition à l'ontologie : un mélange d'ontologie et de nihilisme, soit l'introduction du poison dans le fruit sous prétexte qu'Aristote croit fermement à la suite de se prédécesseurs en nihilisme que la position nihiliste présente l'insigne avantage.&lt;br /&gt;Nietzsche s'ancre dans cette tradition que j'appelle le nihilisme en tant que tradition religieuse qui considère que son expression est l'usage religieux de la philosophie. Comme le non-être remplace le divin, le religieux disparaît au profit du rationalisme délimité par l'être fini et multiple (pour reprendre la théorie nihiliste la plus achevée, le nihilisme dérivé en métaphysique d'Aristote). Et puis, pour faire face à l'effondrement de l'aristotélisme médiéval, l'immanentisme prend la suite, non pas en tant que projet mûrement réfléchi, mais en tant que doctrine venant prendre acte des failles de l'aristotélisme et des failles de la succession cartésienne. L'immanentisme est une radicalisation du cartésianisme, soit de la métaphysique moderne d'inspiration cartésienne et de l'aristotélisme qui lui sert d'ancêtre périmé. L'immanentisme radicalise la métaphysique moderne en considérant qu'elle est trop lâche et imprécise. L'immanentisme radicalise l'être fini en lui donnant la forme encore plus réduite du désir. Le non-être pourrait sembler absent du discours immanentiste, puisque l'être est immanent. Mais l'être immanent ne supprime nullement le problème de la création de cet être immanent ni ne révolutionne le problème de la causalité. Spinoza se débarrasse du problème en expliquant que la substance est incréée. Le préfixe négatif &lt;i&gt;- in&lt;/i&gt; ne donne aucune signification positive au terme&amp;nbsp;qui exprime l'inverse de la création ou la négation de la création.&lt;br /&gt;L'incréé ne signifie rien d'autre que l'irrationnel et l'indéfini en opposition au rationnel et au défini de l'être. Du coup, c'est ici qu'il convient de trouver le sens du non-être : dans cet indéfini qui n'étant pas défini comme de l'être créé est un &lt;i&gt;no man's land&lt;/i&gt; conceptuel. L'immanentisme ne définit pas précisément l'être fini comme le désir; il permet aussi de se débarrasser du problème embarrassant quoique central du non-être en le cachant plus profondément encore que chez les métaphysiciens dans le générique vague, indéfini et irrationnel de l'incréé. Quand les partisans de l'immanentisme prétendent triomphalistes que la conception de l'immanence est révolutionnaire, ils se moquent du monde, car la révolution consiste à apporter un sens nouveau et supérieur à un problème, tandis qu'en l'occurrence aucun sens nouveau n'est apporté et qu'en guise de nouveauté, la négativité sémantique constitue un échappatoire sinistre.&lt;br /&gt;Par contre, l'immanentisme a trouvé le moyen d'identifier très clairement l'être fini et multiple (le désir) et d'enterrer le non-être sous le terme vague et indéfinissable d'incréé - alors que la métaphysique est contrainte de s'exprimer à propos du non-être, en gros pour déclarer que le non-être n'existe pas, ce qui est un aveu d'incompréhension fondamentale. Quand Nietzsche s'empare du problème, il se trouve à une époque où il est déjà patent que l'immanentisme classique est condamné. Il appartient au mouvement qui entend réformer l'immanentisme tout en considérant que l'immanentisme demeure la bonne option. Les immanentistes progressistes comme Marx vont tenter de trouver un égalitarisme fixe et fini, ce qui constitue une contradiction dans les termes; et Nietzsche va plus lucidement et moins généreusement encourager la domination et trouver un moyen de faire passer la restauration des valeurs nihilistes classiques (défendues par exemple par le sophiste Gorgias ou par l'atomiste Démocrite dans un registre un peu différent) par son projet soi-disant révolutionnaire de renversement des valeurs.&lt;br /&gt;Rien de révolutionnaire - de la contre-révolution fort réactionnaire. Nietzsche loin d'inventer quoi que ce soit fait du neuf avec de l'ancien. De surcroît, le renversement ne peut s'opérer que dans un espace fini et fixe qui indique bien que le domaine du renversement de toutes les valeurs n'est pas nouveau, mais est par contre localisé et enserré dans la problématique de l'être fini d'héritage nihiliste antique. Si l'on doutait de la centralité du néant chez Nietzsche, on pourrait certes invoquer sa position ambiguë et contradictoire (bipolaire) à propos du nihilisme lui qui à la fois dénonce le nihilisme et s'en réclame en en faisant une valeur polysémique contradictoire.&lt;br /&gt;Quand Nietzsche dénonce le nihilisme à venir dans la culture occidentale, il désigne le mouvement qui consiste à définir l'idéalisme comme nihilisme négatif, alors qu'il se réclame du nihilisme "divin" comme de ce qui permet de se débarrasser du nihilisme idéaliste et de le remplacer par le renversement des valeurs. C'est ici que le bât blesse et que survient la folie : car rien ne saurait remplacer rien. Le nihilisme divin ne saurait remplacer le nihilisme idéaliste. En attendant, dans ce cours d'un spécialiste émérite de Nietzsche, Eric Blondel,&lt;br /&gt;&lt;i&gt;http://www.philopsis.fr/IMG/pdf_nietzsche_blondel_ecce_homo.pdf&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;nous tombons sur quelques citations (non exhaustives) qui indiquent à quel point Nietzsche dégage en lieu et place de l'idéalisme le rien ou le néant :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;i&gt;"Ce défi consiste à proclamer et établir que ce que le monde occidental propose comme idéaux n’est absolument rien (au sens ontologique de ce terme)."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;i&gt;"Le nihilisme est une découverte de la culture, du néant des idéaux et de leur fondement dans la civilisation".&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font: 12.0px 'Times New Roman'; margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font: 12.0px 'Times New Roman'; margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;"Ces idéaux ne sont rien au regard de Nietzsche car ils sont une négation de la réalité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font: 12.0px 'Times New Roman'; margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Il s’agit donc d’un &lt;b&gt;nihilisme&lt;/b&gt;. Ce terme apparaît tardivement sous la plume de Nietzsche. Il l’emprunte aux &lt;b&gt;révolutionnaires russes de son temps&lt;/b&gt;, les anti-tsaristes. À cette époque, le nihilisme suscitait l’effroi : les anarchistes voulant non seulement la fin du tsarisme, mais aussi du christianisme, des idéaux. C’est la découverte du néant des institutions et des valeurs de la civilisation. C’est donc un phénomène humain de civilisation. La civilisation – qui est chrétienne – ne propose que du néant. Le nihilisme découvre que les idéaux ne sont rien et veut les détruire. À l’époque, le nihilisme effrayait comme de nos jours le terrorisme."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;La vraie question serait de se rendre compte que le néant que Nietzsche dégage de l'idéalisme n'est remplacé par rien : l'échec de la démarche théorique nietzschéenne est patent, car son projet se veut d'autant plus ambitieux et révolutionnaire qu'il s'agit de renverser les valeurs idéalistes (classiques). Or si ces valeurs sont rien et si le renversement aboutit à l'édification d'un espace clos, immobile et identique, le renversement du rien aboutit à sa symétrie - du rien. Le réel de Nietzsche ne tient pas la route, d'autant que Nietzsche se proposait rien moins que d'opérer une fumeuse mutation ontologique consistant non pas à changer de réel par lé désir, mais à instaurer dans le réel la mutation élitiste des désirs les plus artistes créateurs - changer de manière non changeante, contradictoire et impossible.&lt;br /&gt;Reste à comprendre ce que Nietzsche entend par &lt;i&gt;réalité&lt;/i&gt;, lui qui ne cesse de proclamer avec emphase et tambours qu'il promeut la philosophie du réel contre la philosophie du rien idéaliste, du ressentiment du réel. Le réel pour Nietzsche, c'est le sensible - un réel qu'il n'explique guère, pas plus qu'il n'explique le désir ou qu'il n'expliquera sur le tard sa volonté de puissance. Les idéaux idéalistes ne sont rien et si le renversement des valeurs aboutit sur le rien à son tour, alors le vrai réel équivaudrait à la destruction et à l'anéantissement. C'est à cette revendication inquiétante qu'aboutit Nietzsche à Nice lorsqu'il confesse à son ami Lanzky que le destin des Niçois terrassés par le tremblement de terre est celui qu'il souhaite à l'homme.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/08/limposture-du-nihilisme-nietzscheen.html&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Le vrai réel n'est pas seulement le sensible exclusif plus le néant anti-idéaliste autour - auquel seuls les esprits libres artistes créateurs pourraient se confronter et qu'ils pourraient dominer. Le vrai réel aboutit au constat de l'anéantissement et de la destruction. Raisonnement intenable (et pervers). Ces deux raisonnements mis côte à côte sont contradictoires et peuvent aisément mener à la folie. Mais sans proposer une explicatif psychopathologique au demeurant fort incertaine pour le cas Nietzsche (déjà bien malade auparavant selon des rapports de neurologues), il convient de comprendre que le réel de Nietzsche est le sensible et que le sensible configuré comme fini et entouré de néant ne peut que mener à la destruction. Le projet de Nietzsche de surmonter la destruction par le surhumain est inepte et constitue un échec remarquable (la folie s'étant chargée à sa manière, sans doute plus compatissante que cruelle, d'empêcher que Nietzsche développe ses propositions de surhumain et de volonté de puissance, ainsi qu'il en avait émis le souhait fort, et en précisant que le projet de Nietzsche est un projet d'immanentisme radical et virulent et d'oligarchie du même tonneau, qui en ce sens a pu inspirer les idéologie délétères nazies, mais qui n'est en rien lui-même nazi, fasciste ou antisémite).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-2080988741261006320?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/2080988741261006320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=2080988741261006320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2080988741261006320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2080988741261006320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/11/lapologie-du-vrai-reel.html' title='L&apos;apologie du vrai réel'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-3283514588744888305</id><published>2011-10-31T05:20:00.000-07:00</published><updated>2011-10-31T05:20:27.010-07:00</updated><title type='text'>L'ingérance démocratique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ou la nature ingérable de l'ingérance?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/F36OXrrO3Fc" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu de Derrida pour nous donner la vraie nature de l'ingérence : l'ingérance non hégélienne - très tendance Zola. Un peu de Zola aussi pour nous rappeler qu'il est des principes plus hauts que son petit intérêt social ou son identité familiale. Après les succès éclatants d'Afghanistan et d'Irak suite au lumineux 911, la théorie monstrueuse de l'ingérence démocratique a le mérite de mettre en lumière qui sont les néoconservateurs (des néo-fascistes) et la raison véritable pour laquelle de pareils extrémistes purent guider la stratégie mondiale pilotée par l'atlantisme au début du XXIème siècle chrétien (passablement crétin aussi) : parce que le libéralisme est en faillite et promeut les pires théories extrémistes pour l'aider à survivre un peu plus (moins) et à sauver les meubles (peine perdue).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la théorie du chaos promue par les intellos dégénérés de la politologie ultralibérale issue de la mouvance de la société du Mont Pèlerin, on retrouve l'idée stupide selon laquelle le chaos engendre l'ordre. Comment? Par la contradiction. Générer le raisonnement contradictoire permet de générer l'ordre nouveau. &lt;i&gt;Ordo ab chao&lt;/i&gt;, CQFD. Bien entendu, si l'on juge de la valeur de ce raisonnement absolument &lt;i&gt;génial&lt;/i&gt;, on ne peut qu'être frappé par sa nullité et par l'état de dégénérescence morbide dans lequel se tient le système qui le promeut, surtout quand ce système est dominant parmi l'humanité Réunie et Mondiale. Amène.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Verdict : les dominants sont si peu dominateurs qu'ils se révèlent à genoux et en agonie tant intellectuelle que morale. L'ingérence démocratique contient typiquement les germes du raisonnement contradictoire. Dès ses limbes : quand l'avocat Grotius forge ce concept pour le bénéfice commercial de la Compagnie des Indes hollandaise, il entend non pas faire montre de rationalisme, mais de sophisme au service de la cause commerciale de son parti. Quand ceux qui reprennent cette argutie se réveillent avec leurs démons libéraux à la fin du XXème siècle, les Jean-François Revel et BHL en France, ils montrent qui sont leurs contrôleurs : des bénéficiaires de l'impérialisme britannique qui opère de la même manière que l'impérialisme hollandais défunt (et depuis englouti).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revel travaillait pour sir Goldsmith et BHL incarne le sioniste au service de ses maîtres du capitalisme ultralibéral français, le &lt;i&gt;condiottere&lt;/i&gt; Pinault ou l'orléaniste &lt;i&gt;new wave&lt;/i&gt; et très &lt;i&gt;smart&lt;/i&gt; Arnault. BHL a atteint les cimes du discrédit médiatique (pour le philosophique, cela fait &lt;i&gt;long time&lt;/i&gt; que notre fanfaron enfariné est démasqué comme un imposteur richement diplômé) en Libye, en ânonnant qu'il fallait renverser le despote Kadhafi sous prétexte de démocratie. Ceux qui l'accusent d'avoir fomenté ce complot manifeste trompent lourdement leur auditoire en lui prêtant une importance disproportionnée avec son histrionisme famélique : cet avorton d'intellectuel narcissique et bouffon (décati) n'est jamais qu'une marionnette cathodique et médiatique au service d'intérêts très puissants auxquels il obéit servilement et qui le remercient en lui envoyant des cacahuètes de plus en plus brûlées et de moins en moins grillées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Juste une goutte d'honnêteté : l'on voit mal comment une cause qui a produit des effets néfastes et pervers ravageurs pourrait subitement devenir cause de vertu et d'honnêtété. Je veux désigner l'OTAN qui après avoir détruit l'Afghanistan et surtout l'Irak est en passe de réaliser un nouvel exploit en Libye, avant de s'attaquer selon ses plan désaxés à la recolonisation militaire de l'Afrique (commencée avec le Soudan ou la Côté d'Ivoire selon des agendas atlantistes assez myopes et imprévisibles, merci tantie Susie Rice). Mais la limite de cet impérialisme désormais corroboré en Libye passe par la faillite des Etats d'Occident, qui n'auront plus très longtemps les moyens de leur politique impérialiste, du coup jusqu'au-boutiste et désespérée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les milliers de mercenaires déployés au sol en&amp;nbsp;Libye depuis huit mois (chute...), la destruction du pays et l'invasion programmée par les mercenaires &lt;i&gt;made in&lt;/i&gt; Qatar (le nouvel eldorado régional de l'ingérence démocratique?) ne suffiront pas à donner une consistance à un concept qui dès sa création avait fait montre de ses limites inquiétantes. L'ingérence démocratique est une contradiction dans les termes qui ne peut qu'engendrer les résultats monstrueux que l'on mesure toujours en Irak - à partir de maintenant en Libye. Que l'on retrouve dans l'exercice médiatique des propagandistes de plus en plus démasqués comme BHL n'est pas surprenant, le temps ne faisant rien à l'affaire; mais que les populations d'Europe ne se rendent pas compte qu'elles scient la branche sur laquelle elles sont assises est plus inquiétant pour la pérennité du bien-être en Occident (sans doute le font-elles par fascination pour le plus fort et avec l'idée qu'en soutenant le plus fort elles appartiennent aux plus forts).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'effondrement libyen est sans doute la dernière &lt;i&gt;marche&lt;/i&gt;&amp;nbsp;(impériale) avant que le chaos ne s'en retourne sévir parmi les contrées qui l'ont lancé et accueilli : l'Europe, en particulier cette entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni, ravivée par notre valeureux et incorruptible Président en dessous de tout et notamment de l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/02/01003-20101102ARTFIG00716-paris-et-londres-scellent-leur-entente-cordiale.php&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ne peut-il pas y avoir d'ingérence démocratique, seulement une ingérence coloniale impérialiste qui entre en contradiction fâcheuse avec la démocratie? Selon les termes juridiques, il faudrait que ce soit des instances de justice internationale effective qui permettent l'ingérence de la démocratie. Cette position implique qu'existent des instances supérieures, de type politique et démocratique et de niveau mondial, et que ce soit une partie qui désobéisse au tout. Comme ce n'est pas le cas actuellement, à moins de mentir au sujet de la CPI (avec la CPI archimenteuse), on se rend compte que les instances internationales opèrent sans aucun cadre international au nom de la loi du plus fort et en se trouvant pilotées par les atlantistes : cas de l'ONU qui a autorisé pour des motifs mensongers l'intervention en Libye, dont on a vu le résultat brillant après huit mois de bombardements intensifs couplés à des interventions au sol très démocratiques; cas de l'OTAN plus explicite et qui avait déjà montré son vraie face de rat depuis de nombreuses décennies, y compris en Occident, où les actions des réseaux &lt;i&gt;stay behind&lt;/i&gt; avaient pour but de contrer à tout prix la menace communiste instrumentalisée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne peut pas s'ingérer d'égal à égal depuis l'extérieur dans une partie; on ne peut qu'intervenir dans une partie dissidente à partir du tout qui l'englobe : ce constat montre que le mensonge de l'ingérence démocratique repose sur l'idée selon laquelle on peut changer une forme de l'extérieur, alors que le principe de développement du réel (le reflet) implique au contraire que le développement se fasse de l'intérieur vers l'extérieur, avec la croissance comme moteur de développement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un développement de l'extérieur&amp;nbsp;vers l'intérieur&amp;nbsp;est entropique : en termes plus généraux, destructeur. En termes politiques : impérialiste. Raison pour laquelle le projet noble et vertueux d'installer de l'extérieur la démocratie en Irak a accouché d'un monstre chaotique et tribaliste, pas d'un système régénéré et supérieur. Le principe démocratique lui-même implique le développement de l'intérieur vers l'extérieur et par la croissance, puisqu'il s'agit de développer la rationalité des citoyens internes et que l'on voit mal comment l'on pourrait développer cette rationalité en détruisant depuis l'extérieur la partie à démocratiser et en usant de violence inévitable pour réussir dans la mission.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le principe démocratique entre en contradiction avec l'idée d'ingérence, alors que&amp;nbsp;l'impérialisme&amp;nbsp;et le colonialisme le définissent adéquatement (ce qui se trouve corroboré par les faits). Mais le fondement de l'explication repose sur l'idée selon laquelle la structure du réel obéit à un&amp;nbsp;processus de développement seulement envisageable dans le sens de l'intérieur vers l'extérieur. Il s'agit pour le réel de se préserver en permettant la réunification de parties usant du même principe, mais d'empêcher la destruction, qui survient de l'extérieur contre une partie égale ou inférieure.&lt;br /&gt;Le mouvement de l'extérieur vers l'intérieur est un mouvement entropique, qui ne peut que signifier la destruction. Si la démocratie signifie le développement d'un peuple, il s'agit d'un processus exactement antithétique. L'ingérence démocratique n'est pas possible : soit qu'elle renvoie à la destruction et qu'elle contient tous les ferments antidémocratiques; soit qu'elle porte une action interne, mais alors elle n'est plus de l'ingérence. L'imposture de l'ingérence démocratique survient au moment de la concurrence moderne entre les impérialismes européens; elle se trouve réactivée pour permettre le second souffle du néo-colonialisme piteux, en particulier en Afrique, où la noblesse humanitaire a accouché du monstre du chaos.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lumumba ne disait pas autre chose - et relire Lumumba pèsera toujours plus lourd que les fredaines des dégénérés idéalistes et criminels qui entendent développer l'Afrique en l'appauvrissant depuis quatre cents ans. C'est-à-dire : depuis l'extérieur. Encore une vérification de l'action de destruction quand elle est opérée depuis l'extérieur vers l'intérieur. L'extérieur signifie la forme étrangère à l'intérieur : l'intérieur peut se développer sur l'extérieur, mais pas l'inverse. Car l'intérieur est toujours limité et devint du coup un développement aussi impossible que l'ingérence.&lt;br /&gt;D'ailleurs, l'ingérence survient au moment des ratiocinations décroissantes selon lesquelles le développement est forcément limité dans un monde nécessairement fini. Par contre, l'intériorité propose le soubassement donné et fini permettant le développement obligatoire et douloureux (d'où les crises) vers l'extérieur malléable et agrandissable. De l'extérieur vers l'intérieur, on trouve le principe de la destruction; mais de l'intérieur vers l'extérieur, celui de la construction par la croissance. L'ingérence est l'antithèse de la croissance. L'ingérence consiste à contraindre plus petit et plus faible que soi à obéir à son propre ordre, ce qui n'est pas seulement l'aveu de la lâcheté de l'ingérence démocratique (et de ceux qui la soutiennent au prix de leur honneur et de leur sens), mais qui montre que l'ingérence signe la destruction. Car la destruction du plus petit au nom de l'ingérence démocratique a pour particularité de détruire non seulement le plus faible mais aussi le plus fort - l'ingérant ingérable, pourtant si sûr de sa puissance de domination initiale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-3283514588744888305?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/3283514588744888305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=3283514588744888305' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3283514588744888305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/3283514588744888305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/lingerance-democratique.html' title='L&apos;ingérance démocratique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/F36OXrrO3Fc/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-334973740853020209</id><published>2011-10-28T02:20:00.000-07:00</published><updated>2011-10-30T02:48:22.464-07:00</updated><title type='text'>Le martyr de la démocratie libérale</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mort de Kadhafi ne doit nullement nous laisser croire que cet exemple incarne l'alternative à l'impérialisme et au colonialisme. Kadhafi est un chef tribal qui est mort assassiné par la tribu qui avait accepté de coopérer avec l'OTAN sur ce coup (certains des Misrata). Mais telle la légende du Phénix, la mort symbolique de Kadhafi signifie que l'homme va renaître de ses cendres et que quel que soit le temps que cela prendra il ne va pas accepter le sort d'autodestruction que les désaxés de l'OTAN et leurs contrôleurs des mondes de la finance lui promettent. Kadhafi a été capturé à Syrte par les commandos de l'OTAN (ceux qui peuvent combattre effectivement), puis il fut livré en pâture à la vindicte des abrutis et autres dégénérés venus de Misrata qui hurlaient des "Allah Akbar!" antimusulmans tandis qu'ils le lynchaient - lui tirant une balle dans le ventre avant de l'achever d'une balle dans la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://oumma.com/Kadhafi-a-t-il-ete-livre-a-ses&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pauvres types. On mesure les effets de la doctrine impérialiste du double standard chère à un Cooper selon laquelle le standard démocratique vaut pour l'intérieur de l'Occident alors qu'à l'extérieur la loi du plus fort devient permise. On considère que les tribus libyennes sont des peuplades arriérées et dégénérées qui à l'exemple de ces hordes de combattants manipulés et hors d'eux (drogués?) sont juste capables de semer le chaos et la discorde, la sauvagerie et la barbarie. Il est normal que les civilisés de l'OTAN se soient servis d'eux pour punir le chef tribal Kadhafi qui avait refusé de leur obéir et de céder le pouvoir. Le racisme qui transparaît de cette morale peut se vérifier avec la réponse hallucinante de Hillary Clinton qui ose rire à propos de ce lynchage et parodier les paroles de César.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est au moins lucide : les dirigeants de l'Etat américain se comportent en impérialistes déboussolés, à cette précision près qu'ils n'agissent pas pour le compte politique des Etats-Unis, mais pour le compte des factions financières apatrides qui composent l'Empire britannique et qui désespérées par leur désintégration inexorable sont prêtes à toutes les monstruosités pour prolonger leur toute-puissance éperdue. On mesure à quel point le racisme du double standard énoncé par Cooper le théoricien de l'impérialisme postmoderne européen se vérifie avec l'assassinat atroce et médiatisée de Kadhafi, qui n'aurait pas été envisageable il y a une décennie encore. Les responsables politiques d'alors, surtout au nom de la démocratie, n'auraient jamais entériné une pareille scène de vengeance qui fait suite au pseudo-assassinat (fictif) sous prétexte de vengeance juste d'Oussama et aux assassinats ciblés un peu partout dans le monde de soi-disnat membres d'al Quaeda ou d'ennemis des Etats-Unis (y compris de citoyens américains), sans jugement et au nom de la démocratie. Avant le 911, la souveraineté des Etats avait encore un sens, alors que désormais au nom de l'ingérence démocratique on peut dévaster un pays et passer (seulement pour un temps, au début) pour démocrate.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le visage d'Obama la catastrophe atlantiste et des dirigeants occidentaux affidés est en train d'apparaître clairement. Ce sont des pervers qui subvertissent le sens de la démocratie aux fins de l'impérialisme et de formes politiques que l'on peut nommer néo-fascistes : le lynchage de Kadhafi exprime la preuve médiatique de cette dégénérescence dans l'extrémisme et la violence et de l'irresponsabilité des dirigeants occidentaux qui l'ont commandité, approuvé, élaboré. Quant aux populations occidentales qui la plupart du temps se fichent de cette réalité (la montée du chaos et du néo-fascisme) pour le moins inquiétante, voire soutiennent la sauvagerie au nom de leurs petits intérêts égoïstes à courte vue, elles se comportent comme aux pires moments de l'histoire, comme des couards et des autruches, comme lors de la montée des fascismes européens dans les années trente (déjà en pleine crise financière), quand la plupart préféraient fermer les yeux et cautionner l'inacceptable plutôt que de faire preuve de courage et de lucidité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui s'oppose au Nouvel Ordre Mondial dont on voit la hideur la plus évidente en Libye depuis février 2011, en Irak ou en Afghanistan (notamment)? Qui décrypte l'imposture de l'ingérence démocratique, elle qui en Libye a encore accru sa virulence mortifère? Quelques dizaines de milliers de morts en huit mois (bagatelle), un pays détruit (bagatelle &lt;i&gt;bis&lt;/i&gt;), un nouveau gouvernement fantoche à la botte des colons d'Occident et, cerise sur le gâteau, le lynchage symbolique de l'ancien chef d'Etat, qui dénote par sa mort en martyr la terrible épreuve que traverse l'humanité - au-delà du cas libyen déjà emblématique. Mais pour les nombrilistes Occidentaux&amp;nbsp;qui estiment plus ou moins que la Libye est&amp;nbsp;encore trop loin de l'Occident pour mériter une attention soutenue et que l'on finira bien par s'en sortir et par sauvegarder le principe de l'immanentisme selon lequel seul compte l'intérêt du désir, qu'ils se rassurent : le feu qui dévaste tout au loin, la politique de la terre brûlée et du chaos, ont déjà commencé très vite par revenir ici, dans le coeur de l'Occident, là où l'on vous susurre avec des avis experts qu'il ne peut rien se produire parce qu'on vit en paix depuis plus d'un demi siècle.&lt;br /&gt;A côté de la théorie du double standard, qui légitime la sauvagerie de psychopathe assumée hors de l'Occident démocratique et libéral, on trouve pour entériner la dégénérescence des régimes libéraux et la mort effective du libéralisme britannique une autre théorie divine, concoctée par le conseiller de l'ultraconservateur libéral britannique Cameron Philipp Blond : le retour au corporatisme néo-médiéval, qui consiste à démanteler les acquis de l'Etat-nation et à les remplacer par des structures locales privatisées et d'ordre féodal. Le féodal équivaut au tribal. Cette théorie survient à point nommé pour légitimer la crise financière terrible et justifier du remplacement de l'ordre né de la Paix de Westphalie par le désordre du chaos, si tant est que l'expression oxymorique d'ordre du chaos recèle une quelconque consistance.&lt;br /&gt;Les théories d'un Cooper donnent une inflexion et une direction à la politique étrangère des démocraties libérales qui soutiennent l'Empire britannique; les théories d'un Blond orchestrent et encadrent de manière complémentaire le fonctionnement interne de l'Empire britannique à la dérive : on démantèle la notion de public et on la remplace par la privatisation, qui revient à accroître la loi du plus fort entre rapports strictement privés. La norme du public permettait de remplacer la loi du plus fort privée par le principe républicain du public.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lynchage qui est arrivé à Kadhafi est bien entendu une projection de l'état dans lequel se trouve la Libye dévastée et plus encore l'Empire britannique en faillite, avec lequel Kadhafi a toujours collaboré dans l'espoir de parvenir à une entente tarabiscotée qui profiterait au peuple libyen, une fédération intertribale sur le modèle de la fédération impériale. Mais le tribalisme libyen n'est jamais que l'image de ce que souhaitent les Blond avec leur apologie du retour au corporatisme médiéval : Kadhafi avait réussi à imposer un modèle seulement supérieur de tribalisme qui demeurait confiné aux limites du tribalisme; les impérialistes ont détruit la Libye et attisé les luttes intertribales pour proposer un retour au corporatisme médiéval, pour le moment à l'extérieur de l'Occident.&lt;br /&gt;Un Blond ne propose rien d'autre que le retour au modèle tribal travesti en apologie postmoderne du médiévalisme; et Cooper ne fait rien d'autre que légitimer le tribalisme sur la question des rapports avec l'étranger : le tribalisme favorise les relations fondées sur le rapport de force et l'absence de principe. C'est l'option rebattue que défendent depuis les conférences de Yalta et Pugwash les stratèges de l'Empire britannique, singulièrement quand ils opèrent sur le territoire américain, comme ce Kissinger qui prétendit s'inspirer du modèle de Metternich pour défendre ce modèle impérialiste des rapports fondamentalement de force entre Etats. Sans doute que les stratèges désaxés actuels derrière Hilary Clinton (notamment ceux du Pentagone autour du NSC et du nouveau JSOC) partagent cette conception quand ils poussent leur représentante à verser dans des déclarations stupides et suicidaires sur le modèle simpliste de César l'Empereur romain.&lt;br /&gt;Le tribalisme défendu par les impérialistes britanniques prend acte de la régression de la domination qui n'est plus en mesure de permettre un certain ordre international fondé sur l'impérialisme financier. Du coup, on demeure dans l'impérialisme, mais en promouvant le fondement le plus inférieur et régressif : le féodalisme ou petite unité tribale. Kadhafi en Libye avait réussi à agréger les innombrables tribus régionales en une fédération intertribale. C'est vers ce fédéralisme bigarré et instable que tendent les préconisations de Blond, à ceci près que le postmodernisme tribaliste en déclin introduit la supériorité du féodalisme britannique (et des territoires de l'Occident qu'il contrôle) sur le restant du monde. La supériorité occidentale impérialiste repose sur la domination financière et militaire.&lt;br /&gt;On le vérifie en Libye, où l'OTAN incomparablement supérieur en termes militaires a détruit le pays sans aucune pitié pour son développement honorable depuis quarante ans. Aucune compassion démocratique ou humaniste : mais le fonctionnement de la City est-il démocratique? L'oligarchie implique qu'une petite élite domine le monde. L'oligarchie britannique domine les États plus libéraux que démocratiques d'Occident, la fédération à l'extérieur de laquelle c'est le chaos qui règne. Ce schéma terrifiant, dont on mesure la monstruosité non viable en Libye (les résistants libyens auront le fin mot, sur le modèle vietnamien), implique une destruction croissante de l'espace intérieur suite à la destruction de l'espace extérieur.&lt;br /&gt;Le double standard adossé sur le modèle du féodalisme postmoderne finirait en chaos total (démantèlement chaotique) : mais je suis trop optimiste au regard de l'histoire pour croire que l'homme ne réagira pas de manière constructive. En termes libyens actuels : le martyr abject de Kadhafi (sans idéaliser le personnage, en particulier certaines de ses actions passées) constitue le sacrifice final qui ne sauvera pas son peuple et son pays - mais de de manière plus générale qui amorce et annonce le salut l'humanité entière. Le martyr est le témoin de son temps. Le martyr Kadhafi en dit long sur ce que les démocrates libéraux sont (des zombies) et sur le péril majeur qui court si l'on ne fait rien pour prendre les bonnes mesures : sortir du libéralisme d'un point de vue politique; sortir de l'immanentisme d'un point de vue religieux (culture et religieux).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-334973740853020209?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/334973740853020209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=334973740853020209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/334973740853020209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/334973740853020209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/le-martyr-de-la-democratie-liberale.html' title='Le martyr de la démocratie libérale'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-5863651038311173802</id><published>2011-10-22T04:09:00.000-07:00</published><updated>2011-10-24T10:52:06.482-07:00</updated><title type='text'>La joie de dominer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/WleFXqtP_z8" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Ou la joie minée.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Dans ce passage d'un commentaire de Blondel consacré à la joie chez Nietzsche, plus spécifiquement dans une de ses dernière oeuvres, &lt;i&gt;Ecce homo&lt;/i&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;http://www.philopsis.fr/IMG/pdf_nietzsche_blondel_ecce_homo.pdf&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;on mesure à quel point il est deux joies, comme nous le rappelle Leibniz, le contemporain de Spinoza et de la naissance de l'immanentisme (en tant qu'hérésie métaphysique et radicalisation du cartésianisme) : &lt;i&gt;gaudia&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;laetitia&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;La joie de Nietzsche s'intègre dans la &lt;i&gt;laetitia&lt;/i&gt;, mais c'est une joie finie qui est radicalisée et qui se signale par sa soif de domination et de puissance. La joie chez Nietzsche constitue l'explicitation de la complétude chez Spinoza, qui lui aussi emploie les termes de joie et de désir. Nietzsche a-t-il si peu lu Spinoza qu'il le prétend et que ses commentateurs le prétendent? S'il est vrai que Nietzsche est un spécialiste de la lecture hâtive et des jugements à l'emporte-pièce, sous le prétexte contestable que tout son génie se trouverait dans ses narines, sa parenté avec Nietzsche est frappante, voire sidérante, ce qu'un philosophe nietzschéen comme Rosset s'empresse de souligner, à la suite de Deleuze sans doute, amis d'une manière plus lucide à mon goût (que Spinoza le libéral soit gauchiste est contestable, mais que Nietzsche soit traité comme gauchiste, aujourd'hui par l'inénarrable Onfray, est une fumisterie plus drolatique qu'égarée).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;On remarque peu que Spinoza propose une définition de la liberté qui n'est pas si révolutionnaire que ses commentateurs transis ne le proclament : il s'agit plutôt à mon avis d'une vision oligarchique et nihiliste de la liberté et du monde, à ceci près que Spinoza intègre cette définition spécifique quoique emblématique de l'immanentisme entant que radicalisation du nihilisme antique (autour en gros de la complétude du désir). Nietzsche ne propose guère de véritablement novateur par rapport à Spinoza, et même l'on pourrait constater qu'il a moins développé ses propositions positives (ses concepts) que Spinoza, notamment dans son &lt;i&gt;Éthique&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;Nietzsche ne fait que radicaliser le projet spinoziste, à ceci près que Nietzsche n'a pas eu le temps de développer sa spécificité - mais je fais une hypothèse plus pessimiste sur la pensée de Nietzsche, qui serait devenu fou parce qu'il n'avait rien à proposer de positif véritable et nouveau et qui aurait été pris au piège de son adhésion au nihilisme contradictoire et facteur de folie. Nieztsche était-il fou avant d'opter pour le nihilisme fou - ou Nietzsche est-il devenu fou à cause de ce nihilisme? Il est certain que Nietzsche possède une hérédité chargée et qu'il a lui-même développé des symptômes médicaux au point qu'il était victime d'hallucinations et qu'il consultait régulièrement des neurologues.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;Quoi qu'il en soit, Nietzsche était au départ de sa vie un fervent oligarque, comme sa citation de jeunesse concernant l'éducation le stipule, et il reste un nihiliste impénitent à la fin de sa vie consciente, comme cette explication de Blondel le remarque :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;"Le défi, c’est donc l’affrontement de deux conceptions de la civilisation. À savoir : d’une part la &lt;b&gt;décadence&lt;/b&gt;, la maladie, la mort et d’autre part la &lt;b&gt;belle humeur&lt;/b&gt;, l’affirmation, la vie. D’un côté on refuse de voir la réalité – ce qui obligerait à trouver une solution aux désordres, aux contradictions, aux souffrances – de l’autre on revendique un désir sans entraves.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;On achoppe tout de suite à une grande difficulté car l’affirmation du désir conduit très précisément à la lutte des désirs les uns contre les autres. Nietzsche, en fait, cherche l’affirmation du désir en tant qu’il conduit d’une&amp;nbsp;manière conflictuelle à la guerre. Cela renvoie à Eschyle et Sophocle pour qui l’homme est pris dans quelque chose qui l’écrase. Il est inadapté à la réalité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit; font-size: small;"&gt;&lt;i&gt;Deux solutions se présentent alors. La &lt;b&gt;solution morale &lt;/b&gt;consiste à nier ces désirs, à nier la volonté de désirer. La &lt;b&gt;belle humeur &lt;/b&gt;est l’affirmation de ces désirs, dont elle admet toutefois le côté destructeur. La volonté de puissance est aussi une volonté de dominer et d’expliquer les désirs les uns par les autres."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Si nous reprenons certains termes, c'est pour nous rendre compte que la conception de Nietzsche de la joie n'est pas du tout la trouvaille d'une joie partagée par tous, d'une joie républicaine, d'une joie en expansion, amis au contraire une joie inégalitariste, élitiste, dominatrice, oligarchique, selon laquelle la joie d'un petit nombre s'obtient sur la domination du plus grand nombre. C'est dominer qui procure la joie, à tel point que la question n'est plus de savoir si la joie mauvaise ne serait pas selon ce schéma réhabilitée, mais si la joie mauvaise n'est pas la joie selon la conception nietzschéenne. Mais quand je dis nietzschéenne, il faudrait élargir car il est patent que cette conception de la joie première et si louée par les commentateurs de l'acabit de Blondel est l'héritage direct de la joie selon Spinoza. Le lien entre la joie et la liberté chez Spinoza est patent : on accroît sa puissance de liberté en accroissant sa joie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Blondel résume fidèlement l'enjeu : "&lt;i&gt;Le défi, c’est donc l’affrontement de deux conceptions de la civilisation". &lt;/i&gt;Le nihilisme contre l'ontologie en langage philosophique : Blondel n'exagère nullement l'importance du défi, puisqu'il s'agit de l'opposition historique fondamentale entre deux conceptions d'existence. Mais c'est juste après que le bât blesse : que Blondel reproduise fidèlement la pensée de Nietzsche est appréciable; mais Nietzsche travestit grossièrement la réalité, lui qui se prétend réaliste. Pourquoi? Il ose dans sa folie plus que naissante et sa maladie se targuer de la "belle humeur" et de la "vie" contre la "décadence, la maladie, la mort". Mais qui est le malade? Le fou?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Les réponses s'avèrent d'autant plus problématiques que Blondel offre&amp;nbsp;une&amp;nbsp;définition du désir nietzschéen transparent : le "désir sans entrave". Mais cette définition a pour défaut de réhabiliter l'oligarchie, la domination absolue et toutes ces valeurs qui ont montré leurs applications abjectes et infâmes. Le fond du problème est justement cerné par Blondel : si la position morale était justifiée, elle "&lt;i&gt;obligerait à trouver une solution aux désordres, aux contradictions, aux souffrances". &lt;/i&gt;Encore faudrait-il préciser que cette position n'a de valeur que si elle est prmeière. Or elle est indémontrée tout autant qu'indémontrable. Rien n'indique par un examen rationnel que les désordres, les contradictions et les souffrances constituent le terreau du réel. Mais seule cette position permet d'échafauder des théories nihilistes de type immanentiste comme la position de Nietzsche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;La faiblesse de ces théories provient du fait qu'elles ne peuvent s'appuyer sur aucune raison. Ce constat affaiblit grandement l'entreprise de Nietzsche qui s'apparente à une vaste construction appuyée sur du sable fort mouvant. Où Blondel se discrédite, c'est quand il rapproche la conception de Nietzsche de la conception de Sophocle et Eschyle sur un point précis : que l'homme "est inadapté à la réalité". C'est déformer grandement la position de nos deux tragédiens antiques qui tous deux refusent précisément la position nihiliste de leur temps et se battent pour que le spectateur devienne le héros de leurs tragédies. Ces deux tragédiens défendirent des positions politiques proches de celles de Solon à Athènes et un réel qui n'est pas désordonné et chaotique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Blondel ne peut ignorer le fait que la tragédie antique ne représente pas le réel comme chaotique et le désir comme volonté de puissance, mais confère à l'homme la possibilité tragique et malaisée d'organiser l'ordre par ses pouvoirs créateurs et rationnels. Non seulement il amalgame la tragédie antique avec la position de Nietzsche proche des sophistes, mais encore il ne se prononce pas sur un point précis qu'il explicite pourtant avec une clarté redoutable : "&lt;i&gt;On achoppe tout de suite à une grande difficulté car l’affirmation du désir conduit très précisément à la lutte des désirs les uns contre les autres.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;C'est d'ailleurs aussi le constat qui devrait être posé pour Spinoza : ce que Blondel ne précise pas, c'est que cette lutte des désirs désigne la loi du plus fort, selon laquelle le désir dominateur gagne. La métaphore de la guerre indique que la loi du désir aboutit à la destruction de la plupart des désirs et à l'élection du plus petit nombre, sur des critères qui resteraient à définir : "&lt;i&gt;Nietzsche, en fait, cherche l’affirmation du désir en tant qu’il conduit d’une&amp;nbsp;manière conflictuelle à la guerre." &lt;/i&gt;Par la suite, Blondel fait dans la litote : car Nietzsche ne cherche pas à "expliquer les désirs les uns par les autres", comme Blondel l'affirme chastement, mais à expliquer pourquoi le désir est destructeur - parce qu'il représenterait la loi du réel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Ici on se souvient que cette loi est indémontrable et repose sur l'arbitraire. Il est intéressant que Blondel rappelle que la volonté de puissance servirait dans le dispositif conceptuel nietzcshéen à justifier du caractère destructeur du désir. Blondel la définit comme "volonté de dominer". Si l'on se souvient que la position de Nietzsche qu'il assimile hâtivement à la belle humeur et à la joie est indémontrable, alors le concept ténébreux de volonté de puissance présente la caractéristique d'être irrationnel et indémontrable, soit de fonctionner sur l'arbitraire et l'absence de signification précise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;On comprend pourquoi ce concept n'a jamais réussi à être défini précisément ni à renvoyer à un objet original bien clair : c'est que justement il est crée par Nietzsche pour réfuter la clarté et la remplacer par l'arbitraire. La volonté de dominer que propose Blondel serait une définition sans doute assez pertinente, mais elle se heurte à un problème très nietzschéen et très nihiliste : elle ne constitue en aucun cas une innovation mais une option rebattue et disqualifiée, notamment dans l'Antiquité et sous cette forme virulente. L'échec de Nietzsche est philosophique et conduit à la folie. Mais cet échec théorique indique que la joie dont il se prévaut non sans impudence est une joie subversive, qui consiste à dresser l'apologie de la joie dominatrice et destructrice. Blondel admet le "côté destructeur" de cette belle humeur. Derrière ces simagrées, il conviendrait de noter la faiblesse de la position de Nietzsche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Il a besoin de l'entourer de beaux atours et de la mélanger avec les valeurs classiques les plus positives à ceci près qu'ils les nimbe de subversion. La joie de la destruction n'est pas la joie classique. C'est la joie mauvaise, la joie de l'oxymore. Que tant de commentateurs puissent continuer à louer en Nietzsche le philosophe de la vie, de la santé, de la joie ou de l'affirmation en dit long sur l'égarement de l'époque et sur son imprégnation en nihilisme. Tout montre que la mentalité contemporaine est imprégnée de ce poison.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Il importe de comprendre que si l'on vit la crise systémique terrible que nous endurons (et pas seulement financière ou économique comme l'énonce dans son égarement réducteur le catastrophique Trichet de la BCE), c'est qu'il n'est pas possible d'opposer dans l'histoire religieuse deux grandes positions : la position du chaos nihiliste et la position morale (dans le vocabulaire nietzschéen) favorable à l'ordre. Cette conception est juste historiquement au sens où ce sont ces deux grandes positions qui sont au berceau de la création humaine de toutes ses théories du réel. Mais aussi bien toutes les théories du réel se forment dans leurs différences et leurs distinctions à partir de la réfutation du nihilisme en tant que position fondamentale et universelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Le nihilisme est tellement faux qu'il est condamné pour accoucher du transcendantalisme polythéiste, puis monothéiste. La folie du nihilisme ressortit chez Nietzsche. Quant aux théories métaphysique, elles présentent la trouvaille fine de rendre le nihilisme compatible avec l'ontologie, soit de diluer le nihilisme dans le fini. Le nihilisme est très efficace dans le fini et devient inopérant dans l'infini. Aristote se révèle très efficace dans le fini, que ce soit dans ses découvertes scientifiques (périmées) ou dans ses théories philosophiques limitées à des objets de réel. Mais dès qu'il aborde le thème du réel, il se montre simpliste (le réel est fini) ou incohérent (l'être fini est relié au non-être indéfini). La trouvaille du métaphysicien depuis Aristote consiste à évacuer toute prétention de la philosophie à l'universel, soit à la définition du réel en tant qu'universel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;L'infini est évacué en tant que l'infini est l'universel. C'est de cette manière que l'on peut interpréter le geste métaphysique &lt;i&gt;antiscolastique&lt;/i&gt; de Descartes, consistant à se limiter à philosopher dans la dimension physique du réel et à décréter que le restant relève de l'influence exclusive de Dieu, mais d'un Dieu irrationaliste qui use de &lt;i&gt;deus ex machina&lt;/i&gt;, soit du miracle. Descartes rompt avec la scolastique, mais restaure la métaphysique. Il n'organise une rupture secondaire que pour sauvegarder l'essentiel, contrairement à ce qu'on laisse entendre. Et cet essentiel, qu'il identifie comme la sauvegarde de la philosophie, c'est la métaphysique en tant qu'héritage d'Aristote : rafraîchir le contenu physique qui est par trop périmé (l'enseignement scolastique frise l'archaïsme) pour mieux réaffirmer le contenu théorique dans son substrat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;C'est l'irrationalisme qui est le coeur du nihilisme et qui se trouve protégé par le dispositif métaphysique. Descartes est prêt à évacuer la dimension finie du réel (revendication indémontrée autant qu'indémontrable) pour conserver l'irrationalisme (le &lt;i&gt;deus ex machina&lt;/i&gt;). L'immanentisme survient juste après Descartes, avec Spinoza. C'est que la réforme métaphysique entreprise par Descartes n'est plus suffisante : elle laisse à nu l'irrationalisme théorique, en insistant sur le doute comme une méthode négative qui ne propose rien de vraiment positif et qui aboutit &lt;i&gt;in fine &lt;/i&gt;à légitimer ce &lt;i&gt;deux ex machina &lt;/i&gt;pour le moins irrationaliste. Il s'agit pour l'immanentisme de trouver un nouveau socle de réduction sur lequel s'appuyer afin de fonder la philosophie et de ce fait de pouvoir légitimer l'irrationalisme comme étant un domaine de réalité certes inconnaissable, mais qui aussi ne concerne en rien l'homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Aristote avait proposé comme structure le rationnel à condition que la raison soit finie. Spinoza te les immannetsites trouvent (non sans raison) que les cartésiens se montrent trop découverts en irrationalisme, bien que Descartes professât d'avancer masqué. Spinoza reprned peu ou prou ce slogan, mais il propose surtout un renouvellement du socle de réduction nqui est localisé dans le désir La raison est assujetti au désir, ce qui fait que l'intelligence est inféodé au désir. Le désir étant irrationaliste, les immanentistes croient avoir trouvé la résolution du problème qu'Aristote n'avait paas assez résolu en réduisant le champ d'intérêt humain à la raison -finie. Le désir est à la fois fini et permet d'expliquer l'irrationnel comme le fondement du réel, même si le réel qui est étranger à la sphère du désir n'est pas intéressant pour l'homme, e lu est pas connecté. Il suffit de s'en débarrasser comme de l'incréé, un terme vague qui ne définit rien et ne résout aucun des problèmes laissés vacants et posés par tout esprit curieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Le spinozisme loin de résoudre les problèmes philosophiques s'en débarrassent pour décréter qu'il se concentre sur le désir. Et c'est ici que surgit Nietzsche qui avec son emphase et sa grandiloquence postromantiques espèrent enfin résoudre le problème de l'immanentisme en essayant encore d'accroître la réduction du désir au désir les plus artistes et dominateurs, dont bien entendu le sien à son moment. Le problème de Spinoza est de n'avoir pas résolu le problème philosophique en général, ni aucun problème, comme le problème qu'il impute à Aristote. Mais le problème accru de Nietzsche, c'est qu'il ne peut bouger dans le système de Spinoza, tel une araignée prise dans les rets d'un système qui s'est accru en immobilisme théorique (il se moquait de Spinoza et de sa contemplation figée et perverse des combats d'araignées).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Nietzsche veut essayer d'accroître l'immanentisme mais il est contraint pour ce faire (en bon postromantique adepte du &lt;i&gt;anywhere out of the world&lt;/i&gt;) de sortir du monde physique te de basculer dans le monde qu'il considère lui-même, de manière inconciliable et irréconciliable, comme parfaitement étranger à lui. Nietzsche se condamne à la contradiction, à l'oxymore, au grand écart à froid. On ne sait d'ailleurs pas bien quel changement réaliste Nieztsche escompte réaliser, lui qui réclame le changement ici et maintenant tout en demandant un changement qui implique que le coefficient de réalité se trouve modifié. C'est le changement sans le changement, car non seulement il convient d'opérer un tri entre le troupeau et l'élite des artistes créateurs (dont Nietzsche), mais encore ces artistes créateurs sont chargés de l'insigne tache d'amorcer le changement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;Certains commentateurs pourront toujours défendre qu'il s'agit d'un élitisme consistant à en demeurer dans les bornes du réel tel qu'il est ou que le changement est déjà présent dans le réel (à l'instar du philosophe Rosset), il n'en demeure pas moins que la démarche de Nietzsche consiste à proposer quelque chose de nouveau ne serait-ce que pour corriger l'erreur de l'immanentisme qui le précède (accessoirement parce que Nietzsche annonce un projet grandiose et inégalé : la transvaluation des valeurs). Mais Nietzsche ne propose rien et ne peut plus rien proposer, bloqué par sa stratégie d'améliorer le désir alors que le désir était déjà une valeur déterminée et non évoluable; Nietzsche a besoin du changement alors qu'il a aboli le changement dans son système.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: inherit;"&gt;On peut parler d'imposture de Nietzsche ou d'échec, car il annonce à grand fracas un projet qui dès le départ se trouve condamné par son impossibilité et sa dimension contradictoire. Nietzsche essaye de subvertir certaines idées pour se les approprier, mais cette subversion est pathétique, car elle se trouve frappée du sceau de son échec. La subversion d'Aristote change le sens pour le figer. La subversion immanentiste changeait la métaphysique pour la changer en la radicalisant. La subversion nietzschéenne se trouve confrontée à un manque de perspectives ou à son impossibilité en matière de nécessité. C'est son aspect tragique. Quant à la joie, la subversion de la joie comme joie mauvaise indique ce qu'est le sentiment de joie. On se trouve joyeux face au constat de sa croissance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-5863651038311173802?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/5863651038311173802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=5863651038311173802' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5863651038311173802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5863651038311173802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/la-joie-de-dominer.html' title='La joie de dominer'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/WleFXqtP_z8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-2645911622703288115</id><published>2011-10-19T00:30:00.000-07:00</published><updated>2011-10-19T00:30:37.416-07:00</updated><title type='text'>Le syndrome de Lorenzaccio</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La fausse alternative.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/BmdcQvfr-JE" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que serine la propagande des grands médias occidentaux en Libye, le système clanique et népotique de &lt;i&gt;KadhaFils&lt;/i&gt;&amp;nbsp;ne constitue pas l'imposture tribale monstrueuse et sanguinaire qui légitimerait la campagne coloniale elle monstrueuse - l'opération militaire de l'OTAN relayée par son faux nez de plus en plus grotesque et discrédité du CNT. La révolution de la Jamahiryia a instauré une fédération intertribale non sans certains succès, qui a produit certaines réussites en&amp;nbsp;matière&amp;nbsp;de développement économique, éducatif, sanitaire ou politique (je pense à la mise en place d'une certaine démocratie participative, il est vrai limitée par des milices qui ne disent pas leur nom de censeurs totalitaires). Mais les limites de ce système doivent êtres rappelées, contre ceux qui confondent et amalgament la lutte légitime contre l'impérialisme (l'OTN en l'occurrence, dont on voit mal pourquoi il serait devenu démocratique) avec la défense, voire l'apologie du personnage Kadhafi, que ses admirateurs (souvent superficiels, confondant le cas Kadhafi avec la lute anti-impérialiste) identifient hâtivement, voire confusément, comme un dirigeant intègre et providentiel, alors qu'il a toujours mené (depuis plus de quarante ans) le grand double jeu, qu'il finança de nombreuses organisations terroristes aux ramifications néo-nazies travesties en panarabisme nationaliste et qu'il mena une politique de &lt;i&gt;prospérité limitée&lt;/i&gt;&amp;nbsp;(bornée?) pour son pays - dans la mesure où la redistribution de la manne énergétique (pas seulement pétrolière) n'implique pas le développement structurel (notamment industriel) du pays, mais une façon de vivre dispendieuse, miraculeuse et non pérenne.&lt;br /&gt;Rappel historique : nous assistons à l'effondrement du système général d'impérialisme britannique. Il est normal que les alliés périphériques s'effondrent en premier, comme le paradis artificiel Dubaï; ou essayent d'endiguer l'effondrement par une politique de contre-révolution réactionnaire, comme l'Arabie saoudite (et les monarchies voisines, à l'image du pitoyable Qatar). Il est tout aussi normal que les potentats et satrapes de ce système soient éliminés en premier. Ce fut le cas pendard du pendu Saddam (un tyran qui ne méritai en rien sa mort infamante et cette parodie de jugement démocratique qui en dit long sur les méthodes de ceux qui se présentent en démocrates au nom de l'ingérence démocratique); c'est à présent le cas de Kadhafi, dont le sort a été réglé au début après 2001, et non pas en février 2011, comme l'expliquent pour des motifs vertueux et démocratiques les médias libéraux propagandistes. La méthode est inadmissible, parce que ce sont des peuples qui payent les pots cassés de la politique du chaos et qu'il s'agit d'impérialisme et de colonialisme (dont on voit mal en quoi ils deviendraient démocratiques parce qu'occidentaux). Mais condamner l'impérialisme et le colonialisme ne revient en aucun cas à légitimer la subversion de la lutte impérialiste par des satrapes en réalité impérialistes.&lt;br /&gt;Kadhafi fait partie de cette classe de &lt;i&gt;faux anti-impérialistes&lt;/i&gt; qui ont trahi leur idéal de jeunesse et qui se sont vautrés dans la fange du double jeu. Peut-être ont-ils cru jusqu'à un certain point qu'ils jouaient avant tout leur jeu trouble et rance dans l'intérêt de leur peuple et qu'ils étaient contraints pour protéger leur peuple de jouer ce double jeu. Kadhafi est-il un Lorenzaccio qui posséderaient deux côtés maléfiques complémentaires plus qu'antagonistes : l'un consistant à mener grand train pour sauver son peuple, l'autre à&amp;nbsp;se corrompre pour mieux corrompre l'ennemi atlantiste? Kadhafi serait-il un gnostique descendant des Cyrénaïques et autres sectes philosophiques antiques de la région qui à son tour estimerait que c'est seulement et paradoxalement en faisant le mal que l'on parvient à accomplir le bien?&lt;br /&gt;Si l'on veut dresser les qualités politiques de Kadhafi, ce n'est pas très compliqué : intelligent (bien plus que fou), combattant exceptionnel, résistant de première classe. Il l'a prouvé en renversant le roi corrompu Idriss en 1969 et il le prouve de manière impressionnante en ce moment en continuant à résister à l'envahisseur de l'OTAN, qui est plus puissant que lui mais qui sur le modèle du Vietnam finira par perdre face à l'indomptable peuple libyen. Par contre, Kadhafi correspond plus à la fiche du résistant qu'à celle du dirigeant. En tant que dirigeant, il a su fédéré les innommables tribus en une fédération intertribale et à mener une politique de développement économique effective; mais il est resté un dictateur politique de plus en plus archaïque et n'a pas su sortir la Libye d'un développement fondé sur la manne énergétique.&lt;br /&gt;Surtout Kadhafi sous prétexte d'anti-impérialisme a mené un complexe et détestable double jeu (multiple jeu) en concert avec les services secrets français, israéliens et britanniques. Au final, cette tactique labyrinthique et tortueuse, loin de protéger les intérêts libyens, les aura plutôt perdus : Kadhafi et son clan familial ont précipité involontairement la Libye dans la guerre civile et se sont avérés incapables de prendre des mesures de bon sens pour prévenir et limiter les dégâts de la guerre. S'ils n'avaient pas autant trempé dans des intrigues contradictoires, ils n'auraient pas tant tardé à prendre des mesures pour sauver les dizaines de milliers de vie libyennes qui à cette heure et en quelques mois ont été fauchées par les bombardements démocratiques de l'OTAN.&lt;br /&gt;Inutile de revenir sur les erreurs invraisemblables de Saif el Islam nommant dans le gouvernement libyen les dirigeants atlantistes qui l'ont trahi ou partant festoyer en Europe avec les huiles de l'Empire britannique sous couvert d'amorcer le changement démocratique-libéral en Libye. Kadhafi est peut-être un résistant remarquable (bien qu'à l'heure actuelle la valeureuse et héroïque résistance libyenne émane davantage de réactions de défense spontanées du peuple libyen que de l'impulsion seule de Kadhafi), mais c'est aussi un dirigeant dont le bilan politique en quasiment un demi siècle d'exercice du pouvoir est des plus critiquables. Dictateur, assassin de centaines de Libyens (indépendamment de la propagande féroce qui sévit contre lui en Occident depuis février 2011 et qui consiste surtout à raconter n'importe quoi), tribaliste népotique impénitent, il était temps que Kadhafi passe la main - et l'on ne peut que lui souhaiter, pour sa propre postérité, qu'il la passe dans les conditions actuelles, au moment où il fait montre de son héroïsme de résistant, pas de sa corruption de dirigeant passé accroché à son pouvoir dictatorial.&lt;br /&gt;Kadhafi n'est pas fait pour l'exercice positif du pouvoir, en tout cas pas de manière prolongée. Mais qui le serait de toute manière si longtemps? S'il avait tenté de forger un Etat-nation au-dessus du tribalisme fédéral, il serait moins critiquable et surtout son pays aurait été plus à même de lutter contre l'invasion coloniale menée par l'OTAN. Ce qui est remarquable dans le cas Kadhafi, c'est la fascination subite qu'il suscite dans des milieux occidentaux qui, se rendant compte de la faillite du modèle occidental libéral, estiment que toute opposition à ce modèle est forcément vertueuse et positive. Il n'en est rien. Le modèle Kadhafi est de toute façon vicieux et négatif. Il y a pire : ce serait du dépit que de se rabattre sur le modèle Kadhafi comme une alternative au système libéral en décrépitude inexorable.&lt;br /&gt;Le modèle Kadhafi est un modèle dont les possibilités se révèlent très inférieures aux possibilités de l'Etat-nation. Remplacer l'Etat-nation par l'Etat intertribal relève de la supercherie grotesque et de l'égarement. Les populations désabusées par les miasmes du libéralisme terminal se réfugient éperdues vers tout type de modèle qui se trouve martyrisé par l'impérialisme inexcusable et pas assez discerné. Le dépit se caractérise pat sa dangerosité. Que dirait-on d'une femme qui divorcerait de son mari alcoolique pour se remarier avec un homme violent? Que son nouveau choix se révèle pire que l'ancien?&lt;br /&gt;C'est ce qui est en train de se produire à l'heure actuelle pour les contestataires de l'ordre libéral en chaos, qui sous prétexte de nouveau choix font un choix catastrophique et déboussolé (désaxé). Les déçus du libéralisme occidental (britannique) se rabattent sur un choix plus néfaste encore, sorte de totalitarisme baassiste et mixture entre le nationalisme néo-nacérien et l'Islam panarabe. Le choix de Kadhafi, qui se veut le choix anti-impérialiste et noble, contre l'injustice et contre la folie, est un choix par défaut, d'un modèle de faux anti-impérialisme et de fausse opposition. Ceux qui défendent Kadhafi reproduisent le coup de la correction plus pernicieuse que l'erreur initiale. Dans notre monde où les repères s'effondrent et où les boussoles vacillent, il est urgent de se défier des impostures et des fausses alternatives.&lt;br /&gt;La déception aboutit à des choix pires que la trahison de la cause initiale. L'alternative d'un Kadhafi ne peut en rien remédier à la faillite du libéralisme. Kadhafi est un sous-traitant du système libéral mondialisé. Le fait qu'il s'oppose aux Etats-Unis et non aux factions financières autour de la City l'indique. La fausse alternative Kadhafi concourt à encourager et accroître le chaos en lieu et place de l'ordre libéral, soit à prolonger et appuyer involontairement la stratégie lancée par les dirigeants financiers du libéralisme en phase terminale. N'en déplaise aux récents et superficiels kadhafistes (surfant sur la mode publicitaire de l'engouement Che Guevara), qui ont oublié le passé de Kadhafi, notamment ses liens avec certains cercles terroristes subventionnés par les cercles néo-nazis autour du milliardaire suisse Genoud, le système de la Jamahiryia ne peut en rien remplacer l'ordre désormais caduc du libéralisme. En aucun cas, Kadhafi ne peut représenter une alternative viable et fiable. Il incarne la fausse opposition, le type qui s'en prend à l'impérialisme américain (mal identifié) tandis qu'il signe des contrats avec l'impérialisme britannique (dénié).&lt;br /&gt;Loin de toute indépendance et de toute opposition constructive, le système Kadhafi représente une satrapie de l'Empire britannique, soit une fausse opposition et une sous-traitance caractérisées, sur le modèle de l'opposition creuse et virulente du système libéral, à tel point que le fils emblématique de Kadhafi, le fameux Seif-al-Islam, loin de représenter l'avenir pérenne du libéralisme occidental en Libye ou l'avant-garde du panafricanisme, avait pour spécificité de fricoter avec les milieux les plus archétypaux du libéralisme ultra, de se corrompre en artifice intellectuel (la LSE) et en fêtes somptueuses (sur des yachts au Monténégro). Le danger serait de confondre l'abjection de la boucherie libyenne avec l'idéalisation de la viabilité du modèle libyen, la Jamahiryia et la promesse d'une démocratie directe et idéalisée sous le patronage éclairé te parfait d'un Guide tutélaire, désincarné et désintéressé.&lt;br /&gt;Le plus urgent pour tous les révoltés légitimes de l'impérialisme libéral et de la propagande abjecte et obvie des médias occidentaux ou affiliés (comme la chaîne de télévision quatarie al-Jazirah) n'est pas tant de critiquer légitimement le régime Kadhafi et de dénoncer son imposture plutôt que son originalité vertueuse; que de comprendre ce qu'implique le syndrome de Lorenzaccio : prendre pour une alternative viable et pérenne au libéralisme ce qui n'en est qu'un prolongement inférieur et nauséabond. On ne peut forger une poursuite supérieure au système libéral moribond et exsangue en légitimant le double jeu, le tribalisme, le totalitarisme, les assassinats idéologiques - la politique de la manipulation travestie en pseudo-stratégie géniale du panafricanisme. L'heure n'est pas au panafricanisme, qui plus est douteux et opportun; l'heure est au &lt;i&gt;spatialisme&lt;/i&gt; supérieur et à la sortie du giron terrestre, fût-il réconfortant. Nous ne voulons pas de nouveaux Kadhafi, plutôt des avatars spatialistes de Luther King ou de Gandhi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-2645911622703288115?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/2645911622703288115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=2645911622703288115' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2645911622703288115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/2645911622703288115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/le-syndrome-de-lorenzaccio.html' title='Le syndrome de Lorenzaccio'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/BmdcQvfr-JE/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-7466915278307809389</id><published>2011-10-17T00:29:00.001-07:00</published><updated>2011-10-17T00:29:12.031-07:00</updated><title type='text'>L'identité provisoire</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Qu'est-ce que l'identité? C'est l'identité&amp;nbsp;&lt;i&gt;provisoire&lt;/i&gt;, la constitution d'une identité aussi provisoire que progressive - alors que dans l'oligarchie, l'identité est détruite ou en voie de destruction.&amp;nbsp;Fondamentalement, le politique est subordonné au religieux. D'où : l'identité politique est englobée par l'identité religieuse, parce que le religieux parle de la structure du réel, quand le politique reprend ce discours au niveau humain, dans l'organisation de la cité (possiblement en le déformant).&amp;nbsp;L'identité renvoie à la structure hétérogène du réel, entre le donné (l'ordre)&amp;nbsp;et le malléable (que le nihilisme appelle le non-être ou que par incompréhension on définit comme le désordre).&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Que l'identité soit provisoire indique que la quête d'une identité définitive n'est pas possible et que cette attente est plus la résultante du schéma nihiliste que du schéma transcendantaliste. Certes, l'ontologie espère trouver une forme d'ensemble, mais cette forme est toujours conditionnée à l'infini; tandis que le but du nihilisme se trouve quant à lui conditionné au fini. La différence est de taille : le but dans l'infini n'est pas atteignable de manière finie; quand le but dans le fini n'est pas atteignable - mais d'ores et déjà atteint. L'identité provisoire implique une tension constante entre la reconnaissance de l'infini et la définition du fini. Cette tension implique que le fini soit toujours redéfini, soit que le fini ne soit pas le réel, mais le réel provisoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'identité implique que l'identité parvienne à constituer un état, un donné, mais que ce donné ne soit jamais fermé sur lui-même, constitué, achevé, selon la terrible formule : "une fois pour toutes" (ceux qui comme Derrida goûtent cette formule sont des sectateurs du totalitarisme). L'identité provisoire est ouverte sur sa mutation de croissance. La tentation de toute identification est de chercher à prouver sa validité en prétendant avoir atteint (enfin) le seuil de l'identité définitive fixe et stable. Eh bien, c'est l'inverse qui est vrai : tout ce qui est assujetti au but de la stabilité est dans le réel inférieur, promis à la déréliction et à la dégénérescence. L'identité est valable quand elle est ouverte sur son changement, qui passe par son agrandissement.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;On peut opposer deux approches de l'identité &amp;nbsp;: l'identité provisoire contre l'identité finaliste et figée. L'identité finaliste en voulant accomplir sa perfection en vient à dénaturer son extériorité sous prétexte de trouver sa perfection interne - d'où la contradiction dans les termes. Pourtant, l'identité si elle veut s'adapter au format et à la structure du réel ne peut chercher de finalité et de stabilité sans que cette chimère n'aboutisse à sa destruction. Raison pour laquelle l'identité marxienne n'a jamais abouti qu'à des catastrophes marxistes : parce qu'elle entend trouver la fin de l'identité. L'identité provisoire reconnaît l'infini. Le provisoire en question reconnaît aussi la constitution de l'état (du donné), mais toute création d'une forme, aussi réussi soit-elle, n'est jamais achevée.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Sans quoi l'achèvement trouve comme écho le sens sinistre que contient le verbe achever : tuer. Celui qui achève un travail de quelque nature qu'il soit ne peut qu'engendrer la souffrance. C'est d'ailleurs ce que prouve le libéral Fukuyama qui considérant le triomphe du libéralisme sur le communisme défunt en vint à forger sa fin de l'histoire libérale en écho à la fin de l'histoire hégélienne, qui ne dit rien de bon sur les conceptions de Hegel en matière d'histoire, de politique (et d'ontologie). La constitution de l'identité est intérieure, et repose quand elle est de valeur sur des créations remarquables. On parle de constitution pour désigner l'exercice d'identification politique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Plus la constitution est remarquable, plus elle risque de tendre vers la velléité de perfection, soit d'immobilisme. C'est alors qu'elle sombre dans le totalitarisme, qui consiste en premier lieu à sauvegarder l'état d'une constitution si remarquable - surtout que l'immobilisme engendre nécessairement la dégradation de l'état en question. Nul donné qui ne demeure intact. Mais cette intériorité exclusive et chancelante explique sa friabilité et sa fragilité par son caractère tronqué. Le provisoire provient de la notion de processus, de passage, de dynamique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;L'intérieur se trouve en lien avec l'extérieur. Quand l'intérieur seul existe, l'avantage immédiat est qu'il se prétend totalité et peut se targuer de sa fin, mais l'inconvénient est qu'en brisant la chaîne du processus, il s'autodétruit. L'intériorité seule est une escroquerie d'identité parfaite, car il s'agit d'identité tronquée. &amp;nbsp;L'identité provisoire signifie l'identité viable, mais aussi insatisfaisante. Mais elle en dit long sur le réel : si la partie pour forger son identité a besoin d'un provisoire, de l'union entre l'intérieur et l'extérieur, le réel tronqué n'est pas le réel, c'est un réel qui s'étiole en se croyant autosuffisant.&amp;nbsp;Pourquoi le réel définitif à l'inverse du réel provisoire s'autodétruit-il?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce n'est pas l'extérieur qui détruit intentionnellement ou frontalement la partie coupée. La partie isolée initie en se coupant une forme différente de la forme extérieure englobante. L'intérieur signifie que l'impulsion du réel se retourne en forces contraires et contradictoires. Le définitif est le contradictoire. La destruction vient du fait que l'ensemble de la forme partielle suscite la contradiction destructrice qui commence par détruire pour sauver le centre et puis qui revient en un processus fermé détruire le centre lui-même destructeur. Le provisoire est le garant de l'identité pérenne.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-7466915278307809389?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/7466915278307809389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=7466915278307809389' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7466915278307809389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/7466915278307809389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/lidentite-provisoire_17.html' title='L&apos;identité provisoire'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-1882799093970398936</id><published>2011-10-12T09:40:00.000-07:00</published><updated>2011-10-12T09:40:37.683-07:00</updated><title type='text'>Eclosion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://www.alterinfo.net/notes/Palestine-bilan-des-martyrs-depuis-le-debut-de-l-Intifada-palestinienne_b3328279.html&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://www.alterinfo.net/notes/Syrie-les-vetos-russe-et-chinois-sont-une-erreur-profonde-Foreign-Office_b3328711.html&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/05/97001-20111005FILWWW00607-la-palestine-travaillera-avec-blair.php&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/nZi5w4jlWP8" width="420"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois liens indiquent la raison si peu explicitée pour laquelle les peuples de la région du Proche-Orient ne connaissent pas la paix depuis un siècle : pas à cause de l'existence d'Israël ne tant que nouvel Etat artificiel et soutenu par l'Occident, mais à cause des accords de Sykes-Picot (et de la mentalité rémanente qui en découle). La création d'Israël pour des motifs humanitaires et moraux (prendre la terre d'un peuple autochtone d'Orient pour sauver des persécutions des communautés religieuses disparates souvent d'Occident) rentre dans cette intention &lt;i&gt;diplomatique&lt;/i&gt; de déstabiliser diablement la région, le fameux "diviser pour régner" qui commence par instiller des perturbations légères et qui aujourd'hui, par temps de désintégration systémique, finit en franche politique du chaos, notamment en Libye.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Justement, pour revenir au martyr de la Libye, les Russe et les Chinois s'opposent pour des motifs stratégiques à la colonisation violente de la Syrie sur le modèle de la Libye. Les aventuriers qui ont encouragé l'invasion de la Libye sont tombés sur un os : les tribus libyennes résisteront de manière héroïque à tout colonialisme, surtout que cette invasion s'est produite selon un mode opératoire mensonger ((l'infecte ingérence démocratique) et que la manipulation grossière est aujourd'hui éventée (tellement éventée que même les tribus autour de Benghazi favorables au départ au CNT se montrent aujourd'hui opposées au même CNT, notamment les Obeidi, mécontents que leur représentant le général Younès ait été égorgé par les clans des islamistes proches ou membres d'al Quaeda). Les Russes et les Chinois ne se sont pas opposés à l'invasion de la Syrie pour des motifs humanitaires, mais parce que la démantèlement de ce pays embraserait cette région stratégique de manière inquiétante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ce qu'attendent les agglomérats qui constituent le disparate et en chute libre Empire britannique, mais les Russes et les Chinois nourrissent des projets de construction, pas de destruction. Au passage, on apprend que l'Intifada palestinienne aurait fait 7407 morts depuis 2001. Depuis six mois, depuis février 2011, combien l'OTAN et le CNT son représentant dégénéré et illégitime de Libye ont-ils tué de personnes en Libye? 30 000 selon leurs chiffres révisés et truqués? 50 000 comme ils l'avaient avoué fin août, juste après le massacre de Tripoli? Sans doute beaucoup plus si l'on se souvient du modèle irakien, des mensonges et de la propagande qui ont accompagné cette autre aventure coloniale, qui nous reviendra en vengeance d'ici quelques siècles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En particulier, je suis bouleversé par le martyr de Syrte, qui subit dans l'indifférence générale de la soi-disant communauté internationale démocratique le même sort abject que Fallouja en Irak : ville rasée, ville là encore victime de propagande. Toujours est-il que le cas de Syrte, le cas libyen, le cas syrien, le cas palestinien relèvent de cette stratégie issue des accords de Sykes-Picot et que l'on peut résumer comme suit : diviser pour régner, slogan qui dans la gradation de son processus discontinu se termine en ce moment en politique du chaos brutal et massif. Allez savoir pourquoi, les Russes et les Chinois ne sont plus d'accord avec les visées de l'Empire britannique (et de son principal représentant dans les Etats-nations, les Etats-Unis).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La haine rance qui s'est agglutinée, souvent à juste titre contre Israël ces dix dernières années, est inextinguible. Quand le rapport de force s'inversera, je redoute de terribles règlements de comptes, et pas contre le peuple libyen, pas seulement de la part des martyrs de Syrte. Valeureux combattants, hérauts des temps futurs. L'Empire britannique se tapissait derrière les accords de Sykes-Picot, à l'époque où il existait de manière politique et officielle. Maintenant que son existence oscille entre suprématie commerciale, financière et diplomatie du Commonwealth, dans le secret et le caché, maintenant que son colonialisme politique s'est mué en néo-colonialisme économique, sur le modèle de la Françafrique tant décrié, mais à une échelle supérieure (au point que les intérêts français sont sous la coupe des intérêts britanniques, à l'exemple d'un Bolloré), l'Empire britannique intervient comme lors du véto onusien que la Russie et la Chine opposent de manière exceptionnelle aux tentatives de déstabilisation des membres de l'OTAN en Syrie, qui subvertissent l'intervention militaire coloniale et l'occupation précaire via la stratégie, significative de leur faiblesse éplorée d'impérialistes à bout de souffle, des mercenaires officiels (en Libye, les mercenaires islamistes servent de chair à canons, mais ce sont des mercenaires de l'OTAN&amp;nbsp;au sol qui effectuent la vraie besogne terrestre, en concertation avec l'aviation atlantiste).&lt;br /&gt;Le Foreign Office est la caisse de résonance des factions financières qui composent cet Empire déclinant quoique redoutable, non que l'Empire britannique représente le peuple britannique, mais qu'il se sert du ministère qui fut le porte-parole attitré de la diplomatie britannique et qui obéit aujourd'hui à deux casquettes : représentant officiel de l'Etat-nation de la Grande-Bretagne et représentant officieux &amp;nbsp;de l'Empire britannique qui n'existe plus politiquement et officiellement. C'est en qualité de représentant de l'Empire britannique dénié que le Foreign Office intervient quand il impulse la politique diplomatique mondialiste et internationale, c'est-à-dire quand il est repris par les principales diplomaties et chancelleries occidentales, en particulier par les Etats-Unis. L'Etat-nation des Etats-Unis se trouve aujourd'hui sous la férule de l'Empire britannique (surtout avec Obama le Président de Soros si l'on ose ce raccourci) et de ce fait, loin de figurer l'impérialisme américain issu du peuple américain et de l'Etat américain, la diplomatie américaine suit les ordres de la diplomatie britannique.&lt;br /&gt;Encore une preuve avec cette intervention où l'on voit le chef de la diplomatie d'un Etat-nation européen en crise autant financière que politique dicter ses ordres au monde et s'offusquer de l'opposition de deux pays émergents. Pour ceux qui en doutent, la réalité de l'Empire britannique apparaît ici : dans cette opposition conjointe de la Chine et de la Russie à l'ingérence démocratique en Syrie, suite à la guerre colonialiste de Libye maquillée en guerre d'ingérence démocratique. Enfin, cet Empire britannique montre une nouvelle fois son empreinte cachée avec la question palestinienne. Non seulement l'Empire britannique se trouve derrière les troubles incessants avec la déclaration Balfour et les accords de Sykes-Picot, mais encore on comprend pourquoi la paix n'interviendra jamais dans cette région : parce que l'émissaire actuel du Quartette, un certain Tony Blair, intervient en qualité d'ambassadeur pour la paix, en continuation du travail d'un Balfour justement.&lt;br /&gt;Pour le compte de qui? Blair travaillait avec le clan Kadhafi dans les années 2000 avant que l'Etat de Grande-Bretagne ne participe à l'intervention militaire tous azimuts au nom de la démocratie (pas seulement dans les airs comme indiqué selon la résolution de l'ONU). Cette volte-face duplice en dit long sur la mentalité tortueuse de notre émissaire pour la paix : il construit la paix en Palestine comme en Libye. Dans les deux cas, notre homme de paix s'applique à ce que les accords de Sykes-Picot demeurent efficients : il s'agit d'empêcher à jamais toute résolution diplomatique et politique d'un problème et de précipiter en lieu et place les conflits incessants et le chaos constructeur. Qui est mentionnée comme la chef de la diplomatie européenne? Qui travaille en lien avec Tony Blair l'émissaire occidental de bonne volonté pour la paix?&lt;br /&gt;La baronne Ashton est une autre figure patentée de l'Empire britannique. autant dire qu'Ashton la Britannique travaille avec Blair le Britannique pour composer la paix entre Israël et la Palestine. Faut-il s'étonner qu'aucune paix n'intervienne et qu'au contraire la région s'embrase, surtout à cette période d'effondrement de l'Empire britannique, ce qui accroît encore le besoin de déstabilisation et de politique du chaos? Inutile de préciser que l'Empire britannique montre son emprise sur l'Union européenne, ni que le Quartette comprend l'Union européenne parmi ses membres. Blanc bonnet et bonnet blanc se rencontrent pour discuter de paix...&lt;br /&gt;Et après on s'étonne que les Palestiniens reprochent à Blair de trop composer avec les Israéliens au point de reprendre leur vocabulaire? Que ne comprend-on que la domination et l'impunité d'Israël ne proviennent pas de la faculté de domination inexplicable de ce petit État, de ce petit peuple, quand bien même il compterait sur des ramifications idéologiques puissantes - avec l'idéologie internationale sioniste. Mais que c'est l'Empire britannique qui depuis les débuts du sionisme s'en&amp;nbsp;sert comme d'un outil de déstabilisation, notamment dans la région. Le ventriloque Blair joue le jeu des Israéliens tant que ce parti tend à accroître le chaos dans la région. Et c'est ce qui se produit : le chaos s'accroît dans la région. Blair, loin de faillir à sa mission&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;la paix, attise la guerre au Proche-Orient.&lt;br /&gt;et ce sont les Israéliens qui se trouvent haïs et discrédités, ce qu'ils méritent sans nul doute, en&amp;nbsp;particulier le parti de sionistes extrémistes qui sont au pouvoir en ce moment en Israël avec la figure de l'extrémiste Netayahou. A qui profite le crime? Aux Israéliens?&amp;nbsp;Eux qui sont tant haïs et affaiblis? Le crime profite à leurs contrôleurs (y compris plutôt aux Saoudiens) les Britanniques, dont les intérêts stratégiques et financiers se trouvent confortés par la&amp;nbsp;politique de chaos d'Israël&amp;nbsp;et par la montée de ce chaos notamment en Libye et en Syrie. Pendant ce temps, l'allié stratégique de l'Empire britannique dans la région, l'Arabie saoudite, continue à recruter et à envoyer les mercenaires d'al Quaeda pour attiser les guerres civiles. Et toute la manipulation est supervisée par l'inénarrable Blair, menteur patenté dans l'affaire irakienne et qui joue dans le jeu israélo-palestinien le même refrain qu'avec&amp;nbsp;Kadhafi : je mens, je souris, je tue.&lt;br /&gt;Comment sortir de ce jeu sordide et dangereux, qui détruira les peuples, et pas seulement ceux de la région du Proche-Orient? Ne&amp;nbsp;comptons pas sur l'Empire britannique pour changer la stratégie de tout Empire : diviser&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;régner; à&amp;nbsp;l'heure où son hégémonie s'effondre, il se radicalise, tel la bête blessée. Mais parmi le Quartette dont Blair est le représentant émérite, qui compte-t-on? Outre l'UE, l'ONU et les Etats-Unis, trois représentants de l'Empire britannique, les Russes. Je sais bien que pendant la &lt;i&gt;perestroika&lt;/i&gt; ultralibérale présentée comme avènement de la démocratie et de la fin de l'histoire, en particulier sous l'ineffable Elstine, l'ancien Union soviétique a implosé et s'est libéralisée au point qu'elle est devenue une annexe privilégiée de l'Empire britannique. Résultat : l'éclosion d'une caste de très riches, les fameux oligarques, en lien avec la City, et de beaucoup de pauvres croissants, avec notamment l'effondrement de l'espérance de vie.&lt;br /&gt;Depuis quelques années, avec l'avènement de Poutine notamment, le niveau de vie des Russes s'améliore. Sans idéaliser l'action politique de Poutine, le grand événement de ces dernières années, depuis l'officialisation de la Grande Crise, c'est le rapprochement entre la Russie et la Chine, avec, à l'intérieur du modèle russe, la réconciliation spectaculaire entre Medvedev, qui passait un temps pour pro-britannique, et Poutine, qui symbolise le retour d'un certain nationalisme russe. Dans le Quartette, l'action de la Russie sera à surveiller, car la Russie s'est associée par de nombreux projets avec la Chine. Je pense notamment au développement tous azimuts de la région pacifique, qui a besoin de deux locomotives comme la Chine et la Russie pour relancer le développement humain.&lt;br /&gt;Dans cette histoire de main britannique et d'opposition pacifique à l'atlantisme impérialiste en dégringolade, la bonne annonce pour le Moyen-Orient ne se situe pas dans la résistance acharnée et chaotique des Libyens contre l'invasion colonialiste de l'OTAN (et derrière, de l'Empire britannique, symbolisé par exemple par sir Mark Allen ou lord Jacob Rothschild), mais dans la coopération stratégique et politique entre la Russie emmenée par Poutine et la Chine avide de quitter son statut d'esclave favorisé du libéralisme. C'est le seul moyen d'éradiquer le chaos instillé par l'Empire britannique : qu'une puissance alternative émerge et contrecarre la destruction impérialiste mettant en danger la pérennité humaine dans les siècles à venir. Non seulement le développement transpacifique est bénéfique pour ces peuples du Pacifique, mais encore c'est le meilleur moyen pour la zone transtlantique de s'en sortir. L'Occident en pleine déconfiture (de phase impérialiste terminale), mais aussi l'Afrique colonisée et martyrisée, singulièrement ces pays autour de l'emblématique Palestine - dont la Libye - dont Syrte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-1882799093970398936?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/1882799093970398936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=1882799093970398936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1882799093970398936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/1882799093970398936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/eclosion.html' title='Eclosion'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/nZi5w4jlWP8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-4321727154157344601</id><published>2011-10-11T00:35:00.001-07:00</published><updated>2011-10-11T00:35:12.316-07:00</updated><title type='text'>Négatif</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;i&gt;De la méontologie (suite).&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La méontologie est un terme négatif : il ne définit rien de positif, mais "ce qui n'est pas ontologique". Aristote essaye de conférer à la méontologie un contenu positif qui puisse proposer une alternative viable à l'ontologie. Ce sera la&amp;nbsp;&lt;i&gt;métaphysique&lt;/i&gt;, terme posthume, mais qui indique que l'ontologie négative aurait trouvé son contenu positif. Positivité étrange, car Aristote entend instaurer cette positivité&amp;nbsp;novatrice en opérant un compromis entre ontologie et nihilisme antiques. La positivité de l'ontologie se trouve reprise à moitié, ce qui n'apporte rien de nouveau. Par rapport au nihilisme, Aristote reprend la négativité du non-être en reliant l'être multiple au non-être multiple. L'être multiple se trouverait expliqué par le non-être multiple. Cette explication repose sur l'irrationnel et l'inexplicable (l'indécidable) : mais alors, la positivité repose à la fois sur un compromis non novateur et sur de l'indécidable, qui exprime le négatif pur. Où est cette positivité qu'Aristote aurait apportée dans le débat philosophique et qui sera baptisée pour la postérité métaphysique par des disciples acquis à la cause de la fin de la philosophie incarnée par le Maître?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le mérite d'Aristote est de proposer une définition claire du réel : le réel est fini. Voilà qui octroie comme avantage une explication scientifique de premier ordre - et comme inconvénient une réduction du réel à une certaine tranche, un certain donné, un certain découpage. Le propre du réel est de contrer le principe de contradiction inhérent au donné fini en créant le va-et-vient du reflet. Le principal inconvénient de l'attitude consistant à sélectionner de manière réductrice et drastique une tranche de réel, une découpe de réel, c'est qu'elle produit un réel d'autant plus défini qu'il est en proie à l'autodestruction. Le principe de destruction s'attache et s'attaque en premier lieu au fini, au sens où le fini est contradictoire. Pourquoi le fini est-il contradictoire?&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Déjà, le fini présente la particularité d'instaurer un espace clos et homogène (le donné), qui ouvre sur l'extérieur : ce vice de forme, qui pourrait s'énoncer par l'incomplétude chère à Gödel, implique que les limites sont des contraires, soit que pour que le réel ne soit pas formé de contraires, il convient qu'il croisse tout le temps - qu'il ouvre ses limités données à une croissance incessante et infinie. Le contraire exprime l'idée selon laquelle toute limite finie est constituée sur le mode du contraire. La limite est destructrice au sens de contraire.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Ce constat implique que le réel en tant que tel n'ait jamais pu exister même selon une forme provisoire et éphémère sous la forme de la contradiction et du fini. La structure du réel ne peut être finie. Chaque fois que l'on tente de définir le réel par le fini ou par son corollaire immanentiste moderne le complet (ou par tout autre terme qui désigne l'enclos), l'on commet un acte de réduction fallacieux et l'on montre le caractère inférieur du nihilisme par rapport aux théories qui intègrent expérimentalement l'infini dans leur tentative de compréhension de l'intégralité du réel. Dans le schéma nihiliste, le non-être remplace l'infini. Le fait que le fini soit le contradictoire indique que le nihilisme mène à la néantisation; que le fini comporte en lui quelque chose qui déforme la structure du réel en annonçant la destruction.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le nihilisme est le schéma inférieur initial qui entend prendre la place dominante (tenue par le transcendantalisme) à la faveur d'une imposture qui explique la réaction transcendantaliste et l'échec nihiliste : laisser croire qu'il propose la clarté (donc la fin de la philosophie), alors qu'il n'obtient la clarté et la fin qu'au prix de la déformation et de la simplification. Outre l'explication de l'extériorité qui provoque la rencontre et le choc des contraires (de la contradiction donnée et finie), une autre explication est possible pour décrire cette liaison surprenante entre le fini et le contradictoire. On dit que tout ce qui ne croît pas décroît. Croître est la forme du réel. Décroître est la forme du fini et du contradictoire. La décroissance se meut dans un espace clos et constituerait une pensée conséquente à l'intérieur de sa clôture : on ne peut que décroître dans un espace clos.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Comment obtient-on de la contradiction dans l'espace fini? La contradiction s'obtient quand du reflet on ne retient qu'une partie (qu'on baptise au surplus et par défi la totalité). L'idée de fini implique en lui-même son incomplétude, quoi qu'en pense l'immanentisme, qui postule avec rage et inconséquence que le complet existerait dans le fini - le désir. La contradiction exprime l'opposition entre ce qui est et ce qui est dénié sous la forme de ce qui n'est pas (et qu'on ne dit pas) : tout ce qui est fini ne peut qu'être contradictoire au sens où le fini crée l'opposition insurmontable et autodestructrice entre le donné et le restant, dont on se débarrasse comme d'une poubelle infecte et déniée.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le contradictoire renvoie à l'insuffisant, au manque : la contradiction survient quand le domaine est insuffisant. Rosset définit le réel comme ce qui n'est pas définissable, et par cette pirouette conceptuelle irrationaliste espère justifier de sa non définition du réel, qui sonne d'autant plus comme un constat d'échec que le réel est le fondement de sa philosophie. Cet aveu d'échec révèle que la doctrine nihiliste (au sens où selon le nihilisme la philosophie est l'expression religieuse&amp;nbsp;&lt;i&gt;par excellence&lt;/i&gt;) repose sur l'insuffisance explicative. En ne pouvant définir le réel. Rosset condamne ce qu'il nomme par impuissance le réel à la contradiction - et à la destruction. La première revendication (au sens terroriste) du nihilisme consiste à se vanter de clarté dans l'effort de définition. Mais cette définition méritoire se révèle incomplète et insuffisante : elle oublie que la clarté s'obtient au prix de la pire des poix, du plus opaque des brouillards, en forgeant de manière paresseuse et désinvolte un&amp;nbsp;&lt;i&gt;no man's land&lt;/i&gt;&amp;nbsp;idéel avec la forme chaotique (oxymorique) et antiexplicative du non-être.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le réel fini est un réel insuffisant, constat qui en dit long sur l'entreprise philosophique d'Aristote, le philosophe qui entend rendre pérenne le réel fini dans l'Antiquité. Aristote propose une définition insuffisante de la philosophie, au sens d'inférieure : la métaphysique. Aristote essaye certes de concilier l'ontologie et le nihilisme dans sa métaphysique (appellation posthume), mais cette entreprise aboutit à un double échec : la Renaissance médiévale set contrainte pour faire avancer la science expérimentale moderne d'enterrer la scolastique, qui traduisait la sclérose néo-aristotélicienne et péripatéticienne figée depuis l'Antiquité (la mort d'Aristote); ces derniers temps (troublés), nous enterrons l'immanentisme en phase terminale, et si&amp;nbsp;l'immanentisme&amp;nbsp;n'est pas spécifiquement un prolongement de l'aristotélisme, plutôt son alternative et son substitut, la métaphysique s'est éteinte depuis Heidegger, qui en prétendant renouveler avec l'être rétablit en fait, moins l'entreprise réchauffée de nature hégélienne que l'entreprise aristotélicienne consistant à introduire l'être (fini) dans le néant. Tel est le Dasein comme resucée de l'être métaphysique.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La fin de la métaphysique indique que nous sommes dans un changement d'importance : Aristote avait consigné l'être fini, soit un certain donné, comme l'intégralité de l'être. Derrière cette tentative maladroite de figer la philosophie à un certain moment, Aristote reconnaissait au réel la forme qu'il avait en son temps et que nous pouvons caractériser comme le donné monothéiste. Cette forme du réel est désormais abolie et doit être agrandie. Ce que le nihilisme entend par le réel est le réel connu - l'espace que l'homme occupe dans le réel. Le nihilisme fait comme si un certain réel compris à un moment donné constituait à tout jamais l'ensemble du réel. Le nihilisme nie l'infini et c'est en ce sens qu'il nie le changement (il reconnaît le changement interne au donné, pas le changement au sens néo-platonicien d'infini).&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Quand survient le changement, c'est durant cette ère que le nihilisme s'avère le plus néfaste : car c'est là qu'il est le plus réactionnaire au sens où ayant toujours prôné l'immobilisme, le déphasage apparaît au grand jour lors de l'opération de changement discontinu (illustrant le fonctionnement non linéaire du réel). Le nihilisme disparaît en tant que forme donnée et réapparaît en tant que nouvelle forme. C'est ainsi que la métaphysique est venu sanctionner la nouvelle forme planétaire du nihilisme - le passage du polythéisme au monothéisme. L'immanentisme intervient comme une adaptation du nihilisme aristotélicien à l'expression de la Renaissance, amis sans que cette innovation culturelle ne produise le changement du monothéisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le changement en question, celui du monothéisme vers ce que j'appelle le néanthéisme, ne survient qu'en ce moment. Le nihilisme de la forme donnée actuelle est périmée. D'où la terrible crise que nous traversons. Aristote restera dans l'histoire philosophique pour ses contributions antiques aux sciences et pour avoir aidé à préciser la représentation du réel de son temps. C'est l'avantage majeur du nihilisme que de permettre cette caractérisation dense et pertinente du donné, à ceci près que l'avantage s'accompagne de l'inconvénient : figer le réel dans ce donné.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le donné est l'outil le plus précis pour caractériser le réel, mais en même temps, c'est le pire moyen de déformer gravement le réel en créant la fausse complétude (fausse totalité) et en instaurant des limites qui sont des contradictions insurmontables et destructrices. Dans l'immédiat, toute démarche utilisant le nihilisme, comme la métaphysique, obtient des résultats impressionnants qui semblent valider par leur efficacité la méthode utilisée. Puis ces résultats immédiatement impressionnants se délitent sur le terme et rétablissent le principe de contradiction qu'ils semblaient au départ rejeter et dépasser.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Il est particulièrement cocasse et troublant que le grand héraut du principe de contradiction, cet Aristote qui fut l'élève de Platon et qui s'oppose à lui au point de fonder en rival le Lycée contre l'Académie, soit le grand énonciateur du principe de non contradiction et passe pour le logicien par excellence, au sens où il serait le grand philosophe réaliste de l'Antiquité. Effectivement, il est celui qui propose la définition du réel le plus dense, la proposition métaphysique, mais cet avantage immédiat se solde par une déroute sur le terme : la conception aristotélicienne au sortir du Moyen-Age est obsolète et représente un risque de censure, notamment de nombreux milieux chrétiens qui rêvent d'allier le système aristotélicien, si attirant en matière de réalisme, avec leur propre conception monothéiste, quant à elle si idéaliste mais souvent difficile à unir aux préoccupations du quotidien.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Il serait des plus instructifs de s'interroger sur la signification de la non contradiction chez Aristote quand on mesure à quel point Aristote passe pour le philosophe logique, rationnel et proche du réel le plus concret et pragmatique tout en opérant une subversion du principe de la science expérimentale (accepter le renouvellement et le progrès), lui qui estimait dès son temps dépassé qu'il avait atteint la fin de la science en général (la philosophie étant la science des sciences et lui dès lors le scientifique des scientifiques). Il serait bon également de s'interroger sur le statut de cette métaphysique (terme posthume) dont on voit mal pourquoi elle pourrait échapper au statut de science périmé quand bien même elle demeurerait invérifiable par l'expérience et qu'elle serait (de ce fait) la science des sciences.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;La suite au prochain numéro, donc, consacré au principe de non contradiction; plus exactement à la subversion du principe de non contradiction par le métaphysicien Aristote.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Le principe de non contradiction à l'intérieur d'un schéma philosophique fixiste.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-4321727154157344601?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/4321727154157344601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=4321727154157344601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4321727154157344601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4321727154157344601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/negatif_11.html' title='Négatif'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-4573125019143738957</id><published>2011-10-09T01:07:00.000-07:00</published><updated>2011-10-09T01:07:35.883-07:00</updated><title type='text'>Comment manipuler</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://www.solidariteetprogres.org/Contre-Wall-Street-indignes-et-syndicats-se-battent-pour-Glass-Steagall_08144&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/04/04016-20111004ARTFIG00573-george-soros-nouvel-allie-des-indignes-de-wall-street.php&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la première nouvelle, on apprend que la contestation populaire contre Wall Street revendique le rétablissement du Glass-Steagall contre la dérégulation actuelle. La revendication porte sur l'adoption du projet de loi HR 1489, soutenu par 45 députés américains et par de nombreux syndicats, dont l'AFL-CIO. Il s'agit d'une très bonne mesure si l'on s'avise qu'un autre capitalisme est possible dans l'immédiat, à condition de se débarrasser, non pas seulement de la dérégulation ultralibérale, dont on mesure maintenant la fausseté manifeste, mais de l'ensemble de la théorie libérale, notamment du keynésianisme et de ses dérivés, alors qu'on nous présente souvent le keynésianisme comme l'alternative progressiste aux dérives ultralibérales. Ce capitalisme antilibéral est symbolisé par le Glass-Steagall, soit la politique menée par son instigateur le Président américain F.D. Roosevelt, qui estime qu'on peut mener un capitalisme républicain en remplaçant le monétarisme libéral par une politique de crédit public où la création de monnaie virtuelle est (vertueusement) adossée à des projets d'infrastructures.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais la seconde nouvelle indique une tentative de manipulation de poids : le financier Soros, figure de la City de Londres, surnommé l'homme qui fit exploser la livre sterling, nous apprend qu'il soutient le mouvement des Indignés de New-York. A vrai dire, il faut toujours se méfier des initiatives caritatives te idéologiques de Soros. Notre philanthrope libéral se présente ainsi comme un partisan de la démocratie libéré des idéologies. C'est la rengaine bien connue de tous ceux qui défendent une idéologie tout en exigeant que leurs interlocuteurs ne la considèrent précisément pas comme une idéologie. Soros est un idéologue libéral dont le pragmatisme revendiqué implique la duplicité et le mensonge. C'est ce qu'il nomme absence d'idéologie pour dire qu'il est le plus fort et qu'il se permet tout.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne s'agit pas de discréditer la contestation contre Wall Street du fait du soutien qu'elle reçoit de Soros - tout comme il serait réducteur de discréditer la démocratie parce qu'elle se trouve soutenue par Soros. Par contre, il s'agit de comprendre pourquoi Soros soutient les Indignés de New York, tout comme il soutient la démocratie; quand Soros soutient la démocratie, via ses riches instituts philanthropiques, il s'agit pour lui de soutenir l'ingérence démocratique, soit le principe de l'impérialisme libéral dont il est l'un des hérauts internationaux. On a vu en Afghanistan ou en Irak ce que produisait ce genre d'intervention; on mesure en Libye l'effroyable et criminel chaos que l'on apporte en guise de démocratie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La subversion de la démocratie par la libéralisme mériterait d'être précisée : car nos démocraties sont imprégnées de libéralisme, mais d'un libéralisme politique qui n'est pas encore tout à fait le libéralisme économiques dont se réclame un Sors avec un pragmatisme qui n'en fait pas un idéologue, mais un manœuvrier pour qui tous les coups sont permis. Ce libéralisme que défend Soros, c'est la loi du plus fort du point de vue commercial. Le procès idéologique du libéralisme serait méprisé selon la démarche d'un Soros, qui se fiche éperdument de la théorie libérale du moment qu'il peut appliquer sa prédation de financier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son action de spéculateur parle pour lui, mais aussi son oeuvre de philanthrope, qui indique que la philanthropie libérale anglo-saxonne est une manière désintéressée de promouvoir la loi du plus fort. L'intervention courageuse de Soros auprès des Indignés de Wall Street doit s'apprécier à l'aune de son combat antiidéologique pour la démocratie : dans tous les cas, Soros cherche à promouvoir son option de libéral impérialiste forcené. Il subvertit la démocratie en impérialisme s'il le faut. Il subvertit de même le combat des Indignés en partant de leur critique du capitalisme de type proto-marxiste : du coup, le libéralisme ne se trouve pas attaqué spécifiquement et c'est déjà un premier point de gagné pour Soros.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, la revendication de Glass-Steagall pourrait constituer un rempart solide contre le libéralisme, y compris de Keynes et de son option seulement progressiste à l'intérieur du libéralisme. Mais Soros fait clairement partie des intérêts financiers qui ont concouru à ce que les clans autour d'Obama promeuvent le faux Glass-Steagall contre le vrai. Je pense au rapport Volcker ou à la loi Dodd. Soros soutenait Obama contre W. alors qu'il avait été un proche du père Bush (Bébert pour les intimes?). Soros n'est pas un idéologue. C'est un redoutable homme d'affaires. Le soutien de Soros envers les Indignés de Wall Street cherche moins à soutenir la mesure du faux Glass-Steagall directement qu'à empêcher que ce mouvement ne s'attaque au libéralisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En tant que figure de la City de Londres, via notamment le Quantum Fund et d'autres fonds opaques comme sa personne, Soros ne défend pas de régime politique, seulement des intérêts financiers. Il accepte même de défendre n'importe quel personnage public progressiste pourvu qu'il ne soit pas opposé à la spéculation la plus viscérale et sauvage. C'est ainsi qu'il a soutenu Obama, dont on mesure désormais à quel point il est un homme-lige de Wall Street (et de la City). Soros veut bien que des anticapitalistes gauchistes à tendance marxiste réclament le rétablissement du Glass-Steagall pourvu que le libéralisme ne soit pas dans leur ligne de mire. Ce dont Soros veut, c'est moins d'un faux Glass-Steagall tendance Volcker (ou sa mouture britannique Vickers) qu'un projet anticapitaliste qui sans s'en rendre compte préserver le libéralisme, surtout si comme Soros certains intérêts libéraux parviennent à se présenter comme progressistes, ouverts au dialogue et à la critique. Peut-on discuter de la finance folle avec un financier fou (pour reprendre les expressions de politiques de tendance sociale-démocrate)?&lt;br /&gt;L'esprit critique implique de ne pouvoir critiquer que ce qui accepte la critique, soit le changement. Le propre des positions destructrices est de refuser le changement. Les positions libérales actuelles dans le domaine financier sont destructrices. Le seul moyen d'instaurer efficacement l'esprit critique consiste à les éradiquer. Si Soros veut nous donner son avis critique, lui qui se rêve en philosophe-financier, comme d'autres en leur temps se complurent en bourgeois gentilshommes, il ferait bien de nous l'épargner, car en guise de critique il sert la destruction. Le désert du dessert. On l'a vérifié par exemple en Géorgie. Soros en a montré une nouvelle couche dans son soutien à Obama le faux progressiste et vrai discrédité. Maintenant, entre autres prouesses de son oligarchie progressiste (qui ne signifie pas la même chose que le progressisme authentique et antioligarchique),&lt;br /&gt;Soros soutient les Indignés de Wall Street dans leur lutte contre le capitalisme. Ce qui intéresse Soros dans la réforme inévitable du capitalisme, c'est surtout qu'il ne vire pas à l'antilibéralisme. Tant qu'on confond capitalisme et libéralisme, Soros est aux anges. Son business prospère tranquillement à l'ombre des illusions. Un jour le capitalisme sera aboli, remplacé par une autre forme dominante d'organisation économique; en attendant ce jour qui interviendra dans l'espace, il serait temps de prendre acte de la mort du libéralisme &amp;nbsp;une idéologie commerciale, impérialiste et irrationaliste, qui présenta quelques avantages au départ dans le mouvement général des Lumières, mais qui dégénéra vite en ultra/néolibéralisme et qui aujourd'hui pourrit en miasmes infects, tel un sinistre cadavre à la renverse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-4573125019143738957?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/4573125019143738957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=4573125019143738957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4573125019143738957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/4573125019143738957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/comment-manipuler.html' title='Comment manipuler'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-6597092952121457418</id><published>2011-10-07T02:12:00.000-07:00</published><updated>2011-10-07T02:12:03.421-07:00</updated><title type='text'>Le vrai Glass-Steagall</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Suite à une tribune parue dans &lt;/span&gt;Le Monde&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;, le quotidien de référence de la gauche lib&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; font-style: normal;"&gt;érale, Michel Rocard propose de la manière la plus aboutie l'adoption de la mesure Glass-Steagall de Roosevelt pour sortir de la crise mondiale qui ne fait que commencer et qui emportera tout sur son passage si on la laisse se développer (avec les incompétents au pouvoir en Occident, marionnettes d'intérêts financiers, c'est ce qui risque d'arriver). Rocard est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur : proposer ce genre de solutions progressistes pour contrer les velléités oligarchiques; le pire : se contredire ostensiblement dans son socialisme progressiste et faire inutilement du pied à ces intérêts oligarchiques.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Tels sont les socialistes d'aujourd'hui : des militants désarticulés entre deux forces antagonistes : d'un côté, le socialisme; de l'autre, le libéralisme. Rocard fait montre de cette dérive en mettant de manière courageuse et progressiste sur la table la mesure Glass-Steagall qui avait été adoptée sous Roosevelt pour contrer la Grande Crise (déjà). Mais le Glass-Steagall qu'il propose est au mieux une mesure désossée de sa faculté d'influence régulatrice, puisque elle ne se trouve pas adossée à un programme de reconstruction qui fasse du capitalisme assaini un projet de développement républicain, comme peut l'être le Bretton Woods. Historiquement, Roosevelt n'a pas sorti sa mesure Glass-Steagall comme un remède factuel et un objet donné qui suffirait à contrer la crise libérale. C'était un processus général de développement républicain, qui commençait par le Glass-Steagall et qui débouchait sur le Bretton Woods : réguler le capitalisme pour éradiquer le libéralisme et adosser la valeur monétaire à une politique de création physique au service de tous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;D'une manière générale, si le dernier article de Rocard se révèle plus courageux que les propositions de Glass Steagall &lt;i&gt;light&lt;/i&gt; généralement dispensée par certains milieux du libéralisme progressiste en Occident, il oublie de mentionner les militants qui se battent depuis plus de dix ans afin d'imposer une régulation efficace de la finance folle : les larouchistes, en France sont représentés par Cheminade. Si l'on peut ne pas être en accord avec toutes leurs thèses (à condition aussi de ne pas marcher dans les combines grossières de la propagande médiatique aux ordres des intérêts libéraux), il convient de ne pas oublier d'où vient la réactivation et l'extension mondiale de cette mesure. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;C'est le meilleur moyen de saisir l'enjeu de cette mesure et sa dynamique, soit de réfuter les grossières contrefaçons qui agissent comme des écrans de fumée (dont la mesure Volcker promulguée par Obama et valable dans plusieurs années) et surtout d'en faire une lecture de processus, pas de faits. C'est avec le réductionnisme &lt;i&gt;factualiste&lt;/i&gt; que l'on verse dans le travers consistant à promulguer un faux Glass-Steagall, un Glass-Steagall formel, qui permet de sauvegarder le principe du monétarisme, soit de ce que Rocard avait désigné sous l'expression de "finance folle" (avec ses fameux trous noirs). En gros, la supercherie consiste à&amp;nbsp;n'établir pas explicitement et précisément la séparation entre banques de dépôt et banques de spéculation, se contentant de proposer une séparation interne aux institutions bancaires dans les mouvements, mesurette inefficace qui sauvegarde ce qu'en France on appelle le modèle de la banque universelle depuis la loi Delors de 1984.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Jacques Cheminade a sorti un éditorial éclairant sur ce sujet :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;http://www.cheminade2012.fr/Du-credit-pour-l-avenir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Le nouvel article du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;i&gt;Monde &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;du 23 septembre 2011&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;consacré à un historique tendancieux (tendance monétariste progressiste) du Glass-Steagall (s)&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;aborde&amp;nbsp;de manière complètement libérale et non libérée le problème de la crise qui se produit en reprenant les erreurs précédemment énoncées. Incidemment, le quotidien de référence français de la gauche ultralibérale (il y a encore peu représentée par le satire DSK) se met du côté de la fausse et apaisante régulation de la finance folle, qui permet de laisser croire que l'on régule la finance dérégulée tout en ne touchant pas aux principaux instruments de la dérégulation. On opère ainsi une opération hallucinatoire, sorte de magie blanche qui ne change rien du tout en promettant de changer tout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Je vais montrer comment dans cet article (consultable à la suite) l'auteur prend implicitement et insidieusement partie pour le faux Glass-Steagall en présentant les problèmes comme s'ils étaient indiscutablement fondés sur des postulats et axiomes favorables au libéralisme, et pire encore à la dérégulation ultralibérale. L'auteur commence par expliquer que la réglementation du système bancaire américain et anglo-saxon s'appuie sur une opération qui est présentée comme ne pouvant qu'être interne ("séparant (...) les activités de détails des activités d'investissement").&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Dans ce même paragraphe, l'auteur critique cette mesure en la validant. Elle la critique en insistant sur son caractère partiel et donc imparfait. Cette critique pourrait se montrer plus lucide : la séparation n'est pas seulement partielle. C'est une fausse séparation, qui retouche le superficiel pour mieux conforter l'essentiel. Du coup, on valide le principe de la séparation interne, alors que c'est précisément en empêchant cette séparation interne factice et en restructurant les activités en deux activités étrangères que l'on parviendra à réguler le système dérégulé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Puis l'auteur essaye de nous faire croire qu'il existerait une différence entre la banque universelle de type français et la réforme régulatrice actuelle d'inspiration anglo-saxonne (de type Volcker) : le faux Glass-Steagall. Fausse différence ou différence superficielle et inopérante? En apportant des éléments historiques avec le Glass-Steagall lancé par Roosevelt, l'auteur amalgame le faux et le vrai Glass-Steagall - la vérité et sa manipulation. Pourtant, l'auteur reconnaît elle-même que Roosevelt a lancé son projet dans le cadre d'un New Deal (le Bretton Woods). Par ailleurs, Roosevelt a cloisonné la séparation externe entre banque de dépôt et banque d'affaires, alors que dans les projets sur le table aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il s'agit d'une initiative de régulation interne hypocrite et inefficace, surtout qu'elle ne sera promulguée que d'ici quelques lointaines années.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Au passage, l'auteur qui n'en est pas à une contradiction près reconnaît implicitement l'existence de l'Empire britannique financier : la City de Londres (et ses paradis fiscaux annexes comme les îles Caïmans) devient selon elle le centre de la finance mondialisée après la dérégulation initiée sous Thatcher (1986). L'auteur rappelle même que c'est Delors qui en 1984 en France abroge l'équivalent de la séparation bancaire lancée par le CNR et reprise par de Gaulle. Aux Etats-Unis la mesure n'intervient qu'en 1999. Et l'auteur de conclure son récapitulatif historique : "Soixante ans après sa disparition historique, le service de banque universelle est de retour aux Etats-Unis".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Pourtant, l'auteur note elle-même que &lt;i&gt;"le lobbying actif des banques a largement allégé le dispositif initial. Paul Volcker, l'ancien président de la Réserve fédérale, a échoué à restaurer l'esprit du Glass-Steagall Act. Les activités de détail et d'investissement ne sont pas nettement séparées. M. Volcker se réjouira néanmoins que "l'illusion selon laquelle le marché peut prendre soin de lui-même ait volé en éclats"&lt;/i&gt;. Une revanche symbolique, en somme".Cette description de la réforme Volcker et de la loi Dodd indique qu'il s'agit d'un faux Glass-Steagall, qui plus est applicable seulement à partir de 2014 (!). Pourtant, l'urgence de la situation dramatique de crise systémique voudrait que les mesurettes repoussées aux calendes grecques (c'est le cas de le dire) soient remplacées par des mesures effectives immédiatement. En Grande-Bretagne, le rapport Vickers soutenu par Cameron est un faux Glass-Steagall, le pendant britannique de la mesure américaine. Peu importe que le contenu soit légèrement différent du contenu Dodd/Volcker.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;L'important est de retenir que là encore la mesure ne sera applicable qu'en 2019 (sic). Il s'agit d'une régulation assez illusoire, en fait. Pourquoi cette fausse régulation n'est-elle pas dénoncée par notre auteur en tant que fausse et inopérante, ne serait-ce que de par son caractère tardif et lâche? L'auteur au lieu de répondre à ces vraies questions feint d'aborder le sujet de la banque universelle française. Comme s'il existait une différence entre le fonctionnement de cette banque universelle et les mesures de régulation futures lancées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis!&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;Dans les trois cas, il s'agit de dérégulation, dérégulation assumée depuis la loi Delors par le modèle français, dérégulation maquillée en régulation improbable par les Anglo-saxons. L'explication théorique proposée relève du mensonge pur et simple, surtout après ce qui a été expliqué auparavant : "Après la chute de Lehman Brothers, les banques françaises avaient expliqué leur relative bonne tenue par la diversification de leurs sources de revenus (dépôts, crédits et spéculation), qui les protégeraient davantage d'une faillite". On a vu le résultat de ce mensonge réitéré aux Etats-Unis, où toutes les grandes banques sont en faillite implicite (Bank of America). Il serait intéressant de comparer cette théorie oiseuse avec le cas tout frais de la banque Dexia. L'auteur ne craint pas davantage de lancer un autre argument clairement &lt;i&gt;foireux&lt;/i&gt; : "&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px;"&gt;Le gouvernement français avait certes été contraint de recapitaliser certains établissements, mais ces derniers ont depuis remboursé, et l'Etat y a même gagné quelques intérêts." Il serait bon de préciser que les prêts ont été accordés quasiment à taux zéro et que les établissements financiers qui en ont bénéficié se sont enrichis sur leurs emprunts garantis par les Etats et ont poursuivi leurs méthodes spéculatives destructrices, pour eux-mêmes, mais surtout pour l'économie mondiale (pas seulement française).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;L'auteur se lance ensuite dans l'examen des nombreuses arguties monétaristes en se gardant bien de les démentir : "Autre argument des partisans du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;, Northern Rock était une simple banque de détail, et Lehman Brothers n'avait pas de dépôts. Les deux ont pourtant fait faillite. Un cloisonnement des activités ne présenterait donc aucune garantie de solidité." Le mensonge omet de préciser que toutes les activités financière sont de stature mondialiste et qu'il est oiseux de s'en tenir à des cas non seulement nationaux, mais singuliers. C'est l'ensemble du système financier mondial qu'il faut réformer, pas tel pays, encore moins tel établissement particulier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;L'auteur recourt à des interrogations rhétoriques pour cacher qu'elle évite soigneusement de remettre en question les postulats faux du monétarisme : "Une réforme à la britannique aurait-elle permis de protéger les banques françaises contre leur exposition à la dette grecque ou italienne ? Sans doute pas." L'interrogation est d'autant plus mauvaise qu'elle aborde le problème mondial en des termes réducteurs (nationaux). Mais le pire est qu'elle y répond honnêtement à partir d'un mensonge : la réforme britannique en question (qui fait encore référence à l'existence déniée de l'Empire britannique et de sa mainmise sur l'économie mondiale) consiste précisément en la subversion du Glass-Steagall par le faux! Donc le faux Glass-Steagll ne permet pas de protéger contre les dérives inéluctables du monétarisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;C'est ce qui s'appelle noyer le poisson, soit mal poser le problème pour s'empresser d'y répondre alors. Technique souvent employée par les bons élèves du système de propagande. En l'occurrence, l'auteur se contente de reprendre la propagande de la City de Londres (via l'honorable Marc Roche?) en faveur d'un monétarisme tempéré et progressiste, sorte de postkeynésianisme adapté aux besoins du jour. Le raisonnement de l'auteur est un irrationalisme rationaliste, démarche que préconisait les pontes de la LSE pour réformer l'économie en 2009 je crois. Autre affirmation qui n'est seulement juste que selon le prisme déformé et avantageux (opportuniste) du faux Glass-Steagall :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;"La fragilisation des établissements français depuis la crise de la dette souveraine ne provient pas d'une prise de risque inconsidérée sur les marchés, et une séparation des activités n'y aurait rien changé".&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;La conclusion se révèle meilleure, qui ose enfin remettre en question le modèle de la banque universelle, sans montrer que cette remise en question touche par ricochet le modèle du faux Glass-Steagall présenté comme restauration du modèle authentique et historique. L'auteur en reste à cette interrogation tronquée et biaisée, empreinte d'un pessimisme noir : on ne peut rien faire pour empêcher le problème du monétarisme si l'on en reste au monétarisme. Et si l'on essaye d'en sortir, l'auteur se montre tellement formaté par son bagage académique de bon élève qu'elle n'ose pas évoquer explicitement la possibilité d'une sortie du libéralisme, d'un extérieur à ce monétarisme qui n'est pourtant pas la totalité moniste de l'économie, qui comporte des alternatives positives et efficientes (qu'il calomnie abondamment, comme le capitalisme non libéral et planifié que défend Cheminade en France).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;Au lieu de nous expliquer que le bateau prend l'eau, l'auteur aurait pourtant pu nous rappeler que quand une porte est fermée, au moins une autre est ouverte. Par exemple, la solution de Cheminade en France. Cela tombe bien, notre candidat larouchiste est en campagne pour les présidentielles de 2012. L'auteur pourrait laver partiellement l'honneur de son quotidien &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; qui avait affirmé de manière gratuite en 1995 que Cheminade était financé par Saddam Hussein (affirmation totalement fantaisiste, qui mériterait d'être comparée avec l'accusation lancée par le fils de Kadhafi contre Sarkozy). Le vrai manque de cet article n'est pas tant dans la superficialité du Glass-Steagall proposé que dans l'absence de critique véritable : l'esprit critique implique surtout, outre une première partie négative, une suite positive et alternative.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;&lt;i&gt;http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Times, 'Times New Roman', serif; line-height: 20px;"&gt;Pourquoi les Anglo-Saxons veulent-ils réformer leurs banques ?&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="source" style="color: #737373; margin-bottom: 15px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 15px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;LEMONDE.FR | 23.09.11 | 15h59 &amp;nbsp;&amp;nbsp;•&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mis à jour le 23.09.11 | 18h12&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="outils_position" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;div class="toolbar" style="border-bottom-color: rgb(221, 221, 221); border-bottom-style: solid; border-bottom-width: 1px; border-left-color: rgb(221, 221, 221); border-left-style: solid; border-left-width: 0px; border-right-color: rgb(221, 221, 221); border-right-style: solid; border-right-width: 0px; border-top-color: rgb(221, 221, 221); border-top-style: solid; border-top-width: 1px; border-width: initial; font: normal normal normal 10px/10px arial, sans-serif; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 10px; min-height: 30px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;span class="abo_link obf_link" style="color: #0045a3; cursor: pointer; display: block; float: left; height: 32px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 1px; margin-top: -1px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;img alt="Abonnez-vous 15 € / mois" src="http://www.lemonde.fr/medias/www/img/barre_outils/edition-abo.gif" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul class="tools" style="float: left; height: 28px; list-style-image: none; list-style-position: outside; list-style-type: none; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;li class="tool ea reagir slider" data-slider="reagir" style="border-right-color: rgb(204, 204, 204); border-right-style: solid; border-right-width: 1px; float: left; height: 28px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 1px;"&gt;&lt;a class="comment" href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html#ancre_form_reaction" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 5px -1710px; background-repeat: no-repeat no-repeat; color: #8d6001; display: block; font-size: 10px; font-weight: 700; height: 15px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 8px; padding-top: 15px; position: relative; text-align: right; text-decoration: none; text-indent: 0px; width: 23px;" title="Réagissez"&gt;&lt;span class="live_reaction" data-callback="toolbarNoCommentLiveCallBack" data-id=""&gt;16&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="tool ea classer slider" data-slider="classer" style="border-right-color: rgb(204, 204, 204); border-right-style: solid; border-right-width: 1px; float: left; height: 28px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 1px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html#" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 6px -1770px; background-repeat: no-repeat no-repeat; color: #0045a3; display: block; font-size: 10px; height: 30px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; position: relative; text-decoration: none; text-indent: -9999px; width: 30px;" title="Classez"&gt;Classez&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="tool imprimer" style="border-right-color: rgb(204, 204, 204); border-right-style: solid; border-right-width: 1px; float: left; height: 28px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 1px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2011/09/23/1575786.html" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 6px -1799px; background-repeat: no-repeat no-repeat; color: #0045a3; display: block; font-size: 10px; height: 30px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; position: relative; text-decoration: none; text-indent: -9999px; width: 30px;" target="_blank" title="Imprimez"&gt;Imprimez&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="tool envoyer" style="border-right-color: rgb(204, 204, 204); border-right-style: solid; border-right-width: 1px; float: left; height: 28px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 1px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/envoyer-par-email/article/2011/09/23/1575786.html" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 6px -1827px; background-repeat: no-repeat no-repeat; color: #0045a3; display: block; font-size: 10px; height: 30px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; position: relative; text-decoration: none; text-indent: -9999px; width: 30px;" target="_blank" title="Envoyez"&gt;Envoyez&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;span class="label_share" style="display: block; float: left; font-size: 11px; font-weight: 700; height: 26px; line-height: 26px; margin-bottom: 0px; margin-left: 8px; margin-right: 2px; margin-top: 2px;"&gt;Partagez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul class="share" style="float: left; font-size: 11px; height: 26px; line-height: 18px; list-style-image: initial; list-style-position: initial; list-style-type: none; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 5px; padding-right: 0px; padding-top: 5px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;li class="facebook" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 0% -1864px; background-repeat: no-repeat no-repeat; display: block; float: left; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 6px; margin-top: 2px; padding-left: 0px; text-indent: -9999px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html#" style="color: #0045a3; display: block; height: 16px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none; width: 16px;" title="Partagez sur Facebook"&gt;Facebook&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="twitter" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 0% -1931px; background-repeat: no-repeat no-repeat; display: block; float: left; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 6px; margin-top: 2px; text-indent: -9999px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html#" style="color: #0045a3; display: block; height: 16px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none; width: 16px;" title="Partagez sur Twitter"&gt;Twitter&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="linkedin" style="background-attachment: scroll; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/icn/icos_type.png); background-origin: initial; background-position: 0% -1997px; background-repeat: no-repeat no-repeat; display: block; float: left; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 6px; margin-top: 2px; text-indent: -9999px;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/pourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html#" style="color: #0045a3; display: block; height: 16px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none; width: 16px;" title="Partagez sur LinkedIn"&gt;LinkedIn&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="google_plus" data-tooltip="Partagez sur Google+" style="display: block; float: left; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 6px; margin-top: 2px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 1px; text-indent: 0px; width: 60px;"&gt;&lt;div id="___plusone_0" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: transparent; background-image: initial; background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-right-style: none; border-top-style: none; display: inline-block; float: none; font-size: 1px; height: 15px; line-height: normal; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-indent: 0px; vertical-align: baseline; width: 70px;"&gt;&lt;iframe allowtransparency="true" frameborder="0" hspace="0" id="I1_1317891733902" marginheight="0" marginwidth="0" name="I1_1317891733902" scrolling="no" src="https://plusone.google.com/u/0/_/+1/fastbutton?url=http%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr%2Feconomie%2Farticle%2F2011%2F09%2F23%2Fpourquoi-les-anglo-saxons-reforment-ils-leur-systeme-bancaire_1575786_3234.html&amp;amp;size=small&amp;amp;count=true&amp;amp;annotation=&amp;amp;hl=fr&amp;amp;jsh=r%3Bgc%2F23980661-3686120e#id=I1_1317891733902&amp;amp;parent=http%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr&amp;amp;rpctoken=289834165&amp;amp;_methods=onPlusOne%2C_ready%2C_close%2C_open%2C_resizeMe" style="border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-right-style: none; border-top-style: none; height: 15px; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; position: static; top: 0px; visibility: visible; width: 70px;" tabindex="-1" title="+1" vspace="0" width="100%"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="toolbar_pub" style="float: right;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="slides"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="float: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;span class="clear" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; clear: both; display: block; font-size: 0px; height: 0px; line-height: 0; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; visibility: hidden; width: 0px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="contenu_article" style="clear: both; font-weight: normal; line-height: 20px; margin-bottom: 20px; zoom: 1;"&gt;&lt;div style="margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_atome" style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="LM_atome_illustration" style="cursor: pointer; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; max-width: 540px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; position: relative; width: 540px;"&gt;&lt;div class="LM_image" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;img alt="Pour le ministre britannique du commerce, Vince Cable, &amp;quot;il est impossible de laisser les contribuables à la merci d'établissements voyous qui peuvent faire exploser des armes financières de destruction massive&amp;quot;." border="0" src="http://s2.lemde.fr/image/2011/08/31/540x270/1565955_3_1760_pour-le-ministre-britannique-du-commerce-vince.jpg" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="Pour le ministre britannique du commerce, Vince Cable, &amp;quot;il est impossible de laisser les contribuables à la merci d'établissements voyous qui peuvent faire exploser des armes financières de destruction massive&amp;quot;. | REUTERS/CHRIS HELGREN" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_caption" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/transparent_noir_47.png); background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: repeat repeat; bottom: -150px; color: rgb(255, 255, 255) !important; cursor: pointer; font-size: 13px !important; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; position: absolute; text-align: left; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;strong style="display: inline-block; line-height: 16px; padding-bottom: 5px; padding-left: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 5px;"&gt;Pour le ministre britannique du commerce,&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/4ed2/vince-cable.html" style="color: black; cursor: text; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Vince Cable&lt;/a&gt;, "il est impossible de laisser les contribuables à la merci d'établissements voyous qui peuvent faire exploser des armes financières de destruction massive".&lt;span style="font-size: 9px; margin-left: 5px;"&gt;REUTERS/CHRIS HELGREN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;Guides historiques de la dérégulation financière, les Etats-Unis et le Royaume-Uni seraient-ils les nouveaux chantres de la règlementation bancaire ? Ce n'est pas le moindre des paradoxes de la&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/e788/crise-financiere.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;crise financière&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: trois ans après la chute de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/02a1/lehman-brothers.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Lehman Brothers&lt;/a&gt;, ces deux champions du libéralisme s'apprêtent à règlementer leur système bancaire en séparant partiellement les activités de détails (dépôts et crédit) des activités d'investissement (prise de position sur les marchés). Objectif :&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=prot%C3%A9ger" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;protéger&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les dépôts des épargnants des risques inhérents à la spéculation.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="contenu_article" style="clear: both; line-height: 20px; margin-bottom: 20px; zoom: 1;"&gt;&lt;div style="margin-top: 25px; text-align: center; width: 540px;"&gt;&lt;div class="banner300" id="pubOAS_middle" style="margin-bottom: 25px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; text-align: center; width: 300px;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: black; font-size: 15px; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: 20px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="contenu_article" style="clear: both; font-family: arial, helvetica, freeSans, sans-serif; font-size: 15px; margin-bottom: 20px; zoom: 1;"&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;A travers l'Europe continentale, l'idée peine à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;faire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;son chemin. En France, pays pourtant volontiers réglementariste, le modèle dominant reste celui de la banque universelle, abritant sous un même toit les dépôts des petits épargnants (peu rentables) et les poussées de fièvres des marchés (lucratives mais risquées). Ni la crise des subprimes ni celle des dettes souveraines n'ont encore remis en cause ce dogme. Pourquoi deux pays anglo-saxons parmi les plus libéraux de la planète ont-ils été si prompts à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=envisager" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;envisager&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9former" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;réformer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;en profondeur leur système financier ? Eléments de réponse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="line-height: 20px; list-style-image: initial; list-style-position: inside; list-style-type: disc; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-indent: 20px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;li style="margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 8px;"&gt;&lt;strong&gt;En 1933, déjà...&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_atome" style="line-height: 20px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="LM_atome_illustration" style="cursor: pointer; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; max-width: 540px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; position: relative; width: 540px;"&gt;&lt;div class="LM_image" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;img alt="Franklin D. Roosevelt, président des Etats-Unis de 1933 à 1945." border="0" src="http://s1.lemde.fr/image/2005/12/02/540x270/716982_3_d6ca_franklin-d-roosevelt-president-des-etats-unis.jpg" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="Franklin D. Roosevelt, président des Etats-Unis de 1933 à 1945. | AFP" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_caption" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/transparent_noir_47.png); background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: repeat repeat; bottom: -150px; color: rgb(255, 255, 255) !important; cursor: pointer; font-size: 13px !important; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; position: absolute; text-align: left; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;strong style="display: inline-block; line-height: 16px; padding-bottom: 5px; padding-left: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 5px;"&gt;Franklin D. Roosevelt, président des Etats-Unis de 1933 à 1945.&lt;span style="font-size: 9px; margin-left: 5px;"&gt;AFP&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis tentent de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=mettre" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;mettre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;un frein aux appétits de leurs banquiers. Ce fut le cas après chaque crise financière. Au lendemain de la crise de 1929, le président Franklin Roosevelt met en place une séparation stricte entre banque de détail et banque d'investissement dans le cadre du "New deal". Le fameux Glass-Steagall Act restera en vigueur outre-Atlantique pendant plus de soixante ans. Il s'agit, déjà, de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=prot%C3%A9ger" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;protéger&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les économies des Américains contre les prises de risques excessives des financiers. La France adoptera un système comparable au lendemain de la&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/415b/seconde-guerre.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Seconde Guerre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;mondiale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Dans les années 1980, l'heure est à la dérégulation tous azimuts. En 1984, La France met fin à la séparation des deux métiers de la banque et instaure le modèle de la banque universelle. En 1986, en Grande-Bretagne, le gouvernement de&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/d238/margaret-thatcher.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Margaret Thatcher&lt;/a&gt;&amp;nbsp;initie la dérégulation spectaculaire de la City.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Le monde de la finance se porte bien, le spectre de la crise est loin : l'heure est au lobbying. Aux Etats-Unis, les banques s'attaquent au&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/fedd/glass-steagall-act.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Glass-Steagall Act&lt;/a&gt;, qui les empêche de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rivaliser" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;rivaliser&lt;/a&gt;&amp;nbsp;avec leurs grandes concurrentes étrangères. De fait, les capitaux migrent en masse vers Londres et sa City, nouvelle capitale de la finance mondialisée. Sous l'assaut répété des lobbys, le Congrès finit par&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=abroger" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;abroger&lt;/a&gt;&amp;nbsp;en novembre 1999 la distinction entre les métiers de banque de dépôt et d'investissement en votant le Gramm-&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/efd8/leach-bliley-act.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Leach-Bliley Act&lt;/a&gt;. Soixante ans après sa disparition, le service de banque universelle est de retour aux États-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="line-height: 20px; list-style-image: initial; list-style-position: inside; list-style-type: disc; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-indent: 20px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;li style="margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 8px;"&gt;&lt;strong&gt;2010 : les Etats-Unis réagissent&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_atome" style="line-height: 20px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="LM_atome_illustration" style="cursor: pointer; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; max-width: 540px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; position: relative; width: 540px;"&gt;&lt;div class="LM_image" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;img alt="Un militant proche de l'économiste américain Lyndon LaRouche, partisan d'une réorganisation complète du système financier international. En France, son représentant est Jacques Cheminade, président du parti Solidarité et Progrès." border="0" src="http://s2.lemde.fr/image/2008/09/18/540x270/1096887_3_7199_un-militant-proche-de-l-economiste-americain.jpg" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="Un militant proche de l'économiste américain Lyndon LaRouche, partisan d'une réorganisation complète du système financier international. En France, son représentant est Jacques Cheminade, président du parti Solidarité et Progrès. | Reuters/CHARLES PLATIAU" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_caption" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/transparent_noir_47.png); background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: repeat repeat; bottom: -150px; color: rgb(255, 255, 255) !important; cursor: pointer; font-size: 13px !important; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; position: absolute; text-align: left; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;strong style="display: inline-block; line-height: 16px; padding-bottom: 5px; padding-left: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 5px;"&gt;Un militant proche de l'économiste américain&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/e9f4/lyndon-larouche.html" style="color: black; cursor: text; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Lyndon LaRouche&lt;/a&gt;, partisan d'une réorganisation complète du système financier international. En France, son représentant est&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/fddb/jacques-cheminade.html" style="color: black; cursor: text; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Jacques Cheminade&lt;/a&gt;, président du parti Solidarité et Progrès.&lt;span style="font-size: 9px; margin-left: 5px;"&gt;Reuters/CHARLES PLATIAU&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;La finance "made in USA" va&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=vivre" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;vivre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;une période de bombances avant d'&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=imploser" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;imploser&lt;/a&gt;... huit ans plus tard. En septembre 2008, la banque d'investissements Lehman Brothers fait faillite. La chute de Lehman entraîne avec elle les bourses mondiales et crée un mouvement de panique sur la planète finance, obligeant certains Etats à&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=renflouer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;renflouer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;leurs banques. Aux Etats-Unis, des petits épargnants font la queue devant les établissements pour&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=retirer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;retirer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;leurs économies. Le spectre de la panique bancaire ("bank run") est de retour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;L'administration Obama doit&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9agir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;réagir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rassurer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;rassurer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les épargants et&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=punir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;punir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les banques. En juillet 2010, le président américain signe le Dodd-Frank Wall Street Reform and&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=consumer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Consumer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Protection Act. Parmi les dispositions de cette réforme, la loi Volcker obligera à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=partir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;partir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de 2014 les banques à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=choisir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;choisir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;entre&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=sp%C3%A9culer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;spéculer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur les marchés avec leurs fonds propres ("prop trading") et leur statut de banque de dépôt.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Mais le lobbying actif des banques a largement allégé le dispositif initial. Paul Volcker, l'ancien président de la Réserve fédérale, a échoué à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=restaurer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;restaurer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;l'esprit du Glass-Steagall Act. Les activités de détail et d'investissement ne sont pas nettement séparées. M. Volcker se réjouira néanmoins que&amp;nbsp;&lt;em&gt;"l'illusion selon laquelle le marché peut&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=prendre" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;prendre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;soin de lui-même ait volé en éclats".&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Une revanche symbolique, en somme.&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="line-height: 20px; list-style-image: initial; list-style-position: inside; list-style-type: disc; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-indent: 20px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;li style="margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 8px;"&gt;&lt;strong&gt;2011 : le Royaume-Uni frappe fort&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_atome" style="line-height: 20px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="LM_atome_illustration" style="cursor: pointer; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; max-width: 540px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; position: relative; width: 540px;"&gt;&lt;div class="LM_image" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;img alt="Le trader d'UBS, Kweku Adoboli, le 16 septembre 2011, à Londres." border="0" src="http://s1.lemde.fr/image/2011/09/20/540x270/1574740_3_2847_le-trader-d-ubs-kweku-adoboli-le-16-septembre.jpg" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="Le trader d'UBS, Kweku Adoboli, le 16 septembre 2011, à Londres. | AFP/ADRIAN DENNIS" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_caption" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/transparent_noir_47.png); background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: repeat repeat; bottom: -150px; color: rgb(255, 255, 255) !important; cursor: pointer; font-size: 13px !important; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; position: absolute; text-align: left; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;strong style="display: inline-block; line-height: 16px; padding-bottom: 5px; padding-left: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 5px;"&gt;Le trader d'UBS,&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/85f9/kweku-adoboli.html" style="color: black; cursor: text; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Kweku Adoboli&lt;/a&gt;, le 16 septembre 2011, à Londres.&lt;span style="font-size: 9px; margin-left: 5px;"&gt;AFP/ADRIAN DENNIS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Même cause, même effets au Royaume-Uni. Trois ans après&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=avoir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;avoir&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dû&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=injecter" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;injecter&lt;/a&gt;&amp;nbsp;70 milliards d'euros pour&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9viter" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;éviter&lt;/a&gt;&amp;nbsp;la faillite de la Royal Bank of Scotland (RBS) et de la Lloyds Banking Group, Londres a annoncé mi-septembre&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/13/le-royaume-uni-s-engage-vers-une-reforme-radicale-de-son-systeme-bancaire_1571490_3234.html" style="color: #0045a3; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;"&gt;une réforme radicale&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de son système bancaire, la plus ambitieuse depuis l'ère Thatcher. Là encore, c'est le risque pesant sur les dépôts des épargnants qui pousse les autorités à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=s%C3%A9vir" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;sévir&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Le 12 septembre, la commission indépendante sur les banques présidée par&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/36c5/sir-john.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Sir John&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Vickers rend son rapport. Il obtient aussitôt l'appui du premier ministre conservateur&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/85f5/david-cameron.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;David Cameron&lt;/a&gt;. Sa disposition la plus spectaculaire fait l'effet d'une bombe : elle prévoit de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=s%C3%A9parer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;séparer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;partiellement les activités de détail des activités d'investissement, à travers un système de filiales. Les dépôts des particuliers seront désormais protégés des risques spéculatifs et ne serviront plus à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=financer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;financer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;le "casino" des marchés. Plus important pour les finances publiques : en cas de faillite, les autorités ne devront&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=sauver" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;sauver&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que la banque commerciale et non plus l'ensemble de l'établissement. Le lobby bancaire britannique a néanmoins obtenu que cette réforme, qui coûtera entre 5 et 8 milliards d'euros par an pour les quatre grandes banques britanniques, n'entre en application qu'en 2019.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Trois jours à peine après la présentation du rapport Vickers, l'actualité va&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=donner" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;donner&lt;/a&gt;des arguments supplémentaires au gouvernement britannique. Et si l'histoire se répète, l'actualité, elle, bégaye. Kweku Adoboli, émule appliqué de Jérôme Kerviel, fait&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=perdre" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;perdre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;2,3 milliards de dollars à la banque suisse UBS. Cette fraude géante justifie à elle seule la réforme aux yeux du gouvernement britannique :&amp;nbsp;&lt;em&gt;"Il est tout simplement impossible de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=laisser" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;laisser&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les contribuables à la merci d'établissements voyous qui peuvent&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;faire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=exploser" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;exploser&lt;/a&gt;&amp;nbsp;des armes financières de destruction massive"&lt;/em&gt;, déclare le ministre du commerce, Vince Cable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="line-height: 20px; list-style-image: initial; list-style-position: inside; list-style-type: disc; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-indent: 20px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;li style="margin-bottom: 8px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 8px;"&gt;&lt;strong&gt;Et en France ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/span&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_atome" style="line-height: 20px; text-align: center;"&gt;&lt;div class="LM_atome_illustration" style="cursor: pointer; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; max-width: 540px; overflow-x: hidden; overflow-y: hidden; position: relative; width: 540px;"&gt;&lt;div class="LM_image" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;img alt="Les établissements français estiment que le modèle de banque universelle est un rempart contre les soubresauts dans les milieux financiers." border="0" src="http://s2.lemde.fr/image/2011/09/12/540x270/1571224_3_c39d_les-etablissements-francais-estiment-que-le.jpg" style="border-bottom-width: 0px; border-color: initial; border-left-width: 0px; border-right-width: 0px; border-style: initial; border-top-width: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="Les établissements français estiment que le modèle de banque universelle est un rempart contre les soubresauts dans les milieux financiers. | AFP/PHILIPPE HUGUEN" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="LM_caption" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: initial; background-image: url(http://s1.lemde.fr/medias/www/img/transparent_noir_47.png); background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: repeat repeat; bottom: -150px; color: rgb(255, 255, 255) !important; cursor: pointer; font-size: 13px !important; left: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; position: absolute; text-align: left; width: 540px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;strong style="display: inline-block; line-height: 16px; padding-bottom: 5px; padding-left: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 5px;"&gt;Les établissements français estiment que le modèle de banque universelle est un rempart contre les soubresauts dans les milieux financiers.&lt;span style="font-size: 9px; margin-left: 5px;"&gt;AFP/PHILIPPE HUGUEN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Le Royaume-Uni, où les services financiers représentent plus de 10 % de l'économie, est le premier pays à&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=engager" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;engager&lt;/a&gt;&amp;nbsp;une réforme aussi radicale du secteur bancaire. L'évolution de ce projet de régulation est scruté de près partout dans le monde, notamment en Suisse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Mais en France, comme en Allemagne, le modèle de banque universelle ne semble pas remis en cause. Il est même fréquemment cité comme un rempart contre les soubresauts des marchés. Après la chute de Lehman Brothers, les banques françaises avaient expliqué leur relative bonne tenue par la diversification de leurs sources de revenus (dépôts, crédits et spéculation), qui les protégeraient davantage d'une faillite. Le gouvernement français avait certes été contraint de recapitaliser certains établissements, mais ces derniers ont depuis remboursé, et l'Etat y a même gagné quelques intérêts. A l'exception de&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/04/cantona-va-t-il-faire-sauter-la-banque_1447286_3234.html" style="color: #0045a3; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;"&gt;quelques fans d'Eric Cantona,&lt;/a&gt;&amp;nbsp;personne n'a fait la queue au guichet pour&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=retirer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;retirer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ses économies, des scènes qui se sont multipliées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne en 2008.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Autre argument des partisans du statu quo :&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/cb8f/northern-rock.html" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;Northern Rock&lt;/a&gt;&amp;nbsp;était une simple banque de détail, et Lehman Brothers n'avait pas de dépôts. Les deux ont pourtant fait faillite. Un cloisonnement des activités ne présenterait donc aucune garantie de solidité. En outre, les dépôts sont garantis en France à hauteur de 75 000 euros par personne, un montant largement suffisant pour&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rassurer" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;rassurer&lt;/a&gt;&amp;nbsp;la majorité des épargnants en cas de risque de faillite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Une réforme à la britannique aurait-elle permis de&amp;nbsp;&lt;a class="listLink" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=prot%C3%A9ger" style="color: black; cursor: text; outline-color: initial; outline-style: none; outline-width: initial; text-decoration: none;" target="_blank"&gt;protéger&lt;/a&gt;&amp;nbsp;les banques françaises contre leur exposition à la dette grecque ou italienne ? Sans doute pas. Les obligations d'Etat, considérées jusqu'il y a peu comme les placements les plus sûrs, sont un des fonds de commerce traditionnels des banques de détails. La fragilisation des établissements français depuis la crise de la dette souveraine ne provient pas d'une prise de risque inconsidérée sur les marchés, et une séparation des activités n'y aurait rien changé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 20px; margin-bottom: 25px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 25px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Reste que l'activité des banques est fondée sur un axiome : le juste rapport entre risque et profit. Une banque d'investissement ou universelle sera par nature très rentable, mais davantage exposée au risque ; une banque de détail, plus stable, dégagera moins de profit. Un théorème juste... du point de vue de la banque et de ses actionnaires. Pour l'épargnant, si le modèle de la banque universelle présente des risques infiniment supérieurs, les profits, eux, sont inexistants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="auteur" style="display: block; font-weight: 700; line-height: 20px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;Soren Seelow&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-6597092952121457418?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/6597092952121457418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=6597092952121457418' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/6597092952121457418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/6597092952121457418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/le-vrai-glass-steagall.html' title='Le vrai Glass-Steagall'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-5026867432148748589</id><published>2011-10-05T05:49:00.000-07:00</published><updated>2011-10-05T05:49:35.821-07:00</updated><title type='text'>L'intelligence de l'ignorance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il ne s'agit pas sous prétexte de critiquer le savoir de réhabiliter le non-savoir, si l'on distingue l'ignorance de la bêtise (ce qui n'implique pas qu'il faille réhabiliter la bêtise, plutôt la définir) :&lt;br /&gt;- La bêtise se définit en référence à l'intelligence ou à la connaissance. L'intelligence est dynamique (une des meilleures définitions de l'intelligence que je connaisse désigne la "faculté d'adaptation", qui signe la supériorité de l'homme sur les &lt;i&gt;autres&lt;/i&gt; espèces animales).&lt;br /&gt;- L'ignorance renvoie à son contraire : le savoir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;La différence entre bêtise et ignorance?&amp;nbsp;Ne pas confondre savoir et intelligence/connaissance signifie que l'intelligence est supérieure au savoir. Il ne s'agit pas d'amoindrir la valeur du savoir, plutôt de reprendre cette belle citation de Montaigne (à propos des savants de l'Antiquité), dans un sens opposé à la pensée oligarchique de Montaigne (qu'on présente à tort comme un diplomate qui aurait contribué à résoudre les conflits religieux et civils en France, alors qu'il prônait un certain détachement oligarchique, l'ordre oligarchique contre le désordre tout bonnement chaotique) : "Je les aime bien, mais je ne les adore pas".&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;La bêtise, comme en&amp;nbsp;témoigne&amp;nbsp;sa référence pénétrante à l'animal, est statique. C'est une approche qui recoupe l'ensemble du réel. L'ignorance se révèle tout aussi statique, mais son contenu est limité à un domaine délimité. Le réel de la bêtise est statique au sens où il ne conserve du réel que ses éléments fixes; l'ignorance dénote un élément singulier et limité, dont la particularité est de se trouver inadéquat par rapport au réel figé - tandis que le savoir consiste à demeurer dans le figé, mais en conservant une tranche de réel dynamique.&lt;br /&gt;La différence entre bêtise et intelligence saute aux yeux plus facilement : l'intelligence est dynamique et tendue vers l'infini en ce qu'elle promeut un objet en croissance constante; quand la bêtise en revient à la certitude du fini statique et figé en instaurant une démarche destructrice et suicidaire. Mais l'ignorance serait l'inverse du savoir en ce que tous deux s'attachent au fini, mais que le savoir serait du fini défini, quand l'ignorance serait du fini non défini, vague, caractérisant la structure hétérogène du réel, qui comprend à la fois le réel formé et le réel malléable.&lt;br /&gt;Cependant, personne ne revendique l'ignorance en tant que mauvaise forme ou refus de forme. Comment le processus de la bêtise peut-il repousser l'ignorance qui exprime le creux et le vide - et se targuer plutôt du savoir plein? Tant la bêtise que l'intelligence se réclament du savoir, soit du quelque chose, mais l'intelligence prétend que le savoir est une forme inférieure du plein, quand la bêtise prend le savoir pour la forme suprême (la fin) du plein. Loin de se réclamer de l'ignorance, la bêtise se gargariserait de ses performances de haute volée en matière de savoir; quand ce serait plutôt l'intelligence qui en appellerait à l'ignorance pour rappeler le caractère infini du réel - le fait que l'infini dépasse tout savoir.&lt;br /&gt;La bêtise équivaudrait à l'exigence de savoir d'autant plus pur qu'il se pare d'un haut niveau de maîtrise; quand l'intelligence signifierait que le savoir, pour plein qu'il soit, pour quelque chose qu'il soit, est assujetti à la dimension hétérogène du réel. Le propre de la fixité est d'isoler un contenu bel et bien plein, mais dont la plénitude est encadrée par des contraires antagonistes et irréconciliables. Le propre de l'intelligence est de reconnaître que le blocage fixiste instaure un schéma réducteur et que tout savoir se trouve certes encadré, mais par du plein, du quelque chose : l'infini est en ce sens du plein hétérogène.&lt;br /&gt;Le propre de la bêtise ne revient pas tant à s'opposer à l'intelligence qu'à prétendre en être son expression privilégiée. La bêtise dénote moins la stupidité bornée et simpliste que l'usage dégénérée et dénaturée de l'intelligence à des fins fixistes. L'imbécilité serait moins l'archétype de la bêtise qu'une forme particulière de bêtise, le mauvais usage de l'intelligence. La différence entre bêtise et intelligence s'établit au niveau du vide : l'intelligence réfute le vide, quand la bêtise la reconnaît en la déniant. Le vide remplace l'infini dans la différence de conception entre bêtise et intelligence. Quant au déni, il se manifeste dans l'expression de la bêtise : comme le constata encore (assez) récemment le métaphysicien Bergson, rien ne sert de parler du non-être puisqu'il n'y a rien à en dire. Ne rien dire, c'est non seulement se condamner à ne pas comprendre l'inadéquat et mal formulé non-être; c'est en outre détruire ce qu'on dit, puisque ce qu'on dit se trouve relié autant que rejeté par ce qu'on en peut dire.&lt;br /&gt;La bêtise consiste à opposer le réel en deux formes antagonistes : ce qu'on peut dire et ce qu'on ne peut dire. Du coup, la destruction se forme autour de ce qu'on ne peut dire, renvoyant à ce qu'on ne peut dire. Ce qui est correspond à ce qui peut être dit, à de l'immobile autant que du tronqué. De ce fait, la véritable opposition se situe entre savoir et intelligence, car la bêtise constitue l'approche dégénérée et inférieure de l'intelligence; tandis que l'ignorance n'est revendiquée par aucun des deux partis. La différence cardinale entre l'intelligence et la bêtise, c'est que l'intelligence ne reconnaît pas la possibilité de l'existence du vide, du rien, du creux. Pour elle, tout est plein (même si l'apport néanthéiste consiste à énoncer que le plein n'est pas homogène, mais répond à une structure hétérogène); alors que le propre de la bêtise est de reconnaître l'ignorance en la déniant, soit de considérer qu'il existe du plein et du creux, du non-être à côté de l'être.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Tant que perdurera cette attitude métaphysique consistant à penser qu'il existe du creux à côté du plein, la connaissance se trouvera bloquée à un stade donné vite archaïque (par exemple le nôtre). Le métaphysicien se condamne à la bêtise. Une des caractéristiques remarquables de la bêtise consiste à s'épanouir non pas contre l'intelligence, mais en se servant de l'intelligence. C'est que l'ignorance ne caractérise pas le combustible utilisée par la bêtise pour former son raisonnement.&amp;nbsp;La bêtise utilise comme fin détournée et subvertie le savoir; et comme moyen, l'intelligence - quand l'intelligence utilise comme moyen le savoir pour se développer. Cette inféodation de l'intelligence au savoir se retrouve dans la fascination que la bêtise propose envers le savoir : un savoir élevé est tenu pour d'autant plus valorisant que le savoir constitue la fin du réel; tandis que dans le système de l'intelligence, il n'est pas question de bloquer le réel selon des limites fausses et arbitraires - puisque le réel est infini.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;L'inféodation de l'intelligence au savoir est conséquente dans un système fixiste et figé, selon lequel l'être est fini.&amp;nbsp;Ce schéma devient faux si l'on s'avise que ce que le nihilisme prend pour du non-être est en fait du réel qu'il ne comprend pas et qu'il rejette arbitrairement en refusant de le comprendre, soit en le décrivant sommairement comme incompréhensible. Cette manière de procéder rend l'intelligence superfétatoire et secondaire, puisque l'intelligence est la faculté consistant à croître, exactement la faculté consistant à accroître le savoir. Le savoir inféodé à l'intelligence recoupe l'adage populaire selon lequel le savoir ne fait pas l'intelligence.&lt;br /&gt;L'inexistence de l'ignorance signale que la bêtise ne se fonde pas sur un système alternatif cohérent à celui de l'intelligence, mais qu'elle subvertit et pirate le dispositif de l'intelligence : la seule chose positive que signale le schéma de la bêtise, c'est qu'elle est incomplète, soit qu'elle est inférieure au schéma concurrent de l'intelligence. Son efficacité rhétorique se fonde sur l'inféodation de l'intelligence au savoir. Soit : sur l'inféodation de l'incertitude à la certitude. Rosset propose dans ses &lt;i&gt;Principes de sagesse et de folie&lt;/i&gt; de distinguer entre la philosophie adhérant au principe de certitude et la philosophie adhérant au principe d'incertitude. Et il fait de la philosophie qu'il soutient, philosophie moins minoritaire qu'il ne pense si l'on parcourt l'histoire moderne de l'immanentisme, une philosophie incertaine plus que certaine - quand la philosophie platonicienne adossée au christianisme serait certaine au sens de dogmatique, voire fanatique.&lt;br /&gt;Redoutable illusion que de distinguer certitude et incertitude. Les deux sont liés : la certitude, c'est le fini, le statique, le figé, le fixe, l'immobile; l'incertitude, c'est le non-être. Dans le système dynamique de l'intelligence, pas de certitude ni d'incertitude : la certitude est fixiste, l'incertitude tout autant. L'intelligence considère que rien n'est incertain, puisque l'incertain renvoie au creux ou au vide; le quelque chose implique lui que l'incertitude n'existe pas. Pour que l'incertitude existe, il faudrait que la structure du réel soit homogène. Son hétérogénéité ruine la possibilité de la certitude comme modèle final viable. Au maximum, la certitude est un modèle provisoire et approximatif, qui ne peut que suivre le changement général et fondamental des choses. La certitude comme modèle incomplet et imparfait ne peut que se trouver accompagnée de l'incertitude comme complément irrationaliste et opportun.&lt;br /&gt;S'il est si dur de définir la bêtise en référence à l'intelligence, c'est que nous n'avons pas affaire à deux schémas autonomes et concurrents, mais à un schéma classique, celui de l'intelligence, qui se trouve piraté et déformé (subverti) par le schéma de la bêtise. Du coup, le concurrent de la bêtise, c'est l'intelligence. Raison pour laquelle la bêtise entend user d'intelligence. Mais cette intelligence dont se réclame la bêtise n'est pas l'intelligence en tant que telle, l'intelligence comme fin; c'est l'intelligence comme moyen. Tout savoir pour être défini et appris nécessite l'usage de l'intelligence; mais cette intelligence est l'intelligence du savoir, intelligence certes précieuse, mais qui est inférieure à l'intelligence finale, l'intelligence de la connaissance.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Connaître, c'est accroître le savoir. Le changement, c'est la croissance. L'intelligence du savoir est l'intelligence dont s'empare la bêtise pour prétendre qu'elle use de l'intelligence comme d'un moyen - et que le savoir est la fin de l'intelligence. Mais le savoir n'est pas la fin de l'intelligence. Le savoir est une courroie de l'intelligence. En ce sens, il en constitue un moyen. Ce qui lui confère son prestige et sa supériorité sur l'intelligence plus vague et moins définissable, prestige trompeur et controuvé, c'est qu'il se révèle plus immédiatement riche en teneur réelle, plus identifiable parce que plus proche et dense. Mais le dense se révèle creux, le proche approximatif. L'intelligence parvient à subvertir l'intelligence parce qu'elle réduit l'intelligence à son niveau et son objectif : le savoir limité et défini.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;L'intelligence de la bêtise désigne cette réduction, qui explique pourquoi la bêtise prospère : car si la bêtise se résumait à débiter des sornettes et à agir comme un imbécile, voilà longtemps que la bêtise aurait été, sinon éradiquée, du moins identifiée et tancée. Au lieu que l'intelligence de la bêtise agit comme un masque protecteur et confusionnel : en séparant des atours d'une certaine intelligence, la bêtise se réclame de l'intelligence et fait parade d'intelligence. Du coup, on peine à identifier précisément la bêtise, soit à séparer bêtise et intelligence on peine à démêler l'écheveau complexe et inextricable de l'adage populaire (le savoir ne fait pas l'intelligence). Seul moyen d'y parvenir : trancher le noeud gordien. Séparer l'intelligence comme croissance du savoir de la bêtise comme blocage du savoir (au nom du principe de réalité).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;En agissant de la sorte, on trouve deux confusions : celle précédemment énoncée de la confusion entre savoir et intelligence, qui permet à la bêtise de prospérer; mais celle aussi de la confusion entre ignorance et bêtise : car la bêtise, si elle a pour fin le savoir pur, est en fait le véritable inverse du savoir - quand l'ignorance constituerait l'inverse asymétrique et gémellaire de la connaissance/intelligence : l'ignorance serait moins l'inverse du savoir que l'exacte définition du rien. De ce fait, si l'ignorance fait horreur, c'est qu'on estime que le néant existe; mais si l'on pense que le néant constitue une définition inadéquate d'une forme réelle confusément observée, alors l'ignorance est plus une manière de mal poser le problème qu'une manière alternative positive.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette curieuse et paradoxale manière renvoie en fait davantage à l'envers illusoire de l'intelligence, un processus ou une dynamique qui serait à jamais condamné à ne pas exister, quand la bêtise est une déformation grave du savoir qui condamne le savoir à dégénérer sous couvert d'exiger sa meilleure effectivité : la bêtise bloque le savoir à l'immobilisme de sa fin.&lt;br /&gt;Du coup, la bêtise est seule dans son schéma et l'ignorance est une fausse alternative, une alternative creuse et vide.&amp;nbsp;D'un côté, l'intelligence engloberait le savoir; de l'autre, la bêtise remplacerait le savoir par l'intelligence et ne pourrait pas utiliser l'ignorance. La bêtise serait une forme confuse et hybride de forme moniste remplaçant la distinction dualiste annoncée bêtise/ignorance. Le monisme jouerait comme la simplification simpliste se vantant de simplicité alors qu'elle accroît la confusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4007738527175776169-5026867432148748589?l=aucoursdureel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/feeds/5026867432148748589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4007738527175776169&amp;postID=5026867432148748589' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5026867432148748589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4007738527175776169/posts/default/5026867432148748589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aucoursdureel.blogspot.com/2011/10/lintelligence-de-lignorance.html' title='L&apos;intelligence de l&apos;ignorance'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4007738527175776169.post-8016831076818682438</id><published>2011-10-03T02:10:00.000-07:00</published><updated>2011-10-03T02:10:27.741-07:00</updated><title type='text'>La route tourne</title><content type='html'>&lt;i&gt;http://www.laprovence.com/article/a-la-une/la-tres-etrange-etude-dun-milliardaire-sur-les-musulmans-de-marseille&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite interrogation rapide à l'adresse de tous les citoyens libres qui ne se rendent pas compte que l'expression "droit d'ingérence démocratique" comprend une contradiction interne : comment réagiriez-vous si les prévisibles événements sanglants de Libye vous revenaient à la gueule, en France par exemple? Vous pensez qu'il s'agit de fiction? Que la France est intouchable? Que la France est intouchable parce que ses citoyens sont trop bons? Que s'est-il passé en Libye? La Libye est un pays tribaliste facile à diviser, surtout pour des puissances impérialistes et coloniales plus structurées (solides) par la forme de l'Etat-nation. Où l'on mesure que la création de l'Etat-nation, dans le but de mettre fin aux guerres de religion fratricides et destructrices en Europe, est une forme de constitution politique supérieure à la Jamahiriya. La Jamahiriya se veut une forme politique qui serait supérieure à la démocratie occidentale, mais cette présentation n'est pas vraie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Outre que la Jamahiriya engendre une forme de dictature politique inhérente à tout état collectiviste, outre que la prospérité matérielle, pour appréciable qu'elle soit, n'en demeure pas moins bloquée à des limites très inférieures à celles que permet l'Etat-nation, la principale critique structurelle que l'on pourrait adresser à la Jamahiriya est de proposer une forme de fédéralisme intertribale qui fige le développement du peuple aux limites du tribalisme, soit à une division interne dont l'existence est d'ores et déjà contenue dans le tribalisme et qui ne peut que se fissurer davantage encore en cas de déstabilisation externe (comme c'est le cas actuellement en Libye, où les impérialistes atlantistes ont réussi à acheter provisoirement certaines tribus de l'Est et de Misrata, et bien qu'actuellement le rapport de forces soit en train de basculer contre l'impérialisme atlantiste).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est précisément pour empêcher les fissures tribales ou religieuses que l'Etat-nation a été forgé. L'Etat-nation crée l'identité culturelle et politique à partir d'un socle rationnel commun qui se trouve du fait de son substrat rationnel supérieur au sentiment d'identité géographique qui est la caractéristique tribaliste. La capacité de résistance de l'Etat-nation face à des tentatives de déstabilisation politique (internes ou externes) est supérieure à celle de la fédération intertribaliste (ou plus généralement de tout système tribaliste). L'Etat-nation permet une identification populaire qui enveloppe l'intégralité de l'identité populaire, alors que la fédération intertribaliste crée une double identification interne, l'une d'ensemble, relative (et soumise) à la fédération; l'autre interne, relative à la tribu adhérente. Le problème de l'appartenance identitaire se pose - c'est ce qui s'est passé en Libye, où l'on a vu des volte-faces tribalistes se produire, notamment dans l'Est libyen, et où à présent certaines (volatiles et vénales) tribus se retournent contre l'OTAN après avoir accepté les offres pécuniaires préalable des officines atlanti
